DE BRÊME
A LA JAIIDE, WANGEROOG ET NORDERNEY.
Bateau à vapeur 3 fois par semaine de Brême à Norderney, et retour, en touchant à Wangeroog et Spikeroog. — Trajet pour Norderney, en 13 à 15 h., pour 5 th. 6 gr. (dîner compris); — à Wangeroog et Spikeroog, en 9-10 h. — 2f. B. Si l’on part de grand matin, il est préférable de coucher à bord.
Par le beau temps surtout, le vovage par eau est de beaucoup préférable au voyage par terre (R. 60). En descendant le Weser on laisse à
Dr. Moorlose, dont l’égl. en briques s’élève au bord du fleuve.
G. Le duché d’Oldenbourg.
Dr. L’embouchure de la Lesum.
Dr. Vegesack, bourg de 3,800 hab., ancien port de Brême. Il est surtout habité par les familles ou les veuves des capitaines au long cours; les armateurs de Brême y possèdent de jolies campagnes et des chantiers considérables.
Dr. Rœnnebeck, fonderie, et fabrique de fa'ience pour l’exportation transatlantique.
G. Warfleth, avec une vieille église.
G. Elsfleth, où la Hunte se jette dans le Weser, qui s’élargit de plus en plus. De nombreux navires circulent sur le fleuve, dont la rive g. est égaj'ée par des groupes d'arbres et de riantes maisons.
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(Bateau à vapeur pour Oldenbourg en 2 h.).
G.Brake, portdu ducbéd'Oldenbourg; grands chantiers de construction.— Le fleuve s’anime de plus en plus. Les navires d’émigrants remontent jusqu’à Brake.
G. Rodenkirchev.
Dr. Dedcsdorf (Oldenbourg).
G. Strohhausen; où les rives s’éloignent de plus en plus. Le Weser va toujours s’élargissant jusqu'à
Dr. Bremerhafen. (voir K. 59).
Au delà de Bremerhafen, la côte se dérobe bientôt aux regards.
Après avoir passé devant un premier phare flottant, puis devant la Bremer-Bake, haute balise-fanal en charpente , on aperçoit au N. -O. du Jahder Meerbusen (golfe de la Jahde) — où la Prusse veut depuis longtemps établir un port de guerre —
Wangeroog, petite île d’env. 400 hab., appartenant au duché d’Oldenbourg. Cette île, comme toutes les autres qui sont voisines de ces côtes, faisait encore, il y a 2,000 ans , partie du continent (Oge ou Auge, œil ; l’Œil de l’ancien Wangerland). Plus grande autrefois, elle a été successivement rongée parles vagues. Jadis, retraite des pirates qui infestaient la mer du Nord, elle fut prise, vers le milieu du xiv« siècle, par les Plollandais, qui y mirent tout à feu et à sang. Les habitants qui s’y établirent plus tard furent forcés successivement par les flots de se retrancher derrière les dunes du S.-O.
La four de 33 mètres de hauteur, qui s’élève aujourd’hui sur l’ile, fut bàtio par le comte Jean d’Oldenbourg, dans les années 1597 à 1602. Elle servait do signal aux matelots. En 1655, l’ile avait encore une étendue de 1 1/2 mille en longueur sur 1 1/4 mille de largeur. Ce n’est qu’en 1804 que les habitants, abandonnant laculture, devenue impossible, s’adonnèrent exclusivement à la navigation.
L’île appartint jusqu’en 1794 au comte d'Anhalt-Zerost. En 1806.
elle fut occupée par tes Hollandais, et, en 1810, les Français y établirent une batterie, pour surveiller le blocus continental. En 1814, elle échut de nouveau au duché d’Oldenbourg. — Les habitants sontpresque tous matelots; ilsdédaignent en général la pèche ; les femmes d’ailleurs sont beaucoup plus nombreuses, ce qui s'explique par la vie aventureuse des hommes. En 1854, au mois de décembre , un terrible coup de vent balaya l’ile, emportant plus du quart des maisons, et laissant les insulaires dans le plus absolu dénôment. — Leur principale ressource sont les bains de mer; le nombre des baigneurs s’élève, chaque année, à 1,000 env. La vie y est très-bon marché. Les logements sont propres, mais petits. Sauf la maison de conversation et 1e Logirbaus, la plupart des habitations sont encore d'anciennes constructions saxonnes. — Le phare mérite particulièrement d’être visité.
De Wangeroog à Oldenbourg : traversée de 1 h. eiiv., jusqu’à CaroUnenintel. De là, par terre, en S! h., à Jerer, V. de 7,000 hab. avec un ancien chàtean. De Jever à, 8 1/4 mil., Oldenbourg, 2 dil.par jour, en 6 h. 1/2, en passant par, 1 3/4 mil., Sanuden, — 2 1/4 mil. Yartl, V. de 3,000 hab., avec un château fort, située sur la Hase, près du golfe de la Jahde, où la Prusse doit construire un port.
4 1/4 mil. Oldenburg (voir R. 60}.
En quittant Wangeroog , le bateau traverse le IVaff, canal qui sépare les îles de la terre ferme et parsemé de nombreux bancs de sable. Quand la marée est basse, on peut le traverser, en certains endroits, en voiture (K. 55). On passe successivement devant les lies de Spikeroog, Langeroog, Baltrum, en apercevant, sur la côte S., d’abord les moulins à vent de Carolinen- Siel, l’église d’Esétis à la flèche élancée, celle plus éloignée de WUlmund, puis enfin Norden (R. 55).— On s’arrête au S.-O. de l'ile de Norderney, où des canots