LA DENT DU MIDI
quelle il offre de beaux points de vue. On peut faire aux environs de Champéry les excursions suivantes (le prix des guides et des mulets est fixé par un tarif trop élevé) :
45 min., Mont de laCrettaz; - 45 min., Revers; — 1 h., Rivaz; — i h 15 min., Ayerne (vue du glacier de Sesanfe); — «2 h. 30 min., chalets de Barme-, — 3 h., Cnlet, 1967 mèt. (belle vue de la Dent du JUidi) ; — 3 b., cascade de Bonavaux ; — 4 h., glacier de Soix (au pied de la Dent du Midi ; - 1 h. 30 min., les Esserts (vue de la vallée du Rhône) ; — 4 h., chalets et lac d'Antemoz (au pied de la Dent du Midi) ; — 3 h. 30 min., les Portes du Soleil (très-belle vue) ; - 4 h. 30 m., Morgin, par les Portes du Soleil; — 3 h. 30 min.
Morgin, par Val d'Illîez ; — 4 h., glacier de Sesanfe (belle cascade); — 4 h., lac Vert (vue du lacdeGenève>,— 3 h. 30 min., pointe de Lho (vue du vallon de Morgin); — 3 h. 30 min., Mont de H u paille; — 6 h., Dent Valerette.
L'ascension de la Dent de Bonavaux (25*24 mèt.) demande 6 h. environ. On suit le chemin du Sage roux ( V. ci-dessous, R . 38) j usqu'aux chalets de Sesanfe (3 h. 30 min ). — De là au sommet de la Dent, 1 h.
46 m. à 2 h. de montée sont nécessaires. — On découvre du sommet une vue magnifique : sur la Dent du Midi, les Tours-Sallières, le Montré uan ; on aperçoit le Mont-Blanc par-dessus le Sageroux; dans une autre direction, se montrent les Alpes vaudoises et de la Savoie.
Pour les passages conduisant à Sixt, à Samoëns, à Thonon, à Chamonix, V. les R. 29, 30 et 38.
Ascension de la Dent dn Midi.
a h. i/a à 9 h. pour monter, s b. 1/2 à 6 h. pour descendre; course longue mais trèsintéressante et nullement dangereuse.
Guide nécessaire (tarif i3 fr.).
La Dent du Midi est une ramification calcaire des Alpes qui, vue du lac de Genève, présente une longue arête entrecoupée par cinq dents ou pics à peu près d'égale élévation,
qu'on nomme Dents-de-Tsallen dans le Yal-d'llliez. Le pic oriental, vu de Bex, a l'aspect d une pyramide tétragone. C'est un fragment de cette pyramide qui s'est détaché le 26 août 1835 et dont l'ébouleinent a causé les dégâts décrits à la page 140.
La Dent du Midi a été gravie pour la première fois, en 1784, par M. Clément, prêtre de la commune de Champéry. Le 10 août 1834, M. Gillabert, prieur du Val d'illiez, y porta une croix avec trente et un de ses paroissiens. Cette croix ayant été détruite par la foudre, le 12 août 1839, M. Gillabert envoya vingt-six de ses paroissiens y planter une deuxième croix.
Si l'on ne veut pas aller coucher aux chalets de Bonavaux (2 h. de Champéry, on y trouve des lits, mais il faut emporter des provisions), on part de Champéry à 1 h. du matin.
— Des chalets, on monte par le pas d'Ancelles (R. 38), au delà duquel on laisse à dr. le chemin du Sageroux dans la vallée qui sépare les Tours-Sallières de la Dent du Midi , et qu'on appelle la vallée de Susanfe.
Puis, on gravit des éboulements de pierre jusqu'au sommet (6 à 7 h. des chalets, 8 à 9 h. de Champéry). Du point culminant (3285 mèt.) couvert d'énormes blocs où 5 à 6 personnes peuvent trouver place, on découvre une vue magnifique sur le Val d'illiez, le lac de Genève, le Jura, la Tour d'Ay, les Diablerets, le Sanetsch, la Gemmi, le Finsteraarhorn , le Mont- Rose, le Cervin, le Combin, le Vélan, le Mont-Blanc, les Tours-Sallières, le Mont-Joli, les rochers des Fiz, l'Aiguille de Varan, etc.
On peut aussi monter directement de Champéry au sommet de la Dent du Midi; mais par ce chemin les mauvais pas sont plus nombreux et plus difficiles. Enfin, on peut descendre aux chalets de Salanfe, passer le col de Salanfe ou du Jora, et gagner la route de la vallée du Rhône, entre Evionuaz et Saint-Maurice, par le