ROUTE 49] DE CORMAYEUR A AOSTE
DE CORMAYEUR A AOSTE.
45 kil. — 7 h. à 7 h. 30 min. de marche. — Bonne route de Toitures. — Trajet en S h. pour 5 fr. ; on va en chars jusqu'à Pré- Saint-Didier où l'on prend de grandes diligences. — Route pittoresque et très-intéressante. — En montant, on voit pendant très* longtemps le Mont - Blanc en face de la route, en descendant, la Grivola.
Au delà de (45 min.) Palézieux on ne tarde pas à passer sur la rive dr. de la Doire pour gagner (15 min.) Pré -Saint- Didier (hôt médiocres et chers, Posta, Rosa) où vient aboutir la route du Petit Saint-Bernard (R.
9) qui met en communication Chambéry et Aoste par Albertville, MoutiersetBourg- Saint-Maurice.
Repassant sur la rive g. on descend, par une route pittoresque, à 1 h. 15 min.
Morgex (hôt.
Lion d'Or , médiocre), chef-lieu du mandement de Valdigne, près duquel on remarque les premières vignes. De la plate-forme de la tour carrée et massive, seul reste d'une maison forte de la famille de l'Archet, on jouit d'une belle vue.
A ro.t près de la fontaine Saint-Guillaume, belle grotte.
SUISSF.
Au Grand Saint-Bernard par le col de la Serena, R. 48.
On laisse à g. les ruines de l'ancien château du Chatelard, puis (50 min.) le village de la Salle entouré de vignobles et d'où l'on jouit d'une vue admirable sur le Mont-Blanc.
A 1 h. env. , au-dessous de la Salle, près de Derby, où l'on remarque la belle cascade de la. rive opposée, on
Le défilé de la Doire et le Mont-Blanc.
franchit la Doire sur un beau pont, dit Me l'Êquilive, récemment construit à la jonction du torrent qui descend de la combe de Yertosan. Bientôt après, la vallée se resserre. La montagne est coupée à pic dans toute sa hauteur, et le chemin, construit sur une étroite corniche, côtoie un ptf-
cipice, au fond duquel coule et mugit la Doire. Ce curieux défilé, d'autant plus important que la rhe opposée est impraticable, était défendu autrefois par une porte, deux ponts-levis, et un corps de garde bâti sur un rocher qui domine le passage. De ces fortifications il ne reste plus que quelques pans de murs.
A la sortie du u'éfilé (25 min.) on laisse sur l'autre rive de la Doire le village pittoresque (Y Avise qui possèdedeux vieux châteaux et les ruines d'une maison forte. La nature devient plus riante, plus riche, plus belle, la population plus malpropre , plus misérable, le nombre des crétins augmente à mesure que l'on descend; ce contraste est navrant et inexplicable.
Près de l'entrée du Val Grisanche, la nouvelle route fait un détour pour éviter le pittoresque mais sale village de Liverogne (hôt. YÉcu) dont la rue est tellement étroite que les voitures ont peine à y passer. Au delà du pont qui traverse le torrent descendu du Val Grisanche, une route charmante, ombragée par de beaux noyers, conduit à (20 min.) Arvicr, dont les vignobles sont estimés, ei où l'on remarque un château de la fin du xm* s. En face, de l'autre côté de la Doire , la côte d'Enfer est pittoresquement couronnée par l'église fie Saint-Nicolas. — Laissant à dr. l'entrée des belles vallées fie Rhènies et de Savaranche, au fond desquelles on aperçoit des glaciers , on pas*e devant des usines où s'exploite, pour la fabrication du fer, le riche minerai de la vallée de Cogne.
50 min. , Yillvnture d'Aoste, bourg situé dans un fond resserré entre de hautes montagnes et où le nombre des crétins est encore trop considérable.
Entre Amer et Villeneuve se trouvent quelques parties assez bien conservées de l'ancienne voie consulaire à 4 met. au-dessus de la route actuelle. En se détournant de la route on peut aller visiter le château (Ylntrod, situé entre les vallées de Rhèmes et de Savaranche. Près des ruines de Chdlel-
Argent, on rejoint le sentier par lequel les mulets et les femmes apportent le minerai de Cogne, et on traverse la Doire sur un pont en pierre. La vallée, s'élargissant , devient une plaine. Bientôt on arrive à (25 min.) Saint-Pierre. Ce village possède deux châteaux, l'un au S., l'autre au N., construit au sommet d'un bloc de rocher qui s'élève comme un cône isolé au milieu d'une prairie et au-dessus rie l'église. Il existait déjà au xiBs.
En face s'ouvre le Val de Cogne, au fond duquel on découvre le pic bizarre de la Grivola; à l'entrée s'élève le château, bien conservé, d'Aimaville (fin du xiv* s.), appartenant aux comtes de la Rocca-Challand, paraissant triangulaire, bien qu'il soit carré, et flanqué d'une tour ronde à chacun de ses quatre angles.
La vallée devient de plus en plus large, de plus en plus belle. Enfin, on passe au-dessous du château de Sarre, village près duquel, à Saint- Hélène, on peut visiter le clocher fort ancien et les restes d'un prieuré, et on laisse à g. (25 min.) Ckésalet.
50 min. (7 h. env.). Aoste (R. 50).