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DES GÉANTS, LE RODENSTEIN, LA

NKUNKIRCHERHUÎHK, CtC.

1 h. :10 min. de Bensheim k Fürth.

Au sortir de Bensheim on re • monte, de moulin en moulin, la rive g. delà Lauter, où l’on trouve (30 min.) à g. le château de Sckœnberg, qui donne son nom k la.

vallée et au v. situé au-dessous.

Ce château, résidence de la ligne

[Route lO.J LE FELSBERG.— LA NEUNKIRCHERHCEHE. 91

des comtes Erbach-Schœnberg, pris et pillé en 1C22 par les Espagnols, est fort ancien, mais rintérieur a été modernisé. Sa terrasse et son église offrent de beaux points de vue. Ses jardins sont cbarmants. On peut de là gagner en 30 min. Fürstenlager et Auerbaeh (Voir R. 9).

Continuant à remonterla Lauter, on s'élève par Wiliinhausen et Ehnshausen à (1 h.)' Reichenbach, (Hôl. : Trauhe), v. où la vallée est dominée à dr. par deux rochers de quartz nus, le Hohenstcin et le Porlstein, à g. ou au N. -O. par le Felsberg, dont l’ascension n'est ni longue ni difficile. Avant d’entrer dans le bois, en y montant, on découvre, si l’on se retourne, une jolie vue sur Reichenbach.

A moitié chemin environ, on laisse à g. le Fehenmeer (mer de rochers), singulière masse de blocs de granit entassés péle-méle, q#i s’étend presque du sommet du Felsberg jusqu’à Reichenbach. A peu de distance du sommet, il faut encore se détourner à g. pour voir la Riesensæule (colonne dos Géants), extraite du rocher (granit), et taillée à l’endroit même où elle s’élève, on ne sait ni par qui ni à uelle ■ époque. Sa longueur est e 10 mèt. 30 ou 40 cent. ; son diamètre de 1 mèt. 50 cent, à la base, de 1 mèt. 33 cent, au sommet.

Kofzebue avait proposé de la transporter à Leipsick pour l'y ériger sur le champ de bataille, mats on a dû renoncer à ce projet. De l’autre coté du sentier se trouve le Rieseaaltar (autel des Géants), bloc de granit travaillé assez grossièrement, et qui était probablement destiné à devenir le piédestal de la colonne.

Le sommetdu FeUàerj a504mèf.

On y jouit d’une belle vue à l’E.

et au N. sur l’Odenwald, à l'O.

sur la vallée du Rhin, de Mayence à Spire (ofi aperçoit à travers les arbres la tour du Melibocus). Le Fwrsterhaus (maison du gardechasse) est une assez bonne auberge qui contient douze lits. On

y passe souvent la nuit pour y .

voir le lever du soleil.

Du Felsberg on peut gagner Zwingenberg (R. 9> par le Mélibocus h.), ou .\uerbach (R. 9) par Fürstenlager (2 h. env.). — N. B.

De Bensheim à Zwingenberg, ou à Auerbaeh par Schœnberg, Reichenbaeh, le Felsberg, le Melibocus et l’Auerbacher-Schloss, on compte env. 6 h. à pied. C’est une agréable et intéressante excursion.

Il faut env. 2 h. pour aller du Reichenbach à Lindenfels, par Lautern, Gadernheim, Kohnbach, d'où l’on découvre une jolie vue sur la vallée de la Weschnitz.

Lindenfels (Hôt. : Hessiches

Hau.s), est une V. d’env. 800 hab.

dominée par les ruines du château du même nom, habité jusqu’à la fin du siècle dernier.

1 h. suffit pour descendre de Lindenfels à Fürth (voir ci-dessus D). On laisse d’abord à g. |a R. de Reichelsheim, et, à moitié chemin, c.-à-d. à Krumbach, on rejoint la R. de Fürth à Erbach (voir ci-dessus D).

On peut de Lindenfels aller visiter, près de (1 h. 45 min.) Reichehheim, b. d'env. 1,200 hab., le château de Reichenberg; anc. résidence des comtes d'Erbach, aujourd’hui en ruine, et d’où 1 on découvre unejolievue, d’uncétu sur la vallée de la Gesptenz, qui descend en 2 h. env. à Brensbach (voir ci-d îssus 4), et l’Otzberg :

de l’autrç, sur Lindenfels et le Waehenberg, près de Weinheim.

On peut aussi, soit de Lindenfels, soit de Reichelsheim faire l’ascension de la Neunkircherhœhe, dont le sommet, haut de 541 mèt., offre un panorama étendu. De ses vastesflancs descendent laLauter, la Modau, le Fischbach et séa affluents, et le Schlierbach. un des principaux affluents de la Weschnitz. Au S.-E. du point cùlminant, près de la ferme appelée Freiheit, on remarque un bloc de granit désigné sous le nom de Wildeweibchetistein, parce que, selon la tradition, il servait d’asile à une

Digiti.

bonne petite fée qui faisait souvent la besogne des paysans du voisinage. Au N. est le v. qui donne son nom à la montagne ; à l'E. sonlles ruines du château solitaire de Rodenstein, entourées et recouvertes d'une épaisse végétation. Ce cbilteau n’a été abandonné qu'à la fin du xviio siècle. Solon la tradition, une heure après la tombée de la nuit, le chevalier de Rodenstein sort des ruines du château de ScImeUert, situé à 1 h. .30 min. en face de Rodenstein ; il est suivi alors d'une escorte de cavaliers qui fait un grand hruit dans les airs. Ces apparitions étranges n'ont lieu qu à la veille de grands événements : elles annoncent des victoires ou des revers, la guerre ou la paix : la paix, si le chevalier et sa suite retournent àSchnellert; la guerre, s’ils restent à Rodenstein. Des certificats authentiques, conservés dans le b. de Reichelsheim, constatent que des bruits mystérieux, attribués au chevalier Rodenstein et à sa suite, — peutêtre des coups de vent, peut-être aussi le passage de bandes d'oiseaux,— se firent entendre en 1743 et 1796. Les paysans des environs assurent qu’ils ont été avertis ainsi des victoires de l.eipsick et de \\'aterloo. On a|)pelle souvent le chevalier de Rodenstein le Chasseur sauvage.

Rodenstein est h 4 h. environ d’Auerbach (R. 9), par la ligne qui forme le point de partage des eaux de l’Odenwald, la Neunkircherliœhe, liraiulau, lU-denkirchen, le Felsberg et le Melibocus.

fr. DK IIKIDKI.DKRO A ^ll.TKNnEKG PAR ERERHACU ET A510RB ACU.

10 1/2 mil. dil. t. les j. en 8 h. pour 3 fl. 13 kr.

4 1,4 mil. Eberbach (voir R. 17).

La route, remontant le cours d’un petit ruisseau, traver.se, sur un plateau assez élevé, Vnterdielhach, Strümpfelbrunn et Milbcn avant de descendre dans la vallée de la

A WURZBURG. [Rootb 11’.]

Mudau à Ober-Mudau, v. au delà duquel on passe du grand-duché de Hade en Bavière.

4 3,4 mil. Amorbach, X. située au-ilessus de la jonction des deux branches principales de la Mudau, au pied d une montagne appelée autrefois Frankenberg, aujourd'hui Gotthar.lsbcrg, et dont le sommet est couronné des ruines d’une célèbre abbaye de bénédictins, fondée en 730 par le comte Rudhard et Charles Martel, pour répandre le christianisme dans ces contrées. Achevée en 731, dotée par Bépin, Charlemagne et Louis le Débonnaire, pillée et brûlée par Attila, donnée par Othon 111 en 991 à l’archevôché de Würzburg, souvent rançonnée par les seigneurs-brigands du voisinage, incendiée lors de la guerre des paysans, saccagée, après sa reconstruction, par les Suédois, en 1631, ÿonsacrce pendant 3 ans au culte réformé, rendue après la ^bataille de Noerdlingcn à ses anciens possesseurs; cette abbaye ne fut supprimée qu’en 1802.

Amorbach est aujourd’hui la ré-^ sidence desprinces de Leiningen.

Dans une vallée latérale, sur la rive g. de la Mudau. sc trouve VAmorkapelle, fondée par Amor, le premier abbé du monastère. — On ne traverse que le v. de Weilbach avant d’arriver à

1 1/1 mil. Miltenberg (voir R.

86) où la Mudau se jette dans le Mein.

DE MAYENCE A WURZBURG

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