L. De Schmiedeberf i U Solmeekoÿpe
Parles Grenzbauden, enT. 4 h.; — p®r KrummhUbcl, de 3 h. 15 min. à 3 h.
30 min.
Le premier de ces chemins passe par la Chapelle Sainte-Anne (voir ci-dessus K) et quitte la ville à peu, de distance de Vauberge du Cerfd'Orj pour se diriger au sud. A mesure que l’on s’élève, on découvre de belles échappées sur la vallée. Schmiedebcrg, le Landeshuterkaiiini elle Friesenstein. Le chemin ne sort presque jamais de la forêt; il est diflicile de le trouver sans guide. En 2 h. env. or.
atteint Klein- Aupe , v. bohème, situé sur un plateau de 800 à 1,000 met. au-dessus du niveau de la mer et ne formant qu’une seule rue avec Murschendorf (1,300 hab.) — AT.B. On demande les passe-ports à lafrontière. — Les dernières maisons du village d’Aupe, près de la frontière prussienne , s'appellent Grenzbauden, auberges renommées pour leur vin de Hongrie. Les plus fréquentées, sont celles de Hübner et de Illaschke. De là, un sentier bien tracé monte en 2 h.
à laSchneekoppe (E.) parle Forstkamm et la Schwarze-Koppe.
Le second chemin, plus court de 30 min., aboutit à la Schneekoppe par son versant O. Au delà de Buschvorwerk ( voir ci-dessus KJ, il laisse la route à dr. pour s’élever en 1 h. par
Steinseiffen, v. de 1,450 hab., situé à 565 met. sur le ruisseau du môme nom, et peuplé surtout de forgerons et ue chercheurs de
lames (Laboranten) — à Krumm-
übel ,v . de 600 hab., d’où il monte en 30 min. à la Ncu-Baude, située à 30 min. du sommet.
M. D0 Hlrsobberg à Warmbrann.
1 mil. 2dilig. par jour pendant l’cto, en 50 min., pour 6 sgr.
La route remonte la vallée du Zacken , peuplée de tisserands ,
en laissant sur la rive g. les v. de Kumersdorf et de Herischdorf. Ce dernier v. fait en quelque sorte partie de Warmbrunn ; il compte près de 1,700 bab. et s’étend à env.
2kil. sur les deu.v rives du Haidewasser et du Zacken.
1 mil. Warmbrunn (Hôt. de Prusse, de Russie, Schwarzer Adler, Langes Haus), bourg d’env. 2,700 hab., situé à 330 mèt. sur le Zacken. Il doit sa réputation à ses pierres taillées ou polies , mais surtout à ses bains qui y attirent chaque année près de 3,000 malades. Ses eaux, efficaces surtout contre la goutte et les rhumatismes, se prennent en bains et en boissons. Ce sont des eaux thermales sulfureuses d’une température de 31 à 37 deg. cent., qui furent découvertes , dit-on , au xine siècle par des chasseurs. On y compte plusieurs bains : le Probsleibad, fondé en 1692 par l’abbé (Proust) Bernhard Rosa ; le Grosse Bad, autrefois Gnefliche Bad , de 1629, mais restauré comme le précédent de 1800-1802; le Leopoldsbad (bain des pauvres), bâti en 1824 par le comte Léopold SchalTgotsch ; on s’y baigne en commun; les Russische Dampfbad et les Neiiebæder sont plus récents (1830).
La galerie, construite en 1800, dans la grande allée, par le comte Schaffgotsch , le seigneur du lieu, est un vaste bâtiment contenant tous les salons nécessaires aux baigneurs pour causer, entendre de Ta musique, danser, se divertir. Le parc qui l’entoure offre d’agréabes promenades. En général, on se baigne en commun.
La saison dure du 1*' mai au 31 sept. ; mais c’est aux mois de juillet et d’aoùt que l’affluence des baigneurs est le plus considérable. LaCurtaa:c est de 10 sgr. à 1 th. Les prix des bains et du service sont tarifés — Outre les bains, les principaux édifices de Warmbrunn sont :
1" Le château seigneurial , beau bâtiment construit de 1784 à 1789, après l’incendie de l’hétel Bchaff-
[Routb 136.] HEBMSDORF.
gotsch en 1T77. Le parc en est ouvert au public les mardis et les vendredis de 2 h. à 7 h.
2° L'église paroissiale eatholi(^ue, près des bains, rebâtie après l'incendie de 1711. On y remarque (dans le chœur) un bon tableau de Hoffmann, et un tableau de maîtreautel par VVillmann. Sousle maîtreautel se trouve le caveau funéraire de la famille Schaffgotsch.
3* La Probstei (à côté de l’église), ancien couvent servant aujourd’hui de presbytère. Depuis IS.'iS on y a aussi établi des bains. — Dans l’une des ailes est un petit musée visible tous les jours de 10 h. à midi et de 3 h. à 5 h. (collections d’armes et d'histoire naturelle) et une bibliothèque de 30,000 vol. ouverte en tout temps au public (on y remarque entre autres un relief en bois du Kiesengebirge).
4“ L'église évangélique de 1777.
5“ Le théâtre , de 1830 , dans la grande allée.
Parmi les promenades les plus fréquentées il faut mentionner surtout — outre le parc, la grande allée et le jardin du château — le Scholzenberg (30 min. à l'E.) et le Weihrichsberg (30 min. au S.-E.), le Poppelberg, le Biberstein (1 mil. à l’O., beau panorama), Herinsdorf (voir ci-dessous N.), le Kynast, le Kochelfall , Erdmannsdorf , la Schneekoppe, etc., voir ci-dessus et ci-dessous .
A7 De Wannbrunn 1 la Schneekoppe
1“ PAR LE KÏNAST.
Un joli chemin conduit en 1 h.
env, (omnibus) de Warmbrunn à Hermsdorf (Ilôt. : Tietze, Ho[fnung, Lœice) , V. de 1,800 hab. agréablement situé au-dessous du Kynast.
C’est le quartier général des guides du Kiesengebirge. Le comte de Schaffgotsch y possède un château. De Hermsnorf on monte en 30 min. au KynaSt, qui couronne un rocher de granit, boisé et haut de 650 met. au S.-E.,<
- LE KYNASr. 687
du village. Le sentier qui v conduit, taillé en partie dans le roc,
fiasse devant une caverne appelée e petit Hohlenstein , devant les rochers appelés grosse Hcelle et Wachstein, enfin devant le grosse Hohlenstein. Peu avant d’atteindre la ruine on rencontre un banc de repos d’où l’on jouit d’une belle vue sur la vallée. — Le château de Kynast, bâti k latin du xnie siècle, fut détruit en 1075 par le feu du ciel. Ses ruines sont bien conservées; on y a établi un restaurant.
Un voyageur se présente-t-il pour les visiter, un roulement de tambour annonce son arrivée (pourboire); un guide vient aussitôt lui offrir ses services, qui ne sont pas inutiles, et après lui avoir raconté toutes les légendes , et montré toutes les curiosités de ces ruines pittoresques, il le conduit au haut de la tour élevée de 25 mèt. , d’où il lui procure la vue d’un magnifique paysage qui , cependant , manque d’eau. A son départ le tambour lui fait entendre (5 sgr.
le coup de canon) un écho qui répète 7 fois les paroles qu’on lui crie.
Une des légendes du Kynast a fourni à Kœmer le sujet d’une ballade. La belle, mais insensible Cunégonde, fille d’un seigneur de ce château , avait fait vœu de n’accepter pour époux que celui de ses prétendants qui se promènerait k cheval tout autour du château, sur les murailles extérieures.
Plusieurs tentèrent inutilement l’entreprise et périrent victimes de leur amour insensé. Cunégonde ne donna pas même une larme k leur mémoire. Enfin parut un prétendant qui sut toucher le cœur de la belle indifférente et exécuter avec succès le tour d'équilibre, dont elle eût bien voulu le dispenser. Mais au moment où elle allait lui tendre les bras, cif lui offrant sa main et son cœur , il la repoussa, et, remontant k cheval, l’abandonna k ses remords et k ses regrets. C’était le landgrave Albert de Thuringe qui avait.
688 LE KIESENGEBIKGE. (Routb 136.1
pendant longtemps, habitué son cheval à marcher au haut d’une tour, pour venger son frère cadet, dont le cruel caprice de Cunégonde avait causé ia mort.
Du Kynast on gagne : (1 h.
l."! min.) Giersdorf: puis ; (1.5 min.) Seidorf, v. d’env. i40hab. ün jouit d'une belle vue de la chapelle Sainte-Anne sur le Grœberberg.
Un peu plus haut (30 min.) sont les Græber-Steine , d'où l'on découvre un beau panorama ; — (45 min.) la Brothaude, auberge au pied du Surnhayn , et enhn (15 min.) la Kirche Ü^ang , église de bois du xii. siècle, qui se trouvait à Drontheim, en N'orwége, et que le roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV a achetée en 1814, pour la reconstruire telle qu’elle était, sur un escar))cment du Brückcnberg, à 812 met. au-dessus de la mer. Les deu-v tours de pierre, le presbytère , l'école et la ferme ront modernes. Du cimetière on jouit d’une belle vue sur toute la vallée, sur trdmannsdorf, sur le Hohe Zillerlhal où se sont établis les protestants chassés du Tyrol , sur Schmiedeberg . etc.
Les Gebirgsbauden , éparses autour de l’église, comptent env.
800 hab. — La Kirche Wang est à 1 h. 15 min. de la Hampelbaude , d'où 45 min.sullisent pouratteindre le sommet de la Schneekoppe (voir ci-dcssous).
2o par Petersdorf, le Kochelfall et le Zackelfall.
Petersdorf est k 1 mil. k l’O. de Warmbrunii. La route de voiture passe par llermsdorf (voir ci-dessus iV); le chemin des piétons par Wernendorf, petit v. situé près de la '/ackenbrücke et dont l'auberge est souvent visitée par les baineurr. de Warmbrunn. — Petersorf, V. d’env. 1,450 hab., commence dans la plaine , près de Wernersdorf, et se prolonge k l'O.
dans la vallée du ’/.aeken. .Sa situation pittoresque y attire souvent des étrangers qui y font des séjours de plusieurs semaines.
— Au delà, la vallée se bifurque.
L’une remonte k l’O., c’est celle d’où descend le Kleine Zacken ; l’autre incline au S. -O., c’est celle du Grosse Zacken , formée par la réunion du Zackel et du Kochel.
— A peu de distance de Petersdorf, on atteint les premières maisons de 8cbreibershau. Laissant la majeure partie de ce v, à dr. , on gagne, par le VitrioJberg (auberge: Zum ZackenfaU), le Kochelfall, situé à 1 h. env. de Petersdorf, et où l'on rejoint la route décrite ci-dessous Q).
O. De Warmbruan à Bohmiedeberf.
9 h. 15 min. environ, avec les excursions au Prudclberg et aux Falkenbergc.
On suit d’abord la route de Schmiedeberg ; mais avant le second pont on la quitte pour se diriger k dr. (S.-E.) sur (45 min.) Stonsdorf, joli v. d’env. 770 hab., avec un château appartenant à une rincesse de Keuss-Kœstritz. La ière de sa brasserie, près de laquelle on a établi un restaurant, jouit d’une réputation méritée. — De l’autre cété de la chaussée des chemins faciles k trouver et rendus accessibles par des marches, conduisent sur le Frudelberg, haut d’env. 470 met., et parsemé de blocs de granit qui ont reçu des noms particuliers; le fromage et le pain, le cercueil, le dossier, la caverne d'Arabie , le coquillage , la grotte du cordonnier, la petite vue , la grande vue, la grotte de liischmann (ainsi s’appelait, dit-on, un tailleur qui, au xvii' siècle, y disait la bonne aventure), la vue moyenne, la rue des Grottes , le chapeau de Na2>oleon, le cheval du cavalier, etc. — A 30 min. de Stonsdorf, s’élève le Stangenberg sur lequel on a construit, en 1841, un château appelé la Heinrichsburg . d'où l’on jouit d’une belle vue.
A 45 min., k l’E. de Stonsdorf, sur la rive dr. de la Lomnitz et rèsde la route de poste de Hirscherg, se trouve ErdmanDsdorf, V. de 000 hab., dans une admirable
[Rodtk 136.] FISCHBACH.-
situatioD. Son château, situé k peu de distance , fut jadis le domaine du feld-maréchal (ineisenau, qui le vendit au roi Frédéric-Guillaume III. Depuis il a été complètement restauré. Au S., dans un beau parc, s’élève le château de feue la princesse de Liep:nitz, et à rO. l’église bâtie en 1838, d'après les plans de Schinkel. Au S. de cette église est établie la colonie tyrolienne protestante des réfugiés du Zillerthal (voir l’Allemagne du Sud), qui aimaient mieux s'^exilcr que de renoncer à la liberté religieuse que leur refusait le gouvernement autrichien. Oh y remarque aussi la grande filature de la société maritime. — Buchwald (Branhans) fait suite à Erdmannsdorf ; c'est un v.
d’environ 740 hab. avec une vieille église catholique possédant un curieux retable. L’église év. est moderne. Le château, peu remarquable, fut construit en 1815 par le comte de Kedeii et a appartenu en dernier lieu au comte de Kotienlian (-J- 1858). Il est entouré d’un parc magnifique, qui ne renferme pas moins de 54 étangs. Il faut y visiter surtout l'abbaye, la ruine artificielle , la Kexselburg , la chaire, le Wartthurm, le CaroHnensitz, la grotte et le belvédère situé sur l'Ameisenberg. — En face du château se trouve la brasserie. — Un chemin agréable conduit en 1 h., à travers la forêt, et en passant par Scedrich de Buchwald à Fischbach, v. de 1.20U hab. Le château de Fischbach, fondé, diton, par les Templiers, et terminé dans sa forme actuelle, en 1630, appartient aujoud’hui au prince Adalbert de Prusse. On y voit un certain nombre de souvenirs de famille. Les canons que l'on remartjue devant la porte d’entrée ont été ofiFertsau prince Waldemaren récompense de la part qu’il prit aux combats de l’armée anglaise contre les Sikhs de l’Inde (1844 et 1845). D’après une tradition, Fischbach deviendra une ville quand on aura trouvé l’àne d’or enfermé dans le Kittnerberg voisin.
LIEBWERDA. 68ft
P. De Zittaa â FUnsberg par Friedland, Uebwerda et Ia Tafelfichte.
12 h. env. — De Zittau à Friedland, dilig. tous les jours en 3 h., pour 15 ngr.
Zittau (voir R. 132).
La route de Friedland, se dirigeant à l’E., traverse la Neisse, passe k Klein-Schœnau, puis k (1 b.) Friederadorf (30 min.), Reibersdorf, avec une fabrique renommée d’a/e et de fiorter, appartenant au comte Einsieilel. Son château, bâti en 1789, contient une bibliothèque de 20,000 vol., des tableaux et des gravures , des instruments de physique, etc.; — (1 h. 15 min.) Gross- Reichenau ; on sort de la Saxe pour entrer en Bohême avant (1 h.) Cunnersdorf. v. situé à 1 h. de
3 mil. Friedland (hêt. Am Scbloss), V. d’env. 3^000 hab., située sur la Wittich.Le château, qui couronne une éminence de basalte isolée, a donné k Wallenstein son titre de duc de Friedland. Il appartient aujourd’hui au comte Clam-Gallas.
On peut y visiter quelques portraits de famille et une curieuse collection de vieilles armes. Le jardin qui l’entoure offre d'agréaüles promenades.
La route suit la vallée de la Wittich où elle traverse Mildenau, sur la rive dr., et Raspenau sur la rive g. de la rivière. A cha<^ue pas de nouveaux pointsde vue s offrent aux regards charmé.? du touriste.
Bientôt on atteint (2 h.) Haindorf, V. de 900 hab., dont l’église a été bâtie, en 1722, par Fischer d’Erlach, et dont le couvent de fraftciscains date de 1691. Une allée de peupliers conduit en 15 min., en gravissant une côte assez roide, k Liebwerda (Hôt. : Hehn , Adler; Benda, traiteur), bain situé, k 380 met. env., dansune jolie vallée, kla base N. de la Tafelfichte. .Son château, entouré d’un beau parc, appartient au comte Clam-Gallas. Ses sources salines et ferrugineuses étaient déjk renommées en 1500.
L’électeur Auguste I" s’en faisait expédier l’eau k Dresde. Elles sont
690 LE RIESENGEBIRGE. fRooTB 136. J
au nombre de quatre, dont une seule, le C/insfians6runnen (découverte en 1793) , s’administre en boisson. Les autres sont le Stahlbrunnen, le Josephinenbrunnen et le M’ükelinsbrunnen (depuis 1805). — On y prend aussi des bains de boue.
On peut faire de Liebwerda d’agréables excursions à la jolie cascade du Schwarzbachfall , par Haindorf (voir ci-dessus) et l^eisbach{\ .600 hab.), et à CaroUnenthal (3/4 d’h.).
On trouvera dans les hôtels indiqués ci-dessus des guides pour la Tafelfichle etFlinsberg.
On compte 2 h. 30 min. de marche de Liebwerda à la Tafelfîchte. Dans ce trajet on jouit d’une belle vue sur le Kalmerstein.
La Tafelfichle, le plus haut sommet de l'Isergebirge, s’élève à près de 1,200 mèt, au-dessus du niveau de la mer. C’est, comme son nom l’indique , un plateau couvert de sapins, qui bornent de plus en plus la vue dont on y jouissait.
Aussi les baigneurs de Flinsberg font-ils cette excursion moins souvent que par le passé. Près du rocher appelé Tafehtein se trouvent les frontières de la Silésie, de la Bohême et de la Lusace. — La vue est moins limitée du sommet du Heufuder, montagne voisine qui s’élève à 1,182 mèt. Un guide est indispensable. — Enfin Ton peut aussi aller de Liebwerda à Flinsberg, par Bœhmisch Neustædtel,Bergstrasse,Mæffersdorf, avec un beau château, Wigandsthal, pet.
V.* prussienne , et UUersdorf (480 hab). — On descend, en 1 h. 30 ruin., de laTafelfichte à Flinsberg.
Flinsberg (Hôt. : Badehaus, Wollxtein), est un v. prussien d’env. 1,700 hab., situé danslavalléedu Queiss.
Ses sources minérales alcalines et ferrugineuses y attirent tous les ans 3 à 400 baigneurs. Elles s'administrent en bains et en boisson. Le grand Badehaus a été bâti de 18.37 & 39, par le comte Léopold de SchatTgotsch , le propriétaire du lieu. Le rez-de-chaussée
contient 26 cabinets de bain; le premier étage est disposé en logements pour les baigneurs. — Flinsberg offre de nombreux buts de promenade tels que la cascade artificielle et les Kammhætiser, d’où l’on découvre d'une belle vue; l’ascension du Haumerich, de l’autre côté du Queiss (jolie vue sur la vallée); l’ascension (1 h.) du Geierstein{858 mèt.) d’où la vue est plus étendue que du Haumerich ; la ruine de Greiffenstein (2 h. 1/4) sur la route de Greiffenberg { voir ci-dessus J.).
Flinsberg est à 1 mil de Friedeberg, 2 1/4 mil. de Greiffenberg, 3 3/4 mil. de Lœwenberg, et 6 1/4 mil. de Bunzlau.
Q. De Flinsberg; à 1a Mena Bchlesisohe Baude, par les Bocbsteina , le Rocbalfall et le ZackeUaU.
8 h. 45 min. env.
On compte de 3 h. k 3 h. 30 min.
de Flinsberg, par le Queissthal, aux Hochsteine, deux masses de granit qui s’élèvent à 930 mèt. sur le sommet duSc/wcarafcerg.Le moins haut est facile à escalader. Une petite auberge, dans laquelle on peut au besoin passer la nuit, y a été construite. On y découvre une des plus belles vues du Riesengebirge, principalementsurle Hirschberger Thaï. — Des Hochsteine, on gagne en 1 h. 15 min. le Kochelfall en passant par Schreiberhau, long village d’env. 2,850 hab.
disséminés en 19 hameaux. Le Kocbelfall est une chute d’env.
15 mèt. que fait la Grosse Kochel, près des Kochelhæuser de Schreioerhau (on y trouve une petite auberge). De cette cascade, située à 2 h. de Warmbiunn (voir cidessus), on remonte en 3 h. 30 min., par le Rabenstein et le Zackenfall, k la Neue Schlesiscjie Baude. Un guide est nécessaire. Le Rabenstein est un amas de rochers pittoresques (748 mèt.) , du haut desquels on découvre une jolie vue sur le Hoklemtein (728 mèt.), masse
fRoüTï 136.] L’ELBFALL. — LES
rocheuse au pied de laquelle s’ouvre une route qui semble faite de main d’homme ; on pense que c’était une habitation druidique. — Après avoir franchi le Zacken sur un beau pont de pierre récemment construit on atteint (1 h. 30 min.) la J osephinenhiittè (720 mèt.), verrerie construite , en 1841 . par le comte Schaffgotsch , qui lui a donné le nom de sa femme. A 30 min. de l’hôtel, le Zaclcerla, affluent du Zacken, forme une des plus belles chutes du Riesengebirge, le Zackenfall (27 mèt.). Au-dessous de la chute s'ouvre une caverne de granit qui semble faite de main d'homme et qu’on appelle le Goldloch (trou d’or). Un escalier conduit de la hauteur dans la gorge où se précipite le Zackerla. — Un sentier de montagne peu fatiguant monte du Zackenfall en 1 h. 30 min.
à la Nene Schlesische Baude, chàlet situé à plus de 1,200 mèt. et dans leq^uel on peut passer la nuit sur le toinj On y découvre une belle vue.
R. De la Reoe SçhlesiBOhe Bande à 1a Bobneekoppe,
par l'Elbrall et les Sohneegmben.
De la Neue Schlesische Baude, j on monte, à la base S. des blocs de granit appelés Reiftræger 11,388 mèt.), aux Schweinstetne, d’où l'on aperçoit les Quarhiteine qu’il faut gravir, et qui offrent une belle vue sur le Hirschbergerthal. Après s’étre élevé au point culminant de l’aréte, on gagne à l’E., puis au S. rElbu:ie.ie, où l’on peut visiter les sources de l’Klbseiffen, de la Mummel et de la Pantsche. C’est le U^eissv'asser que l’on regarde énéralement comme l'origine de Elbe ; l’une de ses sources, entourée de pierres, s'appelle l’Elbbrunnen. En suivant le ruisseau, on descend en 20 min. onv. à l'Elbfall (env. 2 h. de la Neue Schlesische Baude), la plus haute et la plus belle cascade du Riesengebirge.
Elle a 33 mèt. On y trouve une petite auberge, devant laquelle est
SCHNEEGRUBEN. 691
un petit canon que l’on peut se faire tirer moyennantun pourboire de 5 sgr. par coup. A 30 min. de l’Elbfall, on peut visiter le Pantschefall, cascade beaucoup plus élevée, car elle tombe d'une hauteur de 2,400 k 2,700 mèt., mais dont la masse d'eau est beaucoup moins considérable. On la compare souvent au Staubbach, dans la vallée de Lauterbrunnen.
De l’Elbfall on monte en 45 min. aux Schneegruben, deux grottes profondes de plus de 300 mèt., et ainsi nommées parce qu’elles conservent des masses de neige pendant une partie de l’été.
Une arête de granit sépare la grande Schneegrube de la petite; un coup de canon (2 sgr.) y éveille un écho beaucoup plus beau que celui de l’Elbfall. Do l’auberge voisine on découvre une des plus belles vues du Riesengebirge.
Des Schneegruben h. la Schneekoppe, on compte de 5 h. 1/2 à Ch. de marche. Bien que le chemin soit facile à trouver, on fera bien de prendre un guide. On s’élève d’abord sur le Hohe Rad, amas de blocs granitiques dont le point culminant atteint 1,550 mèt., et sur le versant N. duquel se trouve une auberge solitaire, la Pudelbaude. Mais on en redescend le versant K., en découvrant de distance en distance de belles vues sur le Hirschbergerthal et sur le Schmiedebergerthal. Après avoir franchi \a.Grossn Stwmhaube, haute de I ,.190 mèt., on passe sur le Kleine Rad, près duquel on remarque à dr. (1 h. 30 min.) les Mannsleine, qui furent peut-être d’anciens autels celtiques, et sur le Mædelkamm, dont les Mædelsteine couronnent le sommet. Laissant à peu de distance la RübezaMs Gruft, on atteint bientôt les Kleine Mædtliteine , au-dessous desquels se trouve (15 min .) la Petersbaude (Bohême). On a en face la Schneekoppe avec la chapelle et le Brunnenberg. A g., au delà des Kogelsteine, on yierçoit la plaine : on 1 découvre Warmbrunn, Hirsch-
692 LE RIESENGEBIRGE. [Route 136.]
berg, Giersdorf, plus près de la montagne Stonsdorf, Erdinannsdort', les Falkenberge, Schmiedeberg, le Friesensteine, etc. Après avoir dépassé la Petersbaude (l’une des meilleures auberges du Kieseiir gebirge), on gagne en 30 min.,— par l’humide Mædelwiese, — la Spindlcr Baude (Bohème), méchante auberge qu’on peut laisser à dr., et d’où l’on monte en 30 min. à la Kleine Slurmhaube ( belle vue).
Après l’avoir descendue et traversé le Qweerlierg — (on aperçoit à dr.le Teufelsgrnnd! — on commence à gravir le Silberkamm. appelé aussi Lahn berg, dont on atteint en 30 min. le pointculminant. Du bloc de granit nommé Mittagstein ou Teufelssleinj et situé sur le versant N. du Silberkamm, on découvre une belle vue. Au-dessous du Mittagstein s’étend (30 min. du Silberkamm) le Grosse Teich, lac élevé de 1,250 mèt., long d'env. GOO mèt.
et large de 180. Bien que scs eaux soient pures, il ne nourrit aucun poisson. Sa température est de cent, à sa surface, et de 10' il une profondeur de 20 met. Il a au N. un petit écoulement. La vue qu’on y découvre est très-belle.
Une gorge étroite et boisée, principalement de pins, sépare ce lac du Kleine Teich, qui en est peu éloigné. Il est d'env. 60 ihèt.
moins élevé et «"a que 250 mèt.
de long, sur 175 mèt. de large.
Son écoulement s’appelle la Lomnitz. Il nourrit d’excellents poissons..Sur ses bords s’élève la Teichbaude. Le chemin suit la rive O., et. parvenu à son extrémité, il se bifurque. On prend celui de g., pour gagner en 1 h. la Riesen- Bande, appelée aussi Weinhaut (Bohême), située au-dessou.s de la Schneekoppe, dont on atteint le pointculminant on 30 min. parmi bon sentier, praticable môme pour des chevaux. — »V. B. On est mieux logé à la Hiesen-Baude qu’au sommet de la Schneekoppe. Ünlitdans une chambre commune coûte 10 «gr., le foin 4 sgr.
La Scheekoppe ou Riesenkoppe,
le point le plus élevé des Sudètes et de toute l'Allemagne du Nord, atteint une hauteur de 1,650 mèt.
au-dessus de la mer Baltique. Son sommet e.«t du granit, au-dessous duquel, à une certaine profondeur, on trouve des schistes micacés. Il forme un petit plateau de 300 pas de circonférence environ. Sur ce lateau, un comte de Schatfgotsch, t bâtir vers la fin du ivii' siècle (1681), une chapelle consacrée à saint Laurent, et visitée chaque année par de nombreux pèlerins.
Avant 1849, cette chapelle se transformait en auberge, de la Pentecôte au mois d’octobre. Mais dep-uis la construction de la nouvelle auberge, elle a été restaurée et rendue exclusivement à sa première destination. Le nouvel hôtel (chez Sommer) est suffisamment confortable et à des prix assez modérés.
Par un temps favorable, il est utile de faire retenir son lit d'avance.
Les chambres de plus de deux lits ne se louent qu’en commun. — Ce qui manque surtout à la Koppe, c’est une tour élevée, qui permit de jouir d’un véritable panorama; car on est obligé d’aller sur tous les points du plateau pour contempler en détail les vues différentes qu’il présésente. D’ailleurs le sommet de cette montagne est très-fréquemment enveloppé de br.iuillards que le soleil ne parvient que rarement à dissiper.
Quand le temps est clair on embrasse un horizon de 11 à 12 milles. La vue du côté N. est la plus belle, car dans les autres directions les montagnes cachent en partie la plaine. Ce qu’on lui reproche surtout, c’est de manquer d’eau. On aperçoit: au N., le Græberberg, .Seidorf (à g.), Arnsdorf (à dr.), Stonsdorf, Erdmannsdorf, Immnitz , le Prudelberg, Hirschberg, Schildau, le (,'apellenberg, le Græditzberg, Bunzlau, GoldborgetOlogau; — au N.-.N. E., Buchwald, Fischbach, les Falkenberge, Kupferberg, Wahlstadt, Jauer et Liegnitz ; — au N .-E.-E . , Schmiedeberg , le Landeshuter
fRoüTK 137.) MOLLWITZ
Kamm, les Friesensteine, Fürsten- Btein, Striegau et Breslau ; — à l’E., le Rosenberg, Liebau, Landeshut, Grüssau, le Hochwald, Gottesberg, tichweidnitz, le Zobtenberg, l’Eulengebirge, la Hohe Eule et Xeisse ; — à l’E.-S., les rochers d’Adersbaoh , Schatzlar, Freiheit, Trautenau et la lleu- Bcheuer; — au S., l’Aupegrund ou Riegengrund, ravin profond de près de 60ü mèt., et au fond duquel coule l’Aupe, Schwarzthal, Arnau, Jaromitz , Josephsstadt, Kœniggraetz ; — au S. -O., Hohenelb, Starkenbach, Neu Paka, le Tabor, Hochatadt, Se’mil, le Kozakow, Prague, Eisenbrot ; — à l’O.-X., la Tafelfichte, les Hochsteine , le Mittagstein , les Dreisteine, Giersdorf, le Kynast, Hermsdorf, Warmbrunn, Voigtsdorf, Greifenstein , Friedeberg, Greifenberg, Liebenthal, la Landskione.
La Koppenkapelle forme les limites de la Silésie' et de la Bohême.