PAR PATERNE ET MORAT
Houte de poste, 15 lieues 7/8. Pas de service direct en 1864. — D'Yverdun à Payerne, « 1.2/8. — Trajet en 3 h. 3s min. pour 4 fr. et 3 fr. 05 c. — De Payerne à Berne, 9 I. 3/8 ; trajet en 5 h. 4o min. pour 6 fr. 30 c.
La route, longeant la rive E. du lac, traverse Clindy, faubourg d'Y Verdun, puis Chéaeaux et Mordagne, et elle franchit h Mentue à
1 h. 30 min. Yvonant, bourg ancien de 878 hab. réf. , en face de Grandson (R. 16). — Sortant du canton de Vaud pour entrer dans celui de Fribourg, on gravit une longue cote.
2 h. Cheires, beau v. de 363 hab.
cath., à 451 mèt., ombragé par de magnifiques noyers. En 1778, la charrue y fit découvrir un pavé en mosaïque de 84 mèt. carrés de surface, représentant Orphée jouant de la lyre aux animaux. — On y découvre une belle vue sur le lac de Neuchàtel et le Jura.
La route, continuant à longer la rive B. du lac qu'ell * domine presque à pie, passe à (2 h. 30 min.) Font, v.
de 262 hab. cath. (ruines d'un vieux château et laisse à dr. Chdtilion.
3 h. Estavayer le Lac , ail. Staffisam-See (hôt. du Cerf), V. de 1383 hab. cath. , située à 469 mèt. sur un petit cap, dans une position charmante et entourée de remparts du coté de la terre.
Estavayer, fondée selon la tradition
en 512 par le vandale Stavius, prit le nom de ville en 7H<>, et Louis, fils de Ri>zon, dit l'Aveugle, roi de Bourgogne, la fortifia en 830. Après avoir appartenu aux rois bourguignons, aux ducs de Z;ehringen et aux comtes de Savoie, elle fut, eu 1 47 5 , prise par los Confédérés qui passèrent tous les habitants au fil de l'épée. Depuis, elle a appartenu au canton «le Fribourg.
Le château Clnlnaux nu Chenaux), moitié antique et moitié moderne, est remarquable surtout par sa position et par la vue dont on jouit du haut de sa grande tour ronde. L'église (Saint- Laurent) possède des orgues dAloys Mooscr.
Des" bateaux à vapeur font un service régulier entre Estavayer, Saint-Aubin, Cortaillod et NeuchAtcl.
On traverse Frasse , puis (3 h.
45 min.) Montet, situé sur la rive g. de la Petite Glane. Au delà de (4 h.) Cugtf, on franchit la Molière, dernière ramification du Jorat, couronnée d'une tour ronde. Centrant dans le canton de Vaud, on descend dans la vallée de la Broyé, ancien lac desséché.
6 1. 2/8 ou '\ h. 30 min. d'Yverdun, Payerne (H. 19, page 108).
De Payerne à Berne (K. 19).
O'YVEROUN A FRIBOURG.
Route de poste. 10 lieues 3/8. — Diligence tous les jours en 6 b. pour s fr. 75 c.
6 1. 2/8 ou 4 h. 30 min. d'Yverdun à Payerne (R. 17).
A peu de distance de Payerne, on sort du canton de Vaud pour entrer dans le canton de Fribourg. On traverse : — (40 min.) Couset; — (30 min.) ilontagny-la-Ville, en ail. Mon- (enach; — (.0 min.) Léchelles, enall.
Leitern, puis, gravissant une arête de collines boisées, on passe à (1 h. 10 miu) Groley, v. à 626 mèt., et, laissant à g. la vaste forêt de Belfaux, on descend a ;35 min.) Belfaux, ail.
Gûmscfun, v. à 1*0. duquel coule la Sonne ou Sonnaz , qui vient du lac de Seedorf (616 mèt A Après avoir contourné la base S. de la colline boisée de la Faye, on laisse à dr. Givisié, en ail. Siebenzach (659 met.).
45 min. (4 h. ou 4 1. 1/8 de Payerne) Fribourg (R. 20).
A. Par rribourf.
96 kil. — Chemin de fer, très-intéressant surtout de Lausanne à Cbeibres et près de Fribourg. — Trois convois par jour.
— Trajet en 3 h. lo min. et 4 h. — 10 fr. 25 c; 7fr. 20 c; 5 fr. 15 c.
DE LAUSANNE A FRIBOURQ.
65 kil. — Quatre convois par jour. — Trajet en 2 h. 10 min. et 3 h. — 7 fr.; 4 fr. »0 c; 3 fr. 50 c.
N. B. Il faut avoir le soin de se mettre à dr. de Lausanne à Berne, à g. de Berne à Lausanne.
Après avoir traversé la route de Lausanne à Ouchv, le chemin de fer de Fribourg laisse à dr. la ligne de Vevey-Villeneuve à Saint- Maurice, pour commencer à gravir la haute chaîne de collines qu'il doit franchir près de la station de Chexbres. Pendant cette première partie du trajet, on découvre des points de vue aussi «admirables que variés sur le lac de Genève, le Jura et les montagnes de la Savoie. — Au sortir d'un petit tunnel, on aperçoit Pully, au bord du lac, puis à mi côte le beau viaduc en pierre (150 mût. de long, 44 mèt.
50 c. de haut), sur lequel le chemin «le fer franchit la Pau lèze.
4 kil. 1/2. La Conversion, station de Lutrv (R. 25). A mesure que l'on s'élève, le paysage devient plus grand et plus beau. On passe dans un tunnel entre la Lutrive et le ChAtelard , que le chemin de fer traverse sur deux viaducs de 60 et de 110 mèt. de longueur; et, laissant à dr. le beau |
! domaine du Châtelard, on traverse le tunnel de Grandvaux (360 mèt.).
8 kil. Grandvaux, v. de 622 hab.
réf., vignobles assez renommés.
A g. s'élève le Mont-Gourxe (928 mèt.), d'où l'on découvre une vue admirable sur le pays de Vaud, le lac de Genève , le Jura et les Alpes. Cette montagne porte encore les ruines d'une vieille tour appelée tour de Gourze, bâtie, d'après quelques écrivains, par la reine Berthe, d*après d'autres, au x' s., à l'époque où les Hongrois et les Arabes dévastaient les contrées voisines, et détruite, en 1316, par Louis II, baron de Vaud.
Au pied du mamelon que domine la tour est une auberge (du Chasseur), où, le 3 nov., on féte saint Hubert,
Le lac ne tarde pas à disparaître aux regards (quand ou vient de Berne, il offre un spectacle féerique au moment où on l'aperçoit pour la première fois) ; mais ou découvre encore, au-dessus des montagnes boisées qui gênent la vue, le Catogne, la Dent de Morcles et la Dent du Midi.
Le chemin de fer décrit une grande courbe avant de s'enfoncer au delà du ruisseau de Crét d'Epesses, dans le tunnel de Cornallaz (460 mèt.).
11 kil. 600 mèt. Chexbres, station desservant Vevey' (R. 25) etPubïox, petit v. situé à 608 mèt. sur le ruisseau Foretay, qui va se précipiter dans le lac de rocher en rocher.
Au delà de Publoz, la voie ferrée se dirige vers le N. E. , laissant à dr. Puidoux (102 hab. réf.), et à g. le lac de Brai ou Bret, petit lac poissonneux, de forme ovale, qui occupe, sur une longueur d'une demi-lieue environ, la partie inférieure d'un joli vallon, borné d'un côté par le Mont Gourze, et de l'autre par une ramifi-
1. Les voyageurs venant de Fribourg ou de Berne peuvent descendre à Vevey par l'omnibus ou à pied (1 h environ à la descente, l h. 30 min. à la montée). Après avoir monté pendant 15 min., on descend en 8 ou io min. à Chexbres ( R. 25 ) d'où 3o min. suffisent pour gagner Vevey (belles vues).