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L’ODENWALD

L’Odenwald est cette contrée moniageuse qui s’étend du Mein (N.) au Neckar (S.), terminée à l'O.

par la Dergstrasse et bornée à !’E.

par le Mein. la Mudau et l’Elz.

L’origine de son nom est inconnue. Elle appartient presque tout entière au grand-duché de Hesse- Darmstadt Je reste au grand-duché de Bade), et compte 100,000 hab.

sur une longueur de 8 mil. et une largeur de 7 mil. Aucun de ses points culminants n’atteintOOG mèt.

Ses plus hautes sommités sont : le Katzenbuckel, urès d’Eberbach, la N eunkircherhœhe , le Tromm , le Kræèberg (voir ci-dessous pour ces diverses montagnes), le Melibocus (voir R. 9), et le Felsberg (voir cidessous). Ses eaux coulent au N.

dans le Mein. au S. dans le Neckar.

à l’O. dans le Rhin. Elle se compose de basalte, de chaux, de grès, de gneiss, de granit, de porphyre et de siénite. Du reste ses roches se montrent rarement à nu : ses hauteurs comme ses vallées sont presque partout couverte.sde bois, ûe champs et de prairies. D'excellentes routes, réunies par des chemins et des sentiers, la traversent dans tous les sens. Les piétons peuvent y faire d’agréables et d'intéressantes excursions, dont nous indiquons plus bas les principales.

La Bergstrasse qui forme le versant occidental de la montagne, est une belle route couverte de vignes et d’arbres fruitiers. Elle oflre des points de vue pittoresques dont la réputation cependant a été surfaite. L’absence d’eau, qui se fait sentir partout, ne permet point k ces contrées de soutenir la comparaison avec les sites si animés de la forêt Noire. Le chemin de fer, parallèle à cette route, est trop en plaine pour que le voyageur puisse bien jouir du paysage. Aussi, ne saurions-nous trop engager le touriste qui ne peut consacrer deux ou trois jours à l’exploration de

la montagne, à quitter du moins le convoi à la station de Bensheim, (R, 9 et de monter par le château d’Àuerbach au Melibocus, pour redescendre à la station de Zwingénberg (R. 9): quatre heures suffisent pour cette excursion.

A. DK HKIDEI-BERG A DARMSTADT, PAR ERBACH.

14 mil De Heidelberg à Eberbach,

4 1/2 mil.; dil. t. les j,, en .9 h. 1/4, pour 1 fl. — D’Eberbach à Erbach, 3 1/4 mil.; dil. t. les j., en 3 h. pour 56 kr. — D’Erbach à Darmstadt, 6 1/4 mil.; 2 dil. t. les j., en 5 h., pour 1 fl. 34 kr. et 1 fl- 52 kr.*

4 1/2 mil. de Heidelberg à Eberbach (V oir V Itinéraire de l'Allemagne du Sud).

En quittant Eberbach on redescend le long de la rive dr. du Neckar jusqu’à la vallée du Gammelsbach, que la route remonte.

Dans ce court trajet on traverse Vltterbach, qui descend du Hœllgrund, gorge profonde et sombre, dominée au S. par le Katzenbuckel, dont le sommet escarpé, haut de 59.3 met., offre un beau panorama (en 1821 on y a construit une tour).

Remontant alors la rive g. du Gammelsbach, la route laisse à g.

le château de Freienstein, sur le Weckberg.à l’entrée du v. de Gammclsbach, avant d’atteindre

1 1/2 mil. Bee'rfelden. V, de 2,500 hab., située près du point de partage des eaux de l’Odenwald, car sa principale fontaine forme la source de la Mimling qui descend dans le Mein. Elle a été brûlée entièrement , sauf neuf maisons, le 29 avril 1810. N. B. On peut aussi se rendre de Heidelberg à Beerfelden par Hirschbronn (voir l’Allemagne du Sud), et la vallée du Finkenbach , où l’on trouve Hainbrunn et les deux ham. de Ffnkenbach.

Près de Helzbach, que l’on traverse ensuite, s’élève, sur la rive dr. de la Mimling. le Kræhberg (510mèt.) dont le nouveau château, entouré de beaux jardins, jouit d’une belle vue. Grossie par la

88 L’ODENWALD. (Routb 10.1

Mossau {rive g.) et d'autres ruisseaux, la Mimliiig arrose Ebeitsbeifi. Sclitmen et Lauerhacli, entre Hel/.bacli et

1 3;4 mil. Erbach (Hdt.: Post), X.

de 2,000 hab. Louis le Débonnaire la donna jadis à Eginhard, le secrétaire de Charlemagne, qui, selon la tradition, épousa la tille de son maître, Emma, et d’où prétendent descendre les comtes d'Erbach, divisés actuellement en trois branches : Erbach-Fiirstenau , Erbach-Erhach , et Erbach-Schœnberg. Le château des comtes d'Er- ,bach-Erbach mérite une visite. Il a été construit au siècle dernier, sur l’emplacement d’une ancienne résidence baronniale. Sa vieille tour, qui a 34 mèt. de haut et 38 mèt. de circonférence, a, dit on, une origine romaine; mais sa partie supérieure date de 1497. On remarque surtout :i l'intérieur le Rittersaal ou salle des Chevaliers (à g. de l’entrée), bâtie danslestylc gothique, ornée de beaux vitraux de couleur (du xiii' au xvii' sièclel, et contenant, — outre des trojihées d’armes, un bouclier d’un curieux travail, des selles, etc., — une riche collection d'armures. Les armures des- six cavaliers sont celles de Conrad de Künsberg, d’Erasme Schenk d’Erbach, d’un comte de Leiningen (armures du xv» siiicle), de Jean-Ernest de Saxe (xvi' siècle), de Frédéric III (de l’arsenal de Nuremberg), et du comte Frédéric de Hohenzollern. Les trois premiers sont armés pour un tournoi , les trois derniers pour la guerre. Les armures des figures à pied (la plupart viennent de l’arsenal de Nuremberg) ont appartenu : aubanditEppelindetiailing, mort sur l’échafaud en 1381 , à Cdme II de Florence, à Pierre Strozzi, à Jacques .Médicis, à Conrad de Bemelourg, à un comte de Leiningen, à Philippe le lion, duc de Bourgogne, à l’empereur Maximilien 1", à Gustave-Adolphe, à Wallenstein, au margrave Albert, à Louis-Henri de Nassau, à F'ranz de Sickingen, àGoetz de Berlichin-

gen, à Georges III de Waldburg, au duc de Bavière Albert lit, à Conrad Schott. décapité, pour ses crimes, avec l’épée que tient à la main la ligure placée près de la porte, enfin au nain ïhomele, servi dans un pâté, lors du mariage du ducGuillaume de Bavière avec une princesse de Bavière. On monte par quelques degrés de la salle des Chevaliers h la chapelle, qui contient les monuments de plusieurs membres de la famille d’Erbach, et près de laquelle reposent, dans une chapelle particulière , Eginhard et sa femme Emma, dont les ossements ont été transférés à Erbach, en 1810, avec ceux de la sœur d’Emma (ils étaient auparavant dans l’abbaye de Seligenstadt).

A dr. de l’entrée du château, on face de la salle des Chevaliers, se trouve la Gewehrkammer (la chambre des Armes), qui renferme une collection d’armes de tous les peuples et de toutes les époques. Audessus est une collection d’antiquités grecques et romaines (une tête d’Alexandre le Grand, trouvée à Tivoli, un casque trouvé sur le champ de bataille de Cannes, etc.), de vases étrusques et d’antiquités égyptiennes.

Près du château on remarque les restes d’une ancienne maison de templiers.

D’Erbach à Darmstadt par Dieburg, voir ci-dpssous B.— Hoppenheim par FUrth, voir ci-des.sous D. — A Weinheim par Fürth, voir ci-dessous E. — A Miltenberg, voir ci-dessous G (3 mil.), Amorbuch ; (1 3/4 mil.), Miltenbcrg.

A 30 min. d’Erbach est la 'V. de MicheUtadl (2,700hab.), unedes plus anciennes V. de l’Odenwald, aont l’église, bâtie à diverses époques, possède quelques tombeaux des comtes d’Erbach, malhdroitement badigeonnes. A l’E. s’élève une montagne boisée, haute de 460 mèt., nommée Eulbach, sur laquelle est un château de chasse des comtes d’Erbach, entouré d’un beau jardin, qui renferme des an-

IRoutk lO.J LICHTENBERG.—

tiquités romaines, trouvées dans les environs. Au N., un peu audessous de Michelstadt, près de la forge inférieurç et de Steinbach, on aperçoit le château de Fiirstenati, dont deux des tours existaient déjà en 1356.

La route directe d’Erbach à Darmstadt, après avoir dépassé Michelstadt, laissé k dr. Fürstenau et traversé Steinbach, puisRehèacli, franchit le point de partage des eaux et descend dans la vallée de la Gespren: par Dælhtein, à {3 mil.) Brensbach, puis à Gross Biberau, à 1 h. duquel, en remontant au S. un ruisseau qui vient de la Neukircherhoehe. on peut aller visiter le château 'de Lichtenberg, encore habitable, ou un tribunal secret (Vehmgericht) a tenu ses séances, et où, pendant la guerre de Trente ans, les habitants vinrent chercher un refuge. De Brensbach 2 h- suffisent pour remonter le long de la Gesprenz à Reichelsheim (voir cidestsous F), par Xteder Keinsbach, Unter et Ober Gesprenz, Kirchbeerfurt et Bockenrod, ou pour aller, par Frænkisch Crumbach, au château de Rodenstein (voir ci-dessous F). — On traverse ensuite Reinheim, 1,100 hab., et, sg dirigeant à l’O., on gagne par Spachbriicken etRossdorf, (3 1/1 mil.) Darmstadt. (Voir R. 9.)

B. d’rRBACH a DARMSTADT,

PAR DIEBURCr.

7 mil.; dil. t. les jours., en .î h. 1/1, pour 1 11. 52 kr.

Après avoir dépassé Fürstenau, on descend à Zell, v. à l'E . duquel (1 h. env.l on peut aller visiter les restes d'une forteresse romaine, appelée Hainhaus, transformée en maison de chasse (1 h. d'Eulbach).

Au-dessous de Zell, le Mimlingthal s’élargit, surtout à Kœnig, dont l’église, bâtie du xiv* nu xvi' siècle, était autrefois une forteresse. La partie de la vallée que l’on traverse ensuite s’appelait jadis die Rosenau ou la prairie des Roses. Sa beauté lui avait valu ce nom.

HANDSCHUHEIM 89

2 1/4 mil. A Hœchst (1,250 hab.), on laisse à dr. (1 h. env.)Neustadt, b. de 900 hab., que domine le flreuberg, anc. forteresse romaine, château bâti au moyen âge, agrandi au XVI* siècle, pris et repris dans la guerre de Trente ans, habité encore aujourd’hui. La Mimling, ui passe à Neustadt, va se jeter ans le Mein près d'Obernburg.

De Hœchst à Obernburt;, 2 1/4 mil.

On traverse ensuite Hetschbach, Frauen N anses et Umstadt, V. de 3,100 hab., à 1 h. env. de laquelle •on laisse à g. (avant d’y arriver) le château fort d'Otzberg (1 h. de Reinheim, voir ci-dessus) qui couronne une hauteur de 407 inèt.

Ce château appartint au Palatinat jusqu'à la paix de Luné^'ille qui l’a aonné à la Hesse. Il a servi de prison et de poudrière, mais il est maintenant abandonné.

2 12 mil. Dieburg. Voir R. 11.

2 1,4 mil. (par Gundernhausen et Rossdorf), Darmstadt (voir R. 9).

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