‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 138 sur 865 · SALINS · texte numérisé non relu

SALINS

ments de graduation ont une longueur •le 1046 mèt. et une hauteur de 8 mèt. en moyenne. La production annuelle des salines variait de 7000 à 9000 quintaux métriques. Mais cette industrie a perdu son importance depuis l'annexion. La ville de Moutiers est en instance auprès du gouvernement pour obtenir la cession de cet établissement et y installer des bains où serait utilisée la source de Salins.

Excursion à Salins et an Roo du Diable.

Une excellente route de voitures, longeant la rive dr. du Doron, et bordée à dr. d'un petit aqueduc où coule l'eau de la source saline, mène de Moutiers à

15m. Salins (hôt. des Bains), v.

de 309 hab. , situé sur la rive dr. du Doron, que traverse un pont de bois, àPquel'iues minutes en aval du confluent de cette rivière avec le torrent de Belleville. — Les sources qui donnent leur nom à Salins jaillissent, près de l'église, au pied d'un rocher calcaire s élevant du côté du N. à une trentaine de mèt. de hauteur.

V établissement des Bains, construit au-dessus par M. Roche, propriétaire actuel, date d'une vingtaine d'années.

Le nombre des baigneurs ne dépasse jamais 25 ou 30 à la fois. Les eaux sont thermales, chlorurées sodiques, ferrugineuses; elles agissent principalement sur l'hématose, le système glandulaire et les muqueuses.

Au-dessus de Salins, se voient encore les mines d'un vieux château où furent imprimés plusieurs livres dans les premiers temps qui suivirent la découverte de Gutenberg.

Le Roc du Diable, qui domine Moutiers du côté de TE., est d'une ascension comparativement facile; on peut en escalader la cime en 3 b. 1/2 de marche, dont 2 h. peuvent se faire à dos de mulet. Les premiers escarpements sont fort abrupts, mais, à 1 h. de Moutiers, ils se terminent à une terrassa de verdure d'où la vue

D'ALBERTVILLE A AOSTE.

[Route 9]

s'étend librement sur les trois vallées qui débouchent dans le bassin de l'Isère. Le reste de la montée est assez pénible, et il faut quelquefois s'aider des mains pour arriver à une jolie pelouse qui couvre la large cime de la montagne. De là on atteint en 15 min. une masse de rochers fendillés qui se dresse brusquement à l'extrémité la plus élevée du pâturage : C'est le sommet du Roc du Diable, haut de 2500 mèt. environ.

De ce belvédère on aperçoit la chaîne entière des Alpes du Dauphiné et de la Savoie, qui forment à l'horizon une circonférence parfaite de neige et de glaces. Le Mont-Blanc semble, •de ce côté, se découper à pic et n'être foimé que d'un seul roc noir perpendiculaire. « Mais ce qui frappe surtout, a dit M. de Mercey, c'est la nudité de la plupart des montagnes voisines. Toutes les pentes de h chaîne qui sépare la Tarentaise de la Maurienne sont absolument dépouillées; les hauteurs de Pesey sont également nues. >»

On peut redescendre du Roc du Diable en 2 h. 1/2, en suivant la pente N. qui s'incline vers l'Isère, sur le vallon de Notre- Dame-du- Pré. La dernière partie du trajet se fait sur la grande route d'Aimé (V. ci-dessous).

De Moutiers à Beaufort, R. 8 ; — à la Chambre, à Saint-Jean de Maurienne, à Lans-le-Bourg, àAoste, parTignes. (V. 17tinéraire Je ta Savoie, par Ad Joanne.

Paris, Hachette et Cie.)

Après avoir traversé Moutiers, on entre dans une gorge étroite, où l'Isère laisse à peine à la route la place nécessaire, et que domine le coteau de Montagny, surmonté d'un château moderne. Cette gorge aboutit à une plaine, d'où l'on voit à dr. le ham. de Plombière. S'élevant alors sur un plateau, on laisse à g. deux petits lacs, à dr. l'église de (1 h.) Samt-Marcel, v. de 470 hab. « La route, continuant de monter, est

soutenue par de fortes murailles, dit M. G. Mortillet. d'abord au-dessus des champs qui descendent rapidement vers PJsère, puis sur des escarpements abrupts qui dominent cette rivière. A g., le rocher est revêtu d'une épaisse couche de tuf, dont les formes capricieuses produisent le plus curieux effet. Sur un point, ce tuf représente une voûte aux nombreux ornements imitant le gothique.

Une madone a été placée sous cette voûte. En s'élevant toujours, la route, au delà d'un coude, parvient au sommet d'un rocher qui domine de près de 300 mèt. le cours de l'Isère.

La vallée est tellement resserrée sur ce point, qu'elle n'a plus que 44 mèt. de largeur. C'est ce qu'on appelle le Détroit du cieix*. Autrefois, la route longeait le cours de l'Isère, au bas de cet énorme escarpement; mais elle était étroite et d'un entretien si dispendieux qu'on a dû l'abandonner. >»

Au sortir du Détroit du cieix, on entre dans une petite plaine où se trouve, entre des vignes et des forêts, Centron, ainsi nommé des Centrons, les anciens habitants du pays.

Sur la rive g. de l'Isère se dresse le Mont-Jovet, dont le sommet, haut de 2552 mèt. , offre une vue étendue.

1 h. 20 m. Villette, v. , exploitait de belles car rières de marbre. — On descend une longue côte, puis on traverse le Nant de la Tour.

45 min. Aime (hôt. du Petit- Saint - Bernard), chef-lieu de canton, V. de 1080 hab. située à 725 mèt. sur la rive dr. de l'Isère (Axuma, et auparavant Forum Claudix), l'une des principales villes des Centrones, où l'on a trouvé des restes de fortifications romaines, des inscriptions et des canaux romains. Le prétendu temple de Diane, situé près de l'Isère, est une église consacrée à

l. Les mots sex ou sieix ou sixt Indiquent dans les Alpes et les Pyrénées tous les défiles formant barrière, de Svzr (radical celtique;. J * v

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