DE METZ
0“ Les Propugnacula. On en voit enebre un bien conservé dans la Dietrichs Strasse, et un autre dans la cour de l'hôtel du Gouvernement. Ces deux tours n’ont plus aujourd'hui leur hauteur primitive. La première a 17 met. de long, 9 met. de large, et 15 met.
xle haut environ
7° Les Aqueducs. Divers aqueducs apportaient de l'eau soit aux bains, soit il l’amphithéâtre. Les parties souterraines sont seules conservées. Il ne reste aucun vestige de celles qui étaient au-dessus du sol.
Parmi les édifices de Trêves qui sont postérieurs à la domination romaine, il fautplaceren première ligne le Dom ou la Cathédrale, la plus ancienne de l’Allemagne.
Ancien palais de l’impératrice Hélène, mère de Constantin, dédiée à saint Pierre par l'évôque Agricius, enrichie par Cbarlemagne, détruite par les Normands, abandonnée au x« siècle, reconstruite en 1019 par l’archevêque Poppo qui lui donna une forme nouvelle, incendiée en 1717, réparée en 1723, cette église a été restaurée en 1810 et en 1844. Elle est en grande partie bâtie dans le style romano- byzantin. Elle a la forme d’une croix et se compose d’une triple nef, d’un double chœur et de seize autels. Sa coupole principale a 30 mèt. de haut. Ses absides et son chœur intéresseront surtout les connaisseurs. Elle renferme, entre autres curiosités, des tombeaux des électeurs de Trêves ; une cloche fondue en 1B28, et remarquable par sa grosseur; un bel orgue et de précieuses reliques {derrière le chœur). Parmi ces reliques est la tunique sans couture de Jésus-Christ, présent de l’impératrice Hélène, et qui a été exposée en 1844. Les cîoftre.l, postérieurs à l’église, ont été récemment restaures.
Kn 1075, le maréchal de Créqui transforma la cathédrale en forteresse et le maître-autel servit de mangeoire aux chevaux. Pen-
A TRÈVE.S. , [Route 26.]
dant la Révolution française cotte église devint un magasin â foin.
A côté de la cathédrale, sur l’emplacement même du palais dont elle faisait partie, s’élève une e'glise gothique dédiée à Notre - Damo {Liebfrauenhrche],et construite, de 12-27 à 1243, thins le style ogival.
Son portail semi -circulaire est richement orné de sculptures remarquable^'L’intérieur a la forme d’une croix grecque. Douze élégants piliers, annelés, supportent toute la construction. Ces piliers sont consacrés aux douze apôtres.
Une petite pierre noife, incrustée dans le sol près de la porte, est la seule place d’où l’on puisse voir les douze apôtres d’un regard. Le monument de l'archevêque Jacob de Sierk est l’œuvre remarquable d'un sculpteur inconnu. Le portail du nord mérite aussi d’attirer l’attention.
Le clocher de l’eÿlise de Saint- Gengoux sert de beffroi. Il est entouré d’une galerie d’où l’on jouit d’une vue très - étendue. L’église de t^aint-Matliias dans le faubourg du même nom, n’offre rien d’intéressant.
Sur laplace de laCathédrale, en face du Dom, s’élève le palais du Gouvernement, résidencftdu roi et des princes de Prusse lorsqu’ils viennent à Trt'ves. — Le palais épiscopal est près de l’église de Notre- Dame. — Le palais de justice (Dietrischs Strasse), la douane (au-dessus du pont), la poste, l’hôtel de ville, lamaison d’arrêt, les hôpitaux, n’otfrent rien d’intéressant.
Le théâtre (place du -Marché au bétail) était autrefois un couvent de capucins.
Sur la place du Marché où se trouvent l’ancien hôtel de ville, devenu l’hôtel de la Maison-Rouge, et une belle fontaine, s’élève une colonne de granit surmontée d’une croix et érigée en mémoire d’une croix, qui, selon la tradition, aurait été vue dans le ciel en 958.
En L173, une université avait été fondée à 'Trêves; elle fut supprimée en 4798. Lesbâtimentsqu’elle
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occupait servent actuellement au gymnase. Les autres établissements d'instruction pudique sont l’école bourgeoise et le grand séminaire. Le gymnase renferme la Hhliothèque de la ville, qui possède près de 100,000 vol., 2,110 manuscrits et 2,520 incunables, de précieux manuscrits et des portraits des arohevêi^ues de Trêves. Parmi ses curiosités on l.cite surtout :
une Bible de Fust et Guttemberg (1450); le Caiholicon de 1460; les Justiniani InstituHoncs de Scho^fl'er (1408) sur parchemin; le Codex Aurcus, présent de la sœur de Charlemagne h l’abbaye de Saint- Maximin, etc. Ce manuscrit des quatre évangiles est richement relié en argent doré et orné de ierres précieuses, dont la plus elle — un camée d’onyx — représente Auguste et sa lamille. Le muséum, qui se trouve également dans l’édince du gymnase, se compose de collections d’histoire naturelle, d’antiquités et de médailles romaines (4,000) et du moyen âge. Les objets les plus curieux sont un torse de Venus que , l’on dit avoir été brisé par saint Eucbaire ; un torse d’amazone récemment découvert, et surtout une statue d’Apollon, plaquée en argent.
Trêves comptait autrefois dans ses environs quatre abbayes de bénédictins célèbres par leurs richesses : Saint-.^fatà^as (voir ci-dessus) ; Saint-Maximin qui est actuellement une caserne; Saint-Martm, une manufacture de porcelaine; Sainte-Marie des Quatre-Martyrs qui avait été bâtie au-dessous de la ville à l’endroit où, selon la tradition, les soldats do la légion thébaine souffrirent le martyre.
C’est un dépét d’artillerie. Son église de Saint-Paulin, fondée au ivc siècle, plusieurs fois détruite et rebâtie , est située dans le faubourg du même nom. « Elle étale horsdc la ville ses murs marquetés comme une ébénistorie précieuse, ses pilastres coiffés, en guise do chapiteaux, de buissons de roses, où viennent folâtrer de petits"