DE BRESLAU A
visité par les promeneurs de Breslau .
4 9/10 mil. Gellendorf.
6 3/10 mil. Trachenberg, V. de 2,800 hab., située au confluent de laSchützka et delà Bartsch aveoun château fort du prince deHatzfeld.
On élève de nombreuses carpes dans les étangs considérables qu on aperçoit à dr., à quelque distance du chemin de fer.
8 5/10 mil. Rawitch, V. ind. de 9,300 hab., fondée par des réfugiés allemands après la guerre de Trente ans.
40 mil. Bojanovüo , V. de 2,300 hab., ravagée en 1837 par un incendie.
11 3/10 mil. Reissen, V. de 1,500 hab.
126/10 mil. Lissa, V. de 9,300 hab.
dont près delamoilié sont juifs. On y remarque un château qui a appartenu à la famille Leczinska, et que le prince Sulkowski a acheté en 1788. A g. se détache l’embranchemenl de Glogau (voir U. 130.
14 9/10 mil. AU-Bojanowo ou Alf- Boyen.
10 2/10 mil. Kosten, V. d’env.
2,900 hab., sur l'Obra , que le chemin de fer y traverse.
17 0/10 mil. Czempin (1,250 hab.)
19 4/10 mil. Mosczin, (1,100 hab.)
22 mil. Posen (voir R. 111).
ROUTE ISS.
DE BRESLAU A WALUE.XBURG.
9 0/10 mil. Chemin de fer construit en 1844 et 1854. 2 convois par jour (3 jusqu'à Freiburgj; trajet en 2 h. 45 min., pour 1 th. lOsgr. et 28 sgr.
A 1/2 mil. de Breslau , on traverse la Lohe, et, après avoir dépassé Schmolz et ses importantes raffineries de sucre, on franchit la Weisstritz en deçà de
2 0/10 mil. Kanth. b. au S. duquel 80 trouve Krieblowitz, v. où mourut Blücher, le 12 septembre 1819, et où en 1852 un monument a été élevé sur sa tombe.
WALDENBURG. [Route 135.]
4 mil. Metlkau, v. près duquel s’élève une raffinerie de sucre occupant un grand nombre d’ouvriers. De .Mettkau on peut aller en 1 h. 15 min. (voiture au dernier convoi, par Rosalienthal à Gorkau (bons hôtels), deux villages réunis l’un à l’autre au pied du Zobten.
— IV. B. La ville de Zobten (2,000 hab.), située à 45 min., ne mérite pas une visite. Le château de Gorkau est une ancienne abbaye d’augustins. 1 h. 30 min. suffisent pour monter de Gorkau au sommet du Zobten, qui a plus de 700 mèt.
de hauteur, et qui offre un vaste panorama que les Silésiens se plaisent à comparer à celui dont on jouit sur le Rigi. Au plus haut de ces deux sommets s’élève une chapelle fondée en 1702, incendiée par la foudre en 1832 et rebâtie en 1851. Il ne reste plus que quelques débris de son vieux château détruit en 1471 par les Silésieffs, parce que depuis que les hussites l’avaient démantelé, il servait de retraite à des voleurs.
— A 300 pas env. de la chapelle se trouve une place découverte d’où l’on embrasse la plus belle vue : au N. s’étend la plaine pittoresque de la Silésie ; au S. ce sont le Glœtzergebirge, le Schneeberg , la Heuscheuer, la Hohe Eule; les murailles de Süberberg, le Riesenkamm ; à l’E. et au S.-E.
l’Altvater, dont les trois cimes élevées dominent toute la chaîne moravo-silésienne ; à l’O. enfin la Riesenkoppe. — De Gorkau et de Zobten on peut directement aller à pied en 5 h. à Sohweidnitz (K. 133), par Kteinbielau, Seifriedau, Weizenrod.
4 8/10 mil. Ingramsdorf , v. au delà duquel on traverse la Tarnau.
On dépasse une grande verrerie, des fabriques de machines et de produits chimiques.
6 5/10 mil KœnigszcU, station où l’on traverse le chemin de fer de Liegnitz à Frankenberg (R. 133j.
Kœnigszelt (tente du roi) est ainsi nommée parce que Frédéric II y planta sa tente dans une de ses
fRotiTK 136.1 FREIBURG. — WALDENBURG, 675
expéditions. Près de la station s’élève une grande raffinerie.
7 9/10 mil.Freiburg(H6t.: HUhr, Burg, Adler), V. ind. de 4,800 hab., située sur la Polnitz , rebâtie par Frédéric 11 à la suite de l’incendie de 1744. — On y remarque la
rande fabrique (filature (te lin) |
e Kranista et fils , et un élégant château moderne bâti dans le st3’le gothique. Dans les environs se trouve le champ de bataille de Ilohen Friedberg (voir H. 133).
3 omnibus partent tous les Jours, pour (1 1/4 mil.) Salzbrunn (R. 130), trajet en 1 h. 1/4, pour 7 1/2 sgr.
On passe ensuite à Altwasser (voir K. 136), v. pittoresquement situé et possédant une source minérale assez visitée, avantd’atteindre
9 6/10 mil. Waldenburg (Hôt. :
Krone , Schcerl , Gelber Lceu-e , Schwarzes Ross), V. de 4,500 hab., avec de nombreuses mines de houille et d’importants établissements industriels (filatures de lin, fabriques de porcelaine, hauts fournaux). Elle est le siège d'un tribunal de cercle et de la direction des mines du comté de Schweidnitz. Son église évangélique a été construite en 1788 d’après les plans de Langhans. Waldenburg est la patrie de Wolfgang Menzel. — On visite dans les environs la galerie souterraine de Fuchsstollen (mercredi et samedi), longue de 2,1.50 mèi. et destinée à l'écoulement des eaux et au transport de la houille. Un gisement de houille en combustion près du V. voisin de Hermsdorf (R. 136) attire fréquemment des visiteurs. — Un chemin de fer d’exploitation relie Waldenburg à Goltesberg,\ . de 3,000 hab., près de laquelle on exploite des mines d’argent et de plomb.
 Friedland (R. 1.3(i), 2 1/4 mil.; dilig. tous les jours, en 2 h. 3/4, pour 18 sgr.; — à Glaz [Allemagne du Sud], 7 3/4 mil.
dilig. tous les jours, en 7 h. 1/4, pour 1 th. 16 1/2 sgr.
LE RIESENGEBIRGE.
On appelle Riesengebirge ou montagnes des Géants, la partie la plus élevée des Sudètes (en ail.
Sxideten), chaîne de montagnes longue de 40 à nO mil. qui s'étend du N. -O au S.-E., entre la Lusace et la Silésie d’un cété, la Bohême et la Moravie de l'autre. Elle commence en Saxe avec le Lausitzergebirge ou le Wohlische Kamm, qui se relie à ï Elbsandsteingebirge (la Suisse saxonne) et dont les points culminants sont le Hochwam, près de Zittau, et la Latische, puis elle se continue par l'Isergebirge , par le Riesengebirge proprement ait, [qui a 5 mil. de long et 3 mil. de large, et par le Glxtzergebirge. jusqu’au Schlesich-Mæhrische Gebtrge (l’AUvaterou Mœhrische Schneeberg), où elle se termine. Parmi ses principales ramifications, on doit mentionner surtout l’Eufengebirge, le 7,obtengebirge et le Heuscheuergebirge.
Les Sudètes se composent principalement de schiste, de gneiss, de granit, de porphyre, de basalte et de terrains houillers. On y trouve du fer, du plomb, du cuivre et du zinc. Les cours d’eau qui y prennent leur source sont ; au N., la Neisso de Gœrlitz, leQueiss, le Zacken la Lomnitz, le Üober, la Katzbach, le Striegauer Wasser, la Olatzer Neisse ; — au S., l’Erlitz ou -Udler, l’.âupe, l’Elbe, l’lser,eto.
Elles sont riches en sources minérales : Warmbrunn, Salzbrunn, Liebwerda, Flinsberg, Charlottenbrunn, Altwasser, Johann isbad, Cudowa, Ueinerz, etc. Elles renferment en outre le célèbre établissement hydrothérapique fondé à Grœfenberg par le docteur Priessnitz. Leur flore contient un grand nombre de plantes rares.
M. Edwin Millier, qui en énumère 630 dans son guiile, recommande aux botanistes la Flora Silesiæ de Fr. Wimmer, Breslau, 1858 chez
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LK RIKSEN(7EBIR0F,. [Roctk 136.]
F. Hirt (relié, 3 tlil. 22 i;2 ngr.).
Le climat des Sudètes est, surtout dans le Kiesengebirge, variable et froid. La neige commence à tomber dès la lin de septembre ; elle s’élève à des hauteurs considérables et ne fond entièrement qu’au mois de juin. D’épais brouillards couvrent trop souvent les hauteurs et privent les touristes des points de vue dont ils devraient jouir. Souvent môme ces brumes leur font perdre leur chemin, quand ils n’ont pas eu la précaution de se munir d’un guide.
Les habitants des Sudètes sont remarquables par leur vigueur corporelle, leurs habitudes laborieuses, leur probité. Ils vivent surtout del’exploitation des mines et do diverses industries (fabrication d’objets en fer et en bois, de toiles, de draps, de verreries, polissage de pierres, etc.); les vallées et les parties inférieures des montagnes sont cultivées; sur les hauteurs on élève du bétail et on fabrique du beurre et des fromages. On appelle Laboranten ceux qui recueillent des plantes médicales. Les habitations se nomment Bauden, du mot bohème bouda qui signifie cabane.
Il y a les Bauden d’hiver et les Bauden d’été. Ces derniiires servent en général d’auberges pour les voyageurs.
LesSudètes, la plushaute chaîne de l’Allemagne du Nord, sont riches en beautés naturelles qui intéresseront vivement les touristes. Les panoramas surtout qu’offrent leurs points culminants mériteraient d’attirer la curiosité des voyageurs, si, comme nous l’avons déjà remarqué, d’épais brouillards ne les couvraicntpresque toujours. Toutefois elles sont loin de ressembler aux Alpes, et ne peuvent môme se comparer au Salzkammergut.
Comme la plupart des contrées romantiques, le Riesengebirge a ses légendes. Il est peuplé d’une foule d’esprits plus taquins que méchants, qui obéissent à un cnef
[ nommé Rübczahl (compteur de I navets) . Il n’est sorte de tours que I ces petits diablotins ne se permettent, et les voyageurs en entendroiitsouventparler danslaBaude.
La plupart de ces amusantes légendes ont été racontées de la façon la plus spirituelle par Musœus, dans ses charmants contes populaires.
La fréquence, l’épaisseur et la durée des brouillants dans le Kiesengebirge rendent un guide indispjensable. D'ailleurs les chemins, qui se croisent souvent, sont rarement faciles à trouver dans les bois ou sur des amas de pierre où leur trace disparait. On s’y procure aisément des porteurs, mais on chercherait en vain un cheval ou un mulet. Un guide se paye généralement I l'2 th. par jour; mais en réalité il coûte 2 th., puisqu’il est d’usage de le nourrir et de le loger.
Les Sudètes sont comprises entre les routes 116, de Berlin à Broslau ; 131, de Dresde à Breslau; 132, deBautzen à Ueichcnberg; 133, de Licgnitz à Olaiz; 140, de Breslau à Vienne. Les principales localités, situées sur ces routes, sont autant de points do départ pour des excursions que l’on peut varier à l’infini. La voie la plus prompte pour arriver à ces montagnes est le chemin de fer de Breslau à Freiburg et Waldenburg (U. 135), et celui de Liegnitz
à Frankenstein (U. 133). C’est celle à laquelle nous donnerons la préférence. Le tableau suivant et la carte ci-jointe permettront au voyageur de se tracer aisément son itinéraire particulier.
Les touristes pressés qui préféreraient un plan tout tracé pourront, en six jours, visiter les principales curiosités des monts des Géants en suivant l'itinéraire recommandé par Bædeker.
1” JODR. De Breslau à Meikau (par le convoi du soir). De Metkau à Gorkau (dilisenee). (Voir R. 13â).
2^' JOUR. Ascension du Zobten (R. 135)