BRIEG
une collection de tableaux. Il s’y cultive et il s’y fabrique une grande quantité de tabac.
Avant d’arriver àBrieg, on laisse à dr. Moll'witz (on aperçoit le clocher de son église), v. rendu célèbre par la bataille que Frédéric II 3' gagna, le 10 avril 1741.
sur l’armi-e autrichienne, et qui assura à la Prusse la possession de la Silésie. Ce premier début du roi conquérant ne semblait pas annoncer les talents qui excitèrent , plus tard , l’admiration de l’Europe. Loin de se montrer bon général, il ne prouva même pas qu’il eût le courage vulgaire d'un soldat. Un moment la cavalerie, qu’il commandait en personne, se vit obligée de battre en retraite. Inaccoutumé au tumulte et à l’aspect d’un champ de bataille, il perdit son sang-froid, et céda trop facilement aux instances des courtisans qui lui conseillaient d’éviter le danger. Il s’enfuit à plusieurs milles de distance, tandis que Schwerin, un de ses plus habiles généraux, résistait courageusement au choc de l’ennemi , malgré deux blessures qu’il avait reçues. Les habiles dispositions de ce feld-maréchal et la fermeté des bataillons prussiens l’emportèrent enfin. L’armée autrichienne abandonna le champ de bataille en y laissant 8,000 de ses soldats. Frédéric apprit, le soir même, le résultat de la journée dans un moulin où il s’était réfugié. Il ressentit une douleur amère. Il ne pouvait pas se réjouir d’un pareil succès ; car il le devait aux dispositions que d’autres avaient prises et à la valeur de ses soldats, qu^’avaient pas cessé de combattre alors qu'il fuyait. «Tel fut, dit M. Macaulay, le début trompeur du plus grand guerrier de son siècle. »
5 4./10 mil. Brieg (Hôt. : Kreuz.
Lœwe), V. de 13,0o0 hab., située sur l’Oder. Son vieux chdteau (près de la porte de Breslau), ancienne résidence des ducs de Brieg, a été détruit presque entièrement par
694 DE BRESLAU A VIENNE. [Route 137.
les Prussieus lors du siège de 1741.
Les hussites l’avaient déjà saecagé en 14‘28 , mais le duc Georges II l’avait fait rebâtir. Il sert actuellement de magasin. Son église protestante de Saint-Nicolas , bâtie en 1287, renferme un bon tableau de maître-autel de Rhode, et le tombeau du feld-maréchal prussien de Gessler (•}• 1762). Son église catholique date de 1738; elle n'est pas achevée. Son gymnase, fondé en 1561 par Georges II, a été transforme d’abord en maison de travail, puis en maison d’aliénés Ses fortifications, démantelées en 1807, servent actuellement de promenades dans lesquelles on r en) arque, outre le beau jardin, Kaltenbrunn,
rès du pont de l’Oder, les cafés
élix et Thunack , et le Fuchsberg, espèce de château construit par le D'' Fuchs, qui avait établi dans les fortibcations une maison de santé hydrothérapique.
Embranchement pour Neisse (voir R.
138 C'i ; — à Græfenberg, R. 138; —à Leobschütz , R. 138.
On s’arrête à Lossen, de Brieg à
7 4/10 mil.Lo’u,'e)i,V.de l,600haD., sur la rive g. de la Neisse, avec un château, puis à Czepeluiils, k Chroszynna et à Szcepanowits , entre Lœwen et
10 8/10 mil. Oppein (Hôt. :
Schtoarzer Adler, bieicald , Sæchsischer Hof], V. de9,.ô00 hab., située sur la rive dr. de l’tOder, que le chemin de fer v traverse avant d’y arriver. .Son église catholique, de l'an 1000, a été, dit-on, bâtie à l’endroit môme où saint Adalbert fonda la première église chrétienne (959).
Son collège de jésuites fondé en 1673, a été supprim^en 1801 et transformé en gymnase catholique.
En 1816 elle est devenue le cheflieu de la Silésie supérieure, dont elle était la capitale depuis 1103.
Elle s’est beaucoup embellie et agrandi edej'uis. Outre son bel lidtel de ville, il faut visiter son micien château princier, bâti en 1426 sur une île de l'Oder, et qui se trouve actuellement occupe par divers
services publics, — Au-dessus de la ville. l’Oder forme l’i le deBolko, d’une superficie d’un mille carré environ.
Après avoir traversé les rochers calcaires, situés derrière le Bahnhofd’Oppeln, et longé l’Oder à une certaine hauteur, on redescend près de Groscbowitz, dans la vallée de roder où l’on s’arrête à Guradze {belles carrières et belles forêts), et à Gogolin. A cette dernière station le chemin de fer croise la route qui conduit d’un coté (E.)à Gross-Strelitz et de l’autre (O.) à Krappitz. Au delà de Jaschiona on ‘laisse à g. l’Annaberg (1 mil. env. du chemin de fer), montagne que couronnent un couvent de franciscains et une église fréquentée par de nombreux pèlerins le jour de laSainte-Anne, car elle contient, dit-on, une image miraculeuse. Les touristes curieux d’en faire l’ascension descendent à Dzieschowitz. On franchit enfin la Klodniiz et son canal, avant de s’arrêter à
16 3/10 mil. Eandrzin (bonne restauration', station de Cosel, V.
forte de 3,000 hab., située à 1 mil.
de Kandrzin, sur la rive ç. de l’Oder. Sur ses remparts s’élève un monumenten l’honneur du général Neumann , qui défendit la place contre les Français, en 1807.
A environ l 1/4 mil au S. se trouve la colonie de Gnadenfeld (frères inoraves).
A Cracovie, R. 138; — à Varsovie, R. 139.
Deux stations, Dicrau-a et Dziergou-itz , ont été établies entre Cosel et
18 7(10 mil. Hammer, et une seule , Nendza { embranchement jiour Kattowitz, R. 138 C) , entre Hammer et
20 6/10 mil. Ratibor (Hôt. ; Prinz von Preussen, Jæschke, Brurk), Y.
de 10,300 hab., située sur l’Oder, qui commence à devenirnavigable et que le chemin de fer y traverse sur un pont de 8 travées, long de 111 met. et haut de 10 mèt. Elle est le siège de la Cour d’appel de
[Routb 138. J WEISSKIRCHEN.
la Silésie supérieure; elle possède un vieux château des princes de Hohenlohe-Schillingsfürst, incendié en janvier 1858, sept églises, un gymnase évangélique , une école de sourds-muets , un pénitentiaire, un entrepôt de sel et de fer, et de nombreuses fabriques.
Embranchement pour (5 1/10 mil.) Leobschütz, voir R. 1.38 C.
Après avoir dépassé les stations de Tu'orkau (château et parc; bière de Bavière), de Krzizanotcits et d'Annafcerg, où se trouveétablie la douane prussienne, on sort de Prusse pour entrer en Autriche.
23 9/10 mil. Oderberg, V. de 1,200 hab., située surla rive dr. de l’Oder. La douane autrichienne y est établie. On y vise les passeports et on y visite les bagages des voyageurs. Au delà d’Oderberg, le chemin de fer, continuant à remonterlavalléede l’Oder, traverse rOstravitza avant de s'arrêter à Mæhrisch Ostrau, Y. de l,8ü0 hab.
d’où l’on aperçoit à l’E. les forges de Ditkowitz qui occupent 4,000 ouvriers, puis il repasse surla rive g. de l’Oder près tle son confluent avec rOppa, sur un pont de 12 travées, haut de près de 8 met. et d’une longueur de 412 mèt.
2.5 9/10 mil. Schænbninn, station d’où se détache un embranchementsur (3 3/4 mil.) Troppau (voir R. 138 71).
Après s’être arrêté à Statiding, on traverse l’Oder dont on quitte la vallée, entre Zauchtel et PoJd.
Dans ce trajet on aperçoit à l’horizon les Petits Carpathes, On franchit ensuite , dans une profonde tranchée, le col ou plateau élevé ui sépare la Silésie autrichienne e la Moravie et qui formele point de partage des eaux de la Baltique et de la mer Noire. Puis on entre dans le bassin de la Beezwa, près de
31 rail. Weisskirchen , V. de 5^800 hab., chef-lieu du cercle Prerau, située sur la rive dr. de la Beezwa. On y remarque le château Budischow et les ruines de Swer-
— TARNO-WITZ. 695
tosch.Les travaux d’art, — des tranchées, des remblais, des viaducs, même un petit tunnel,— se succèdent rapidement. Le chemin de fer, dominant à une certaine hauteur la fertile vallée de la Beezwa, offre de jolis points de vue.
35 1/2 mil. Leipnick, V. industrielle de 3,000 hab., dontles vieilles tours présentent un aspect pittoresque. On aperçoit sur la rive opposée de la rivière les ruines du château Helfenstein appartenant au prince Dietrichstein.
37 1/2 mil. A Prerau, on rejoint le chemin de fer de Prague à Vienne (voir rj/inérotrr de V Allemagne du Sud).
41 1/2 mil. Napagedl.
51 1/2 mil. I.undenburg.
61 1/2. mil. Vienne (voir rlfmérat’re de l’Allemagne du Sud).
DE BRESLAÜ A CRAC’OVIE.