DE BRESLAU
juilletl799 dans le hameau deGræl'enberg. Ses parents — qui étaient des cultivateurs — ne lui donnèrent qu’une éducation très-ordinaire; mais la nature l’avait doué d’un esprit d’observation remarquable et d’une grande pénétration. Dès son enfance il fut frappé de l’utilité qu'on retirait de l’emploi de l’eau froide dans les cas d’entorse, de contusion et de tumeur aux pieds des chevaux. A l’âge de dixsept ans, Priesnitz, dans une chute u’il fit, eut deux côtes fracturées, e chirurgien a}’ant inutilement tenté de remédier au déplacement qui existaitentre les fragments, le jeune homme appuya sa poitrine contre le dossier d’une chaise, et, en retenant sa respiration, il fit reprendre aux deux côtes leur direction normale, puis il entoura sa
Eoitrine d’une serviette mouillée, ut de l’eau en grande quantité et guérit en peu de temps. Depuis lors, il entreprit de guérir les malades de son voisinage au moyen de l’eau froide. Ayant réussi dans un grand nombre de cas,. sa réputation s’étendit rapidement; de nombreux malades lui arrivèrent de tous les côtés, et en 1830 il fut autorisé par le gouvernement autrichien à exercer la médecine hydrothérapique. Grœfenberg a oui d’une vogue immense jusqu’à a mort de Priesnitz, qui a eu lieu en 1851. Maintenant on n’y compte plus guère que 400 malades par an au lieu de 1,500 à 1,800 qui s'y réunissaient chaque année. Ce qui recommande Grœfenberg aux malades, c’est son heureuse situation sur la pente de hautes montagnes et au milieu de vastes forêts de sapins; c’est la bonne qualité de son eau dont on rencontre des sources à chaque pas. Quant au confortable de la vie il ne faut pas s’attendre à le trouver à Gra*lenberg. Tout y est encore primitif comme appareils de bains.
La douche des femmes, qui est à 1/4 de lieue de la maison, n’est même pas couverte. Les logements y sont d’une extrême simplicité.
A CRACOVIE. [Rodtb 138.|
et pour la nourriture, voici l’ordinaire : à déjeuner du lait froid, du pain bis et du beurre, A 1 h. dîner, un plat de viande, un plat de légumes et un plat sucré ; ni potage, ni vin, ni dessert. Le soir à 7 h. pour souper, du lait froid, du pain bis et du beurre. Il n’est pas facile à tout estomac de s’habituer à un pareil régime. Le prix de la pension n’est que de 150 fr. par mois, tous frais compris.
Le médecin qui a succédé à Priesnitz est M. Schindler, homme instruit, dont l’accueil est amical pourtous,m6mepourles médecrtl%, que Priesnitz voyait toujours de fort mauvais œil. Les malades peuvent se loger dans l’établissement ou dans l’une des vingt-cinq maisons qui composent ce que l’on appelle la colonie de Grœfenberg, ou bien dans la petite ville de Freiwaldau qui est au bas de la montagne. Le médecin y fait sa tournée chaque jour, et, dans toutes les maisons, on trouve les appareils nécessaires pour suivre le traitement.
A Grœfenberg, les malades doivent faire chaque jour de longues promenades, quelque temps qu’il fasse. La forêt offre de fort beaux site.s, et du haut du Koppenhaus, à 10 minutes de l’établissement, on jouit d’une vue magnifique.
On peut de Grœfenberg, ou plutôt de Freiwaldau, aller à Hohenstadt rejoindre le chemin de fer de Prague à Vienne, par OlmUtz. La distance est de 7 1/2 mil. Le trajet se fait en 7 h. 25 min.
De Neisee i LeobschUta.
7 3/10 mil., dilig. tous les jours, en C h. 1/2, pour 1 th 22 1/2 sgr.
3 9/10 mil. Neustadt, V. de 7,000 bab., non loin de la frontière autrichienne. Son couvent a été transformé en maison de santé.
5 9/10 mil. Hotimplotx, V. de 2,000 hab., chef-lieu de la seigneurie du même nom appartenant
fRoüis 138.1 TROPPAU. 699
à l’archevécjue d'Olmütz. — Commerce de vin.
7 3/10 mil. Leobschütz, V. trèsancienne d'env. 7,800 hab. dans line contrée très-fertile. Ses marchés de céréales sont très-renommés. Le blé y est moins cher que sur tous les autres marchés du royaume. — Elle possède un gymnase catholique et une verrerie.
De Leobsohttta i Ratibor.
5 1/10 mil. Chemin de fer. 3 convois par jour, trajet en 1 h. 50 min., pour 1 th., 33 sgr., et 15 sgr.
Le chemin de fer longeant la route de terre, s’arrête aux stations de Wemersdorf.
2 2/10 mil, Bauerwitz, V. de 2,300 hab., Stolzmütz, Peteru-itz et IVotnou'itz,
5 1/10 mil. Katibor (voir R. 137).
Oe Ratibor i Kattowlts.
11 5/10 mil. Chemin de fer construit de 1848 à 1858 . 3 convois tous les jours, trajet en 4 h. 50 min., pour 3 th. 7 sgr., 1 th. 30 sgr., et i th. 4 sgr.
9/10 mil. Nendza (voir R. 137), station où on laisse à g. le chemin de fer de Ureslau (R. 137).
I 9/10 mil. Czemitz, v. près duquel le chemin de fer traverse un tunnel long de 707 mèt.
4 9/10 mil. Rybnik , V. d’env.
2,900 hab.
Suivent les stations de Cziosseclc, Czerwionka, Orzesche et
9 3(10 mil. Nicolai, V. d’env.
2,900 hab, dans une contrée riche en bois.
On laisse à g. un petit embranchement conduisant à la forge d'IdahiUte, et un autre, àdr., qui se dirige sur la forge appelée EmanueU-Segen, avant d'atteindre
II 1/10 mil. Kattowitz (voir cidessus B).
10 4/10 mil. de Kattowitz k Cracovie (voir ci-dessus B).
D. Par lletase et Troppaa.
48mil.,dont35 l/3mil.en chemin de fer.
5 4/10 mil. de Breslau à Brieg (voir R. 137).
6 2/10 mil. de Breig à Neisse (voir ci-dessus C.).
De Helsse àTroppau.
12 5/10 mil. — N. B. Les voitures publiques ne partent que de Zuckmantel (trajet en 7 h.).
2 3 4 mil. Ziegenhals.
1 mil. Zuckmantel, v. au sortir duquel on laisse k dr. la route qui conduit k Grœfenberg ( voir cidessus C.) pour se diriger k l’E.
sur
3 3/4 mil. Olbersdorf.
2 mil. Jægemdorf , V. de 6,000 hab., chef-lieu du duché du même nom, appartenant au prince de Lieciitenstein . avec un château seigneurial et un couvent de minorités. — Le Burgberg, dans le voisinage, est un lieu de pèlerinage très-fréquenté.
3 mil. Troppau. V. industrielle (laines, draps, toiles), de 12,000 hab., le chef-lieu du cercle de son nom et des duchés de Troppau et de Jægemdorf appartenantau prince Liechtenstein. En 1820 les souverains du nord de l’Europe y tinrent un congrès.
On y remarque ; Véglise de Marie, construite en basalte du Raudenberg avec une tour inachevée et une autre tour moderne qui porte la croix de l’ordre Teutonique ; l’ancienne église des jésuites ; la commanderie de l’ordre Teutonique; le château ; Vhôtel de ville, le coui’enthôpHal (la maison mère des sœurs de l'ordre 'Teutonique, etc.). On peut visiter dans ses environs, • Hrabin ; le parc, le haras et le château de Radun ; Grs-tz. avec le château du prince Lichnowski , qui renferme une galerie de tableaux.
On voit dans l’église un monument élevé k la mémoire de ce prince, tué k Francfort en 1848(voirR. 12.); Meltsch, avec le bain de Johannisbrunn , etc. Troppau est k 10 mil. d’Olmütz. La route de terre ui unit ces deux villes est abanonnée depuis l’établissement du chemin de fer. Elle passe par : —
(2 1/4 mil.) Dorf Teschen ; (2 mil.)
Hof ; (3 1/2 mil.) Sternberg; l2 1/4 mil.) Olmütz (voir l lWnfraire de l'Allemagne du Sud).
D6 Troppau A Sohoenbrunn.
3 3/4 mil. Chemin de fer.
Un embranchement du chemin de ferrelie Troppau à Schœnbrunn (R. 137). On s’arrête aux stations de Freiheitau et de Diehlau. Le trajet ae fait en I b. 3Û min.; à
3 3/4 mil. Schœnbrunn (R. 137} on rejoint la route de Breslau à Vienne.
2 mil. de Schœnbrunn à Oderberg {voir R. 137).
la mil. d'Oderberg à Cracovie, voir l'Allemagne du Sud (de Vienne à Cracovie).
Cracovie ( voir l’Itinéraire de l’Allemagne du Sud) .
DE BRESLAD A VARSOVIE.
Cfi 7/10 mil. Chemin de fer de la haute Silésie ouvert en, 1316, 1847 , 18Ô8 et
24 7/10 mil. de Breslau à Kattowitz (voir R. 138. A. ou II.].
C’est entre Kattowitz et Myslowitz que se détache l’embranchement de Varsovie, pour se diriger au N. E. sur Zabkowicz, où l'on rejoint le chemin de fer de Cracovie à Varsovie.
42 mil. de Kattowitz à Varsovie (voir, pour lu description de celte route et celle de Varsovie, le Guide du voyageur en Europe par A. Jeanne).
A. PAR DRRSDE ET PRAUCE.
104 6/10 mil. 2 convois tous les jours, trajet en 24 h. 13 min ., par train etpress, en 32 h. par train ordinaire. Iff cl. 6 th.
[Robte 140. J
|22 sgr. et 23 fl. 40 kr. ; 2î cl. 4 th. 23 .sgr. et 14 fl. 43 kr.; 3' cl. 3 th. 5 sgr. et U fl. 50 kr.
25 7/10 mil. de Berlin à Dresde, R. ITL