LE MONT-BLANC
de ! h. de long, renfermée entre le Dôme du Goûter à dr., le Mont-Blanc à 1 E. et les Monts-Maudits1 à g., terminée par des pentes de glace abruptes , d'immenses crevasses 1 et «les escarpements de rochers appelés Rochers- Rouges (4492 met.), balayée sur quelques points par de fréquentes avalanches, et au fond de laquelle se trouve la grande crevasse où périrent les trois guides du docteur Ha-
mel. C'est là que MM. Marlins, Bravais et Le Pileur dressèrent leur tente en juillet 1844 et passèrent plusieurs journées et plusieurs nuits à faire des observations scientifiques.
Depuis l'ascension de MM. Hawes et Fellowes, en 1827, on traverse ordinairement ce plateau en prenant à g., sur la base du Mont-Blanc du Tacul, et en laissant à dr. les Rochers- Rouges; on gagne ainsi une petite
Le Mont-Rose.
Le Cervin.
Vue prise du sommet du Mont-Blanc. — D'après une photographie de M. Tairraz.
vallée nommée le Porche ou Corridor (2 h. 30 m.), qui conduit au sommet des Rochers-Rouges (4481 mît.) .
1. On confond à Cbamonix, sous le nom de Monts-Maudits, les deux pointes situées entre le Mont-Blanc et l'Aiguille du Midi ; mais la plus rapprochée du Mont-Blanc n'a pas de nom particulier; l'autre, quand on la désigne seule, est appelée Mont-Dlanc du Tacul- MM.Bravais. Marti ns et Le Pileur ont proposé, en 1844, d'appeler l'Aiguille sans nom Aiguille de de Saussure (4492 mèt.).