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WEISSENFELS.— LÜTZEN

342 LE HARZ. IRoui» 7».j

opposé a 4 mil. de Blankenburg a walkenried. La superficie entière est d’env. 3fi mil. carrés. Il esi borné au N. par la plaine gerriianitjue, au S. et au S. E. par* les platea\ix de laThuringe, à FO. par les derniers escarpements du \Vesergebifge. Les localités mentionnées ci-dessous se trouvent situées à sa base ; en ^les réunissant par uné ligne, on se formerait une idée exacte dé sa configuration :

à l'O. Seesen et Osterode; au N.

Goslar, Ilsenburg, Wernigerode, •Blankenbiirg, Gernrode, Ballenstœdt; àl’E. Hettstædfret Mansfeld; au S. Herzberg, Lauterbctg, Sach- *a, Ellrich et Ilfeld. Ce n’est point une chaîne continue ; c'est un plateau élevé dont la surface, légèrement bombée et sillonnée dé profondes vallées, monte insensiblement du S. E. au N. E. On le divise en deux parties : le flarz supérieur et le tiars tn/ene«r, Oberbarz et Unterharz. Une ligne tirée d'Ilsenburg à Sachsa les sépare.

L’Oberhan (O.) a une hauteur moyennne de .533 mèt. à 666 mèt.

Il comprend la plus haute sommité de la chaîne, le Brocken (voir cidessous), qui atteint 1,170 mèt. Le point le plus élevé de l’Vnterhars (e.) est la Victorshcehe , 763 mèt.

Leur population réunie est d’env.

120.000 hab. qui s’occupentde l’exloitation des mines très-nomreuses de ces contrées (plomb, fer, cuivre, argent, zinc, etc.) et de celle des forêts, jadis beaucoup plus étendues, mais renfermant encore de magnifiques arbres, surtout des hêtres et des chênes, (Quoique les arbres résineux soient en plus grand nombre dans l’Oberharz. En effet, à la hauteur de 470 mèt. au-dessus du niveau de la mer, on ne voit plus que des pins. La masse principale de la chaîne se compose de grauwacke et d’argile schisteuse, mais on y trouve du granit et du gneiss, du micaschiste , du porphyre , du gabbro, de la diorite. du mélaphyrè. Le Harz d’ailleurs n’est pas moins riche en eaux qu’en mi-

néraux et en végétaux. De sest sommités descendent; dans l'Elbe', la Rolzemme, la Bod«, la Selke\ VEine, la Wipper, laZorge, laTyra^ dans le Weser, i’Ilse, l'Ecker, la Radau, l’Oeker, l'Innerste, la Satse, la Sieber, l'Oder. Il possède mémet des sources minérales , sulfureuses, salines et ferrâgineuaetf (voir ci-dessous Alexisbao).

Le Harz a été très-diversement apprécié. Les Allemands du nord, qui n’ont jam.tis vu que leurs plaines de sable, tombent, à la vue de ses montagnes et de ses forêts, dans des ravissements qui se traduisentpar des desCriptionshyperboliques. Les touristes étrangers, déjà habitués aux grandes scènes de la nature dans les Alpes, otï même dans d’autres chaînes de montagnes bien inférieures aux Alpes, sont au contraire singulièrement désappointés, quand, attirés par ces récits enthousiastes, ils viennent s’assurer par enxmêmés de la réalité. Le Harz, il faut l’avouer franchement, est indigne de sa réputation. Il n’a vraiment d’intérêt que pour les géologues et les minéralogistes. Deux ou trois journées consacrées an Brocken et surtout à la Rosstrappe^ suffiront aux voyageurs qui recherchent les beautés pittoresques dé la nature. Toutefois son exploration complète peut durer plusieurs semaines. On peut le visiter en voiture, car des routes passables le traversent dans fous les sens.

En outre deux chemins de fer, ceux de Harzburg et de Halberstadt, conduisent jusqu’à sa base.

Partout on y trouve à louer des voitures à deux chevaux, dont le prix varie de 4 à 6 th. par jour, non compris les péages. Les mulets se payent de 1 th. 10 sgr. à 1 th. 15 sgr.; les guides, de 20 sgr.

à 1 th. par jour. Du reste, il y a des tarifs.

C’est à pied, le sac sur le dos et le bâton à la main, qu’il faut visiter le Ilarz, vers la fin de l’été et pendant l’automne, car à céttê époque de l'année les brouillards

Kouth 78.1 OSTERODE. 343

y sont moins fréquents. Sa position isolée le rendant accessible de tous côtés, son exploration artielle ou totale peut être variée l’infini. On trouvera ci-dessous la description des routes principales qui y aboutissent ou qui le traversent. Ces indications et la carte ci-jointe permettront à chaque voyageur de se tracer à luimême son itinéraire selon la direction qu'il voudra suivre, la nature de ses études, ses goûts personnels et le temps dont il aura à disposer. Si elles n'étaient pas suffisantes, on pourra consulter avec fruit les excellents livres publiés sur le Harz par M. le D' Schweitzer {ReUehandbuch für den Harz, etc., ctparMM. Oottschalck, Berghaus, Millier et Brederlow.

Les meilleures cartes, surtout pour les géologues, sont celles de Julius et Berghaus (Brunswick), de Hoffmann et de Werner. Il doit donc suffire, pour compléter ces renseignements généraux et préliminaires, de rappeler ici que l’on eut se rendre dans le Harz: au ., par Magdebourg et Halberstadt, et par Brunswick et Harzburg ; à l’O. par Gœttingen et Nordheim ; au S. par Nordhausen ; à l’K. parCœthen, Bernburg, Quedlinburg ; et que ses points les plus intéressants h, visiter sont:

outre le Brocken et la Rosstrappe, l'Ockerthal, l’Ilsethal, les grottes de Riibeland, les mines d’.\ndreasberg, du Rammelsberget de Clausthal, l’Alexisbad, la Josepbshœhe, la Victorshœhe et le Tanzplatz.

A. De Nordheim à Goslar, par O.sterode et Clausthal. — Excursion àHerzberg, et à Andreasberg.

B. De Clausthal à Andreasberg.

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