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UE FRANCFORT A KISSINGEN

KISSIMJEN, BOCKLET, SRlTKENAr, RnŒNGEBIRG.

18 mil. Chemin de fer jusqu’à (12 l;l mil.) Gemündcn, 4 convois par jour, eh S h. 30 min. et 4 b. 55 min., pour 3 fl. 9 kr., 211. 6kr.. 1 11 27 kr.

5 3/4 mil. De Gemünden à Kissingen. Omnibus tous les jours en 5 h. 3/1 pour 1 11. 30 kr.

Do Francfort ù Gemünden (voir R. 84.)

Au delà de Gemünden, la route remonte la vallée de la Saale franconienne, tantôt suivant les bords de cette rivière, tantôt gravissant les collines dont elle baigne la base. On découvre une vue étendue près du couvent deSchœnau, et sur le plateau élevé que l’on traverse ensuite avant de descendre à

3 1/1 mit. Hammelburg (Hét. :

Post, Schwan), vieille V, de 3,000 hab. cnv. , située sur la .Saale.

Charlemagne en lit don à Tabbaye de Fulda. On récolte de bons vins dans ses eliviruiis, qui offrent des promenades agréables. Elle fut presque entièrement incendiée en 1851. Son hôtel de ville bâti en 1 151 , et l’ancien château des princes de

[Rôtit Sl.j klbSINGEN. SOC»

Fulda, devinrciu la pruie des llammes. Le château Saaleck appartient à un riche banquier de Wurzburg.

On traverse deux fois la Saale et plusieurs v. insignifiants entre Langendorf et Euerndorf , et on laisse à dr. les ruines du château de Trimberg (voir ci-dessous) en allant de Haintnelburg à

3 1/2 mil. Kissingen.

Hdt. ; le Kurhaus; Russischer Hof ibains), Bairischer Hof, Enylischer Hof, Sæchsicher Hof (bains), Wiftehbacher Hof, Hdtel Schlatter (bains), Hâtel Sauner (bains), nombreuses maisons garnies. Le prix d’une chambre varie selon l’epoque de la saison et le nombre des baigneurs. En moyenne on paye une chambre de 5 à 10 11. par semaine. Les meilleurs tables d’hôte (1 h.) sont celles du Kurhaus, du Russische Hof, et de l'hôtel Schlatter. Le dîner se paye dans ces trois hôtels 1 fl. sans vin; dans les autres de 48 et 36 kr. à-30kr.

On déjeune dans sa chambre ou dans son hôtel. Le soir on soupe à la carte. Du reste on peut dans tous les hôtels se faire servir en particulier.

Voitures : à deux chevaux , pour le Salzdampfbad 1 fl. 30 kr., a Bocklet 3 fl., à Urückenau 9 fl., à Schweinfurt 6 fl., à Gemünden 14 fl. Les voitures à un cheval sont un tiers meilleur marché. Les omnibus se louent pour une demijournée de 2 à 3 fl.

Libraire, Hailmann.

Cabinet de lecture. Jügel , k l’angle N. -O. du Kurgarten, ouvert t. les j. de 8 h. du matin h 8 du soir. Prix d’entrée : pour 1 jour, 12 kr.; pour la semaine, 1 fl.24kr.; pour le mois, 3 fl. 30 kr.

. Kissingen est une V. d’environ 2,400 hab., située, à 168 mèt.

au-dessus do la mer, sur la Saale, dans une vallée entourée de montagnes dont la hauteur au-dessus de la Saale varie de 133 à 200 mèt.

'On aperçoit au N.-E. le Rhoengebirge, à l’E. le Thüringerwald; au S. et à l’O. la vue n’est oornéc que

par des collines ou par les plaines ui se confondent avec l’horizon, es environs offrent quelques promenades agréables; mais elle doit sa prospérité aux sources minérales qui y attirent chaque année près de 5,000 baigneurs, pour lesquels on a construit depuis vingtcinq ans de beaux hôtels et un beau Kurhaus. Ces sources sont:

1“ Le Rakocsij, découvert en 1737 dans l’ancien lit de la Saale. Cette source s’échappe, à une profondeur de 4 mèt., à travers des cailloux arrondis et des pierres basaltiques. Sa température est de 9* R.

Limpide et claire quand elle vient d’être puisée, au bout de quelque temps elle devient trouble et dépose up sédiment jaune rougeâtre : elle n'a aucune odeur. Sa saveur, salée et acidulée, laisse dans la bouche un goût amer et vitriolique. Elle contient, par litre, environ 8 gr. de chlorure de sodium et 0,06 de carbonate de fer. On la prend principalement en boisson ; quatre ou cinq verres suffisent pour produire des effets laxatifs. Elle conserve presque toute son efficacité à quelque distance qu’on la transporte. Aussi en expédie-t-on chaque année de 400 à 500,000 cruchons.

2* Le PanduT, employé depuis plusieurs siècles en oains, depuis quelques années en boisson. Sa température est de 11,09” cent.

Elle s’appelait autrefois le Scharfe Brunnen,VAUe Brunnen, et le Badbrunntn. C’est en 1738 q^ue le

firince-évêque Frédéric-Cnarles ui donna ainsi qu’au Kakoezy le nom qu’elle a conservé jusqu’à ce jour.

Ces deux sources jaillissent actuellement dans un beau pavillon en fer fondu, construit en 1842 par Gærtner, a la dr. du Kursaal.

3* Le Maxbrunnen, qui est plutôt une source gazeuse qu’une source saline. Limpide comme du cristal, cette source aune saveur agréable et piquante qui ra|ipelle celle de l’eau de Seltz. Aussi les personnes bien portantes en boivent-cllcs

Digilizca by GoOglc

370 DE FKANCEüKT A KliSSIN(;EN. (Route 81. ]

autant que les malades. On la mêle généralement j>endant les repas au vin et au lait. Sa température est de 10, 94" cent. Elle se trouve située en face du Kurhaus, à l’entrée du jardin des bains.

4° Le Soolejisprudd. Celte source, connue et exploitée dejiuis longtemps, est au N. de la ville, à ïO ou 25 min. env. Divers sentiers et deux routes de voitures y conduisent (omnibu* huit fois par jour pour 18 et 24 kr.l. Elle a subi une métamorphose complète en 1822.

Elle avait considérablement diminué de volume et de force. On dut en conséquence avoir recours à la sonde. On creusa au fond de la source un puits artésien de lücent.

de diamètre, qui fut poussé à une profondeur de jdus de lOO mèt.

Elle jaillit alors avec force, donnant 13 mèt cubes de saumure par minute. Sa température est de 19,5® cent. C’est du reste une source fort curieuse; carelle est intermittente. Après avoir coulé constamment pendant plusieurs heures, elle s’arrête pendant trois quarts d’heure, une heure ou môme plus longtemps, puis rejaillit avec une nouvelle force. Ainsi elle cosse de couler 8 h, 3 min. 1,2 par 24 h., mais avec des intormiUenccs irrégulières. En 1846 on a construit à côté une machine hydraulique de la force de 9 chevaux. Les bâtiments de graduation (Gradirha'user) de la saline inférieure (on appelle ainsi cette première saline) ont une longueur de 533 mèt. et une hauteur de 12 à 14 mèt.; ils olfrent au vent une superficie de 20, (66 mèt.

carrés. — L’eau qui est versée six fois do suite par une turbine, d’une extrémité à l'autre de ces bâtiments. sur des fagots d’épines, y septuple sa force. Elle contient 17 1/2 pour cent de sel au lieu de 2 1/2. Ce procédé, employé dans presque toutes lessalines, diminue considérablement les frais de combustible. L’eau dépose sur les fagots (qui sont changés tous les deux ans) une grande quantité d’oxyde de fer. — Outre les salines

on a établi près du Soolensprudel des bains de saumure, des bains ou des douches de gaz acide carbonique, des vapeurs salines, et diverses autres espèces de bains ou de douches appelées WeUeaibad, \\'annenbad, ÿ<traldenhad, etc.

Entre la saline inférieure et la saline supérieure, on remarque à dr. de la route la carrière de la saline.

5 La source de Schœtiborn (19,7° cent.) à 10 ou 15 min. de la saline supérieure. Autrefois cette source sortait d’un puits de 19 mèt. de profondeur et ne donnait par minute que 2 mèt. cubes d’eau contenant seulement 1 14 de sel. Un puits artésien, commencé en 1839, y a déjà atteint une profondeur de 606 met. L’inspecteur des salines veut le continuer jusqu'à 800 et môme 900 mèt. L’eau jaillit par moments à une hauteur de plus de 20 mèt., et s’étalant gracieusement comme les feuilles d’un palmier, forme un magnifique jet d’eau.

Un a construit au-dessus du puits artésien une four carrée en bois de 33 mèt. avec diverses galeries, d’où les curieux viennent contempler cet intéressant phénomène.

Des bâtiments de graduation, avec des machines, ont été établis en deçà du Schœnbornsbrunnen : ils forment ce qu’on appelle la saline supérieure. Us ont 1,500 mèt. de long, de 8 à 9 mèt. de haut, et offrent au vent une superficie de 37,500 mèt. carrés. L’eau yest aussi remontée sept fois. Un remarque dans cette saline un réservoir d’eau salée construit en 1846 : il contient 37,000 mèt. cubes d’eau.

6" La source de Thérèse (Theresien Drunnen), employée seulement depuis 1828. et dont la températureest de 11,3» cent.

Entre le Schœnbornsbrunnen et la Theresienquelle se trouve l’ancien couvent de femmes de Hauîcn, fondé en 1169 et détruit dans la guerre des Pavsans avec les sa-* Unes qui existaient déjà à cette époque.

Les eaux de Kissingen sont sur-

TRocte 81 1 KI8SINGEN. 371

tout efScaces quaud il s’agit de l’ombaitre l'état saburral des premières voies, ainsi que l'atonie et la débilité de l’intestin. Mais on les recommande dans un grand nombre de maladies inutiles à énumérer ici (voir pour plus amples détails les Bains d'Evrope par Adol-

fihe Joanne et le docteur Le Pleur). La vie des baigneurs, plus calme qu’à Bade et à Wiesbade, est ainsi réglée : Le matin, de 6 à 8 b. , on boit et on se promène aux sons de la musique; ae 8 h. à 1 h. déjeuner, bain et repos; à 1 h.

on dîne; puis on se promène, car l’exercice est recommandé; entre 7 et 8 h on se lassemble sur la promenade pour causer ou entendre de la musique, enfin on soupe, et à 10 h. tout le monde est couché.— N . B. Il n’y a pas de jeux de hasard. — Quelquefois pendant l’été une troupe d’acteurs vient donner des représentations sur le petit théâtre bâti au pied du Staffelberg.

Des concerts et des bals ont lieu de temps en temps dans les salons du Kurhaus.

Chaque baigneur paye pour la saison une somme de 3 fl. et pour chacun des membres de sa famille 4.5 kr. : les artisans et les paysans payent 1 fl. 30 kr. et 24 kr. ; les médecins, les enfants, les domestiques , les pauvres et les voyageurs de passage dont le séjour ne se prolonge pas au delà d’une semaine n’ont rien à payer.

On fait à Kissingen des cures de petit-lait. L’établissement, situé près du Maxbrunnen, vend 6 kr. un verre de petit-lait; l’abonnement est de 18 kr. par jour.

Le dernier roi de Bavière, qui venait souvent à Kissingen , y a fait bâtir dans le style byzantin une colonnade (Arcadenbau), une salle de conservation (Kursaal) et le pavillon de fer des sources Pandur et Rakoczy. Le joli groupe en grès, qui représente la déesse Hygiée dispensant à ces deux sources leurs propriétés médicales, est l’œuvre d'un artiste de Kissingen, M. Michel Arnold. C'est dans te jardin

(Kurgarten) aux beaux ombrages que se promènent, le matin et le soir, les baigneurs; mais dans l’après-midi on va faire des excursions.

Les promenades plus éloignées des environs de Kissingen sont nombreuses et variées. L’auteur des Sources minérales et des Bains de Kissinger}, M. A. Balling, indique les principales dans l’ordre suivant (voir ci-dessus pour lea salines) :

1' La Lindesmühle (10 min.) moulin situé au S. du Kurgarten, au bord de la Saale ;

2'» L'AUenberg, montagne situéë à rO., en face du Kurplatz, et qui s’élève à 73 met. au-aessus de la Saale (rive dr.). De nombreux sentiers conduisent à son sommet;

3” Le Staffels, montagne séparée par un petit vallon de rAltenoerg, et dont le sommet, le point le plus élevé des environs de Kissingen, atteint une hauteur de 185 mèt.

au-dessus do la Saale , et de 376 mèt. au-dessus de la mer. Dçs vignes tapissent son versant méridional. Mais ses autres versants sont couverts de bois. De nombreux sentiers le sillonnent. On décou\re une jolie vue du sommet.

Enfin on trouve à sa base (au S. et à l’E. ) divers restaurants avec iardin qui sont très-fréquentés des baigneurs, ÏŒlmiihle, le Tyrolerhaus, le Schweizerhaus ;

4’ Les Hohe-Eiche, beaux chênes du pied desquels on découvre une belle vue. Des sentiers y conduisent du Schweizerhaus ;

5“ Le Liebfrauensee et le cimetière;

G“ La Bodenlaube. Au S. E. du Kurgarten s’élèvent, sur une hauteur, les ruines de la Bodenlaube, château qui fut détruit par les paysans au xvi* siècle. En 1840, on a construit une auberge à sa base, d'où l'on découvre une belle vue sur la vallée de la Saale, les salines et le Rhœngebirge au N., l’Eyerlingsburg à l’O., et lés ruines des châteaux Trimberg, Soden et Schildeck. La route qui monte à la Bodenlaube est moins escarpée

37i UE l'UAN'Cl- URT

UC le si'.utiur. Ou peut redescenre parle Stationsocrg ,

7” Le Stufenberg (1 h. ‘JO min.). On jouit d'une belle vue panoramique du sommet de cette montagne, ui s’élève à 186 mèt. au-dessus e la Saale. On peut y monter, soit par la route de Würzburg et le V. d'Ârnsbausen , soit par le sentier qui part de la Lindesmüble et qui gravit d’abord la hauteur boisée que couronnait autrefois VEyerlingiburg , château détruit dans la guerre des Paysans.

8“ Le château Trimberg (2 li.), sur la route de Gemünden {voir cidessus), près du V. d’Euerndorf.

Ce château avait été détruit par les paysans ; on les contraignit & le rebâtir. Les Suédois l’assiégèrent vaiqement pendant la guerre de Trente ans. En 1803, il a été acheté pour être démoli. Les acquéreurs n’ont laissé que ce qu’ils n’ont pu emporter. On a établi une petite auberge au milieu de ses ruines, à la base desquelles se trpuvent, à l’O. Trimberg, au S.

Eugenthal, Au N., sur la rive dr.

de la Saale, on remarque les débris de l’ancien couvent (bénédictins) Auro, consacré en 1102 et détruit dans la guerre des Paysans.

9* Le Seehof (45 min.). Pour aller au Seehof en voiture, il faut remonter la petite vallée comprise entre l’Altenberg et le Staffels, et passer par le v. do Garitz. dont l’auberge est très-fréquentée des baigneurs. — A". B. Un chemin de piétons plus agréable remonte par l’CElmiihle, la rive g. du ruisseau, et laisse Garitz à g. Le Seehof est une maison de chasse appartenant au comte Coudenhofen ;

10“ Le Claushof (1 h.), autre maison de chasse située au milieu des bois, à 1 h. de Kissingen. La route de Brückenau y conduit, mais le sentier qui part du Schweizerhaus est préférable :

11“ Le Cascadenthal (15 min.), pente vallée boisée, arrosée par un ruipseau qui y fait de petites chti-

A KISSIAGEN. ^^Kouik 81.'

tes artificielles, elle s’ouvre en face de la saline supérieure. On peut y aller, soit par la vallée, soit par les pentes ombragées du Staffels ;

12“ Le Sinneberg (30 min.), montane au N. E. de Kissingen, en face U Staffels, à 175 mèt. au-dessus de la Saale, elle est en partie cultivée (champs et vignes), en partie boisée.

13“ Winkteii (15 min.) et IViid/inSfri* (1 h. 15 min.), deux v. situés à l’E.

dans une agréable position;

14* Bocklet (voir ci-dessous).

Parmi les excursions qui demandent une journée entière, M. Balling recommande Neustadt (voir R. 82), Brückenau (voir ci-dessous), Hammelburg (voir ci-dessus), et surtout le Kreuzberg, la sommité la plus haute du Rhœngebirge. On l'aperçoit de Kissingen dans la direction du N. N. E. Le panorama que l’on découvre y est plus étendu que pittoresque. La distance de Kissingen au Kreuzberg n’est que de 6 h., mais comme la route fait de grands détours, cette excursion demande deux journées.

En général, on monte par Neustadt et Bischofsheim au couvent où l’on couche, et on revient le lendemain h Kissingen, soit par Brückenau, soit par Sandberget Premich (voir ci-dessous et R. 82).

Le Rhœngebirge est une chaîne de montagnes longue de 6 à 8 h.

et large de 4 h., qui se trouve située entre le Spessart et le Thüringcrwald, dans la Hesse électorale, la Saxe-Weimar, la Saxe- Meiniiigcn et la Bavière. En partie d’origine volcanique, elle comprend un certain nombre de sommets basaltiques et de cratères éteints. On la divise en quatre parties principales. La Saale, la Sinn, la Fulda, l’Alster, la Werra et la Kinzig descendent de ses vallées. Ses principales sommités sont le Kreuzberg, 933 mèt., la Wasstrhippe, qui atteint h peu près à la môme hauteur, VEngclsberg, près de Thann, 7.53 mèt., l'EUenbogen,HiO mèt., la.Milse}burg,Sbi mèt.,

Digitizc-3 I ;; C il >. i.(lc

J;oi:te 81. DOCKLET. —

, le Uabmstein, Srxi nièt., le Dam-

. mersfeld, 933 ou 933 nièt. Son climat est rude et froid. La neige s’y niahuieut jusqu’au milieu d’avril, et souvent pendant l’hiver elle s’élève à plus de 10 met. C’est généralement de Fulda, de Meiningen ou de Brückenau que l'on part pendant l’été pour aller visiter le Khoengebirge. Le point le plus fréquenté est le Kreuzherg [\a. mon- * tagne de la Croix), ainsi nommé parce que, selon la tradition, ce fut le foyer central d’où les rayons du christianisme se répandirent sur tout le pays environnant. Saint Kilian y prêcha l’Évangile dès l’an 668. Aussi une croix a-t-elle été élevée au point culminant, à la place qu'y occupait la statue d’une divinité germanique renversée par ce saint apôtre. Près de cette croix, s’élève une tour en bois d’où l’on découvre la plus grande partie de la Franconie, entourée par le Thüringerwald, le Fichtelgebirge, le Spessart et l’Odenwald. Un peu au-dessous, du côté du N. -O., est un couvent de [ franciscains où peuvent souper et passer la nuit les voyageurs qui désirent assister au coucher et au lever du soleil. On y boit de l’excellente bière fabriquée par les moines.

A Fulda, R. 83; — à Jleiningen, R. 82 ; — à 'Würzburg et à Schweinfurt, R. 83.

BocUet.

Bocklet est un bain situé à 3 h.

au M. de Kissingen. Ses eaux ferrugineuses (32 à 33“ cent.), découvertes en 1720, s’emploient en bains et en boissons. Elles sont très-puissantes et tiennent à peu près le milieu entre Pyrmont et Frarizen.sbad.L’établissement.construit aux /rais de l’Élat, est exploité par les administrateurs de celui de Kissingen. Il renferme une élégante salle de conversation, un Kurhaus avec parc, salle de bal, etc. On y vit à meilleur marché qu’à Kissingen et à Brückenau, et on peut y prendre aussi

HKUCKENAU. -iTJ-

des bains de sel, de g.iz, de boue, des douches, etc.

La route de Kissingen à Bocklet passe par les salines, laisse à dr.

le v. deHausen (où l’on peut prendre un sentier ombragé, qui y mène en 1 h. 30 min.), traverse la Saale, Kleinbrachj la Saale, Grossbrachfid Saale et Ascàacà dont le château, souvent habité par les évêques de Würzburg, ravagé par les paysans, devint plus tard la résidence d’un OberamI. On y a établi une fabrique d’objets de grès.

Enfin, on franchit une quatrième fois la Saale avant d^atteindre Bocklet qui était autrefois la principale résidence d’été du princeévêque de Würzburg et de sa cour.

Brttckenaa.

3 8/ 1 mil, Dilig. tous les jours, en 8 ti. 3/f pour 2 fl. 6 kr.

2 1/4 mil. Plats. Au delà de ce relais de poste on remarque , au sommet d’une hauteur boisée , la tour du vieux château de Schildeck.

1 1/2 mil. Brückenau (Ilôt. :

Post, Bairischer Hof), V. de 1,800 hab., sur la Sinn , dans la jolie vallée de ce nom, que dominent des collines boisées et dont les prairies ont été transformées en promenades. Les bains sont à 30 min. de la V. à l’O. Ils sc composent d’un certain nombre de maisons meublées (Kellerbau,itothes Haus, Hirsch, etc.) qui , appartenant au roi de Bavière , sont exploitées pour son compte à des prix fort raisonnables, et d’un beau Kxirhatui

uc le dernier roi de Bavière, dont

rückenau était la résidence favorite, fît construire à peu de distance du Fürstenhau, modeste villa dans les jardins de laquelle il composa un grand nombre de ses poésies. Les sources sont au nombre de trois : 1> la Briickenauer Quelle, l’une des sources les plus ferrugineuses do r.\llemagne;2» la Wernaser Quelle et la Sinnberger ûùcî/r , très-chargée de gaz acide carbonique. La saison dure du 1.3 juin au 13 septembre ; on y fait

:m DK KISSINGKN A FULDA ET A MK1MN(’.EN.

aussi des cures de petit-lait et on i y prend des bains de boue, de gaz, ] 3e pluie, etc., avec des douches de | toute espèce. La vie y est k bon marché.Ondonne ce quel'onveutpour l'entretien des bains et la musique.

On paye une chambre à un lit de 20 kr. à 1 fl. par jour; un bain, de 24 kr. à 36 kr.; le dîner k table d'hôte, de 24 à 48 kr. Une voiture pouvant contenir douze personnes se loue 1 fl. pour la demi-journée , 4 fl.

pour la journée. Les environs, un peu humides , offrent un grand nombre d’agréables promenades.

L’excursion la plus généralement faite est celle cte .Kreuzberg (voir ci-dessus). On compte 4 h, pour y monter. En 2 h. ,30 min. on atteint — par la vallée de la .Sinn et les v. de Rœmershag, de Riedberg et d’Oherberg, situé entre le grand Auerberg k l’O. et le Schwarzeberg k l’E., — le V. de Wildflecken où l’on quitte la route de Bischofsheim pour se diriger k l’E. jusqu’au couvent, éloigné de 1 h. 30 min, (un guide est nécessaire).

A Schluchtern, 3 mil. R. 80 ; — à Fulda,

4 1/2 mil. R. 82; — k Schweinfart, 3 mil. R. 83.

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