‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 332 sur 865 · ROUTE 81] STALDEN. SAINT-NICOLAS · texte numérisé non relu

ROUTE 81] STALDEN. SAINT-NICOLAS

bras E. prend le nom de vallée de Saas; le bras 0., au fond duquel on aperçoit le Weisshorn et le Brunegghorn, s'appelle vallée de Saint-Nicolas.

Le tremblement de terre des 25 et 26 juillet 1855 a causé de grands désastres à Stalden, à Graechen, à Tœrbel et à Saint-Nicolas : les églises et la plupart des maisons furent détruites, à Zermatt, à Tssch et à Banda il n'y eut aucun dégât, mais jusqu'au mois de mars 1856 on ressentit encore de légères secousses, et les habitants de la vallée de Saint- Nicolas s'attendaient toujours à de nouvelles catastrophes.

De Stalden à Saas, R. s?. — On peut aller en s h. de Stalden à la Grubenalp (R. 77) par Tœrbel, la Tœrbelalp et la Ginanzalp.

Laissant à g. la vallée de Saas, à dr. le chemin de Toerbel, on remonte, d'abord par une pente escarpée, puis dans des prairies et sous des novers, la vallée de Saint-Nicolas, et, au delà de (30 min.) Mûhlenbach , on traverse un torrent qui descend d'une gorge étroite et sombre. Les botanistes trouvent des plantes rares sur les rochers. En se retournant, on découvre une belle vue sur rentrée do la vallée. Devant soi, on aperçoit sur la montagne de dr. l'église d'Emd. A g. s étendent les escarpements boisés du Graechenwald dominés par le Seethalhorn (3098 mèt.).

Apres avoir laissé à dr. (10 min.) un sentier qui monte à Tœrbel ou à Emd et conduit d'Kmdberg dans la vallée de Tourlemagne (R. 77) , on aperçoit au-dessous du chemin (10m.) le bameau de Kalpotran ( sentier qui abrège) où l'on descend pour traverser (5 min.) la Visp», à 860 mèt.

Sur la rive g., au-dessous du clocher d'Emdberg, les rochers tombent par

I. Do pont de Kalpotran, un sentier difiicile conduit en 1 h. à Zen Scbmeiden dans la vallée de Saas et abrège ainsi de 1 h. la route de Zermatt à Saas.

fragments. Au delà d'un petit ruisseau on remarque la cascade de l'Emdbacn qui descend par un escarpement de l'A ugst bord thaï au fond duquel se dresse le Zebntenhorn (3207 mèt.).

Le chemin, à peu près plat pendant 20 min., gravit en zigzag (10 min.) une pente- roide, et, au delà d'un éboulement où coule un torrent , traverse uu joli petit bois , puis des prairies, auxquelles succède un éboulement encore menaçant, quoique couvert de sapins et de mélèzes. On aperçoit alors (15 min.) Saint-Nicolas et sa riante vallée; puis, franchissant (10 min.) la Visp, on découvre sur la g. le glacier deRied, et, au fond de la vallée, celui du petit Mont-Cervin. Enhn, vis-à-vis du Riedbach, on franchit le Jungbach.

15 min. (4 h. de Visp) Saint-Nicolas (hôt. : le Soleil, la Croix d'or, V Étoile), v. de 215 uab. cath., est situé, à 1164 met., au pied d'une colline formée par un éboulement et recouverte de prairies et de champs.

On y remarque de tres-anciennas maisons. Sur le versant E. de la vallée, on aperçoit Grxchen , v. de 338 hab. cath. , situé à 1660 met, lieu natal du célèbre savant Thomas Flatter, et plusieurs hameaux dominés par dos pics dont le plus étrange s'appelle le Seethalhorn.— Belle vue sur les Alpes Bernoises de la Hannigalp qui domine le confluent des deux vallées.

(2 h. pour y monter par Graechen, 1 h. 30 min. pour descendre.)

Des sentiers conduisent dans la vallée de Saas, par Graechen, et, dans la vallée de Tourtemagne, par ie Jungberg (R. 77). Enfin, on peut de Saint-Nicolas aller à Saas par les glaciers de Ried et le Petit Mischa- ! bel (R. 93) et faire l'ascension du Sparreahorn et du Zehntenhorn (3207 mèt ).

On franchit (8 min.) la Visp sur un i pont construit pour la route de chars j qui s'élève à travers un éboulement, > puis dans une forêt. Le Petit Cervin disparaît, mais on voit le Breithoru.

Laissant à dr. (20 min.) Schuriderti avec l'ancienne route sur l'autre rive

DE VISP A ZERMATT.

dans une prairie, on commence à apercevoir le Blatthach qui descend en cascade du glacier de Stelli dominé par le Barrhorn. Apr^s avoir traversé (8 min.) le Grossgraben, on rejoint (5 min.) l'ancien chemin , près d'une belle paroi de rochers, et l'on revoit au fond de la vallée le Petit-Cervin.

5 min. MalUand, hameau situé dans un petit vallon • d'où Ton aperçoit le Riffelberg et le Brunegghorn. De jolies cascades tombent à dr. de beaux rochers, en deçà de (10 min.) Herbrigen (1260 mèt.), hameau situé dans un charmant vallon de prairies. A dr.

s'ouvre une gorge sauvage; plus loin on découvre le Mettelhorn. Au delà d'un torrent , entre Lamgenmatt et Breitenmatt (10 min.) et d'une cascade (5 min.); la pente devient plus rapide. On franchit (15 min.) le lit dévasté du Lerchbach; puis, à mesure que l'on s'élève, on aperçoit à dr. le glacier de Bies, à g. celui de Graben et la belle chute que fait la Visp au fond de la vallée ; au delà d'un torrent (10 min ), le Weisshorn, et enfin (10 min.) au sommet de la montée, la jolie vallée de Randa , le Riffelberg et le Petit Cervin.

15 min. (2 h. 15 min.de Saint-Nicolas) Randa (hôt. du Dom; bon guide Brentschen), v. de 198 hab. cath., situé à 1445 mèt. , détruit presque entièrement, en 1819, par la commotion que produisit dans l'air la chute de la partie inférieure du glacier de Bies. Ijl masse de neige , de glace et de rochers qui s'affaissa, couvrit un espace de 800 mèt. de long et 333 mèt. de large; elle avait encore une épaisseur de 50 centim. On y découvre une belle vue sur les séracs du glacier de Bies.

Le 31 juillet 1861 , MM. Davics et Maynard , accompagnés des guides Johann et Stephan ZumTaugwald de Zermatt , et de Peter Sommermatlcn de Randa, ont fait, en 16 à 17 heures, l'ascension duTa3schhorn(4498mèt.)

Sar le glacier de Kien. Elle est plus if fiole que celle du Dom à cause des

[ pentes de glace qui précèdent le sommet. La vue est comparable à celle du Dom. (V. ci-dessous.)

De Randa à Zmeiden, R. 78.

Ascension du Dom.

Course difficile de 16 à 17 h.

C'est de Randa qu'il faut partir pour faire l'ascension du Dom qui eat le point le plus élevé des Mischabelhœrner (4554 mèt. V. ci -dessous R. 94). Cette course, très-longue et difficile, n'offre aucun danger sérieux. 10 à 11 h. sont nécessaires pour atteindre le sommet qui est à plus de 3000 mèt. au dessus de Randa, et 6 h. environ pour descendre. Au sortir de Randa, on traverse le Randaierbach ; puis on monte dans un bois de sapins et à travers quelques éboulements (2 h. 15 min.) jusqu'à un petit mur en pierres sèches construit dans un pâturage et adossé aux rochers pour empêcher le bétail d'aller paître plus haut. La montée, jusqu'alors facile, devient plus roide : il faut s'élever à travers des rochers un peu difficiles jusqu'à une cheminée (45 min.) où l'on ne pourrait s'engager dans l'obscurité. On doit donc franchir de jour ce passage, soit en montant, soit en descendant. A ce couloir succèdent des éboulements qup domine à dr. le glacier de Festi, et que l'on traverse en '2 h. pour entrer sur le glacier. Tout en montant, on découvre le Breithorn , le Petit Cervin, le col Saint- Théodule, Zermatt , le Mettelhorn , le grand glacier du Hohlicht et celui de Bies où l'on entend souvent rouler des séracs , et au-dessus duquel un passage dangereux conduit dansla vallée de Tourtemagne (V. R. 78). Le glacier de Festi a une pente douce ; il faut y entrer et le gravir en marchant en ligne droite sur le Dom qui s'élève à pic en face , et en laissant à g. une arête de rochers qui sépare le glacier de Festi de celui de* Hohberg. Arrivé presqu'à l'extrémité du glacier, on in-

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