‹ Itinéraire descriptif et historique de la Suisse, du Mont-Blanc, de la vallée de Chamonix et des vallées du PiémontChapitre 413 sur 865 · PAR BESANÇON, LE LOCLE ET LA CHAUX- DE-FONDS · texte numérisé non relu

PAR BESANÇON, LE LOCLE ET LA CHAUX- DE-FONDS

DE PARIS A BESANÇON

407 kil. — Chemin de fer : en 7 h. 15 min.; 45 fr. 60 c, 34 fr. 20 c, 25 fr. 05 c.

315 kil. de Paris à Dijon (R. 1).

47 kil. de Dijon à (362 kil.) Dôle (R. 111).

On laisse à dr. la ligne de Mouchard - Salins - Pontarlier - Neuehâtel (R. 111). — Belle vue sur la forêt de Chaux, le Jura, le Mont-Blanc ; — viaduc sur la Vèze.

369 kil. Rochcfort — 377 kil. Orchamps. — 382 kil. Hanchot , relié àRans par un pont de fils de fer; beau château de Rans. — Embranchement d'Ougney à g. et forges de Fraisans (beau château). — On sort du dép. du jura pour entrer dans celui du Doubs.

— 389 kil. St- Vit. —395 kil. Dannemarie. — 401 kil. Franois.

407 kil. Besançon (hôt. :du Nord, de l'Europe, de laVille de Strasbourg), ch.-l. du départ, du Doubs, V. forte de 46 786 hab., située à 250 mèt. sur la rive g. du Doubs, dans une presqu'ile circulaire formée par un contour de cette rivière.

Quand on y descend par le fau-

bourg Battant, bâti sur la rive dr., on a en face l'isthme rocheux de la presqu'île couronné par les murailles de la citadelle, â dr. la colline de Chaudanne, à g. celle de Brégille, toutes deux dominées par des forts auxquels succèdent, à de courts intervalles, le fort Beauregard, la redoute de Brégille et le fort Griffon.

Capitale des Séquanes, puis cité romaine agrandie et embellie par les empereurs, Besançon, à la suite des invasions barbares qui l'avaient ruinée, se releva sous la domination des empereurs d'Allemagne. Pendant tout le moyen âge elle resta ville libre et impériale, étrangère aux guerres qui désolèrent alors la France, mais déchirée par des luttes entre les bourgeois et les archevêques. Cédée à l'Espagne par Ferdinand III en 1654, elle fut obligée de se rendre, quatorze ans plus tard, au prince de Condé, et Louis XIV l'acquit définitivement par le traité de Nimègue, en 1679.

Les principaux monuments sont :

la citadelle, élevée sur un rocher déjà fortifié à l'époque celtique; agrandie par Vauban, restaurée et modifiée durant ces dernières années (du chemin de ronde, beaux points de vue) ; — la porte Noire (mon.

hist.), arcade antique de 5 mèt. 60 de largeur et d'environ 10 mèt. de hauteur; — la cathédrale (mon. hist.), constructioa des xr*, xu* et xih* s., avec des additions (clocher, portail et chapelle du saint suaire) du xvin* s.

Elle renferme plusieurs statues remarquables et des tableaux parmi lesquels on admire surtout la Vierge tenant l'Enfant Jésus, chef-d'œuvre de Fra-Bartolomeo ; — l'ancienne église du Saint-Esprit (xm* s.) servant aujourd'hui au culte protestant ; — le palais épiscopal, rebâti au xvn-s.; — la préfecture (xviu° s.);— Y hôtel de ville (xvi* s.) ; — le palais de justice, reconstruit au xviii' ; — Y hôpital Saint-Jacques (1703) ; — Yécole d'artillerie, qui occupe une partie d'un ancien couvent de Dominicains; —

^arsenal (1840-1846) comprenant de vastes ateliers; — le magnifique palais GranxeUe (1530-1540), d'architecture espagnole, acheté par la ville en 1 864, au prix de 350 000 francs ; — plusieurs hôtels particulière des xvi* et xvii* s.; —quatorze fontaines parmi lesquelles on remarque la fontaine de la Grand'Rue, attribuée au

duc d'Albe.

Citonsencore:lahi7>fio^^Mr(100000 imprimés; \h a 1800 manuscrits; — le riche musée de peinture établi dans les bfttiments de la nouvelle Italie • — le musée archéologique ; — la collection sigilhgraphique (4000 médailles et monnaies antiques) ; — enfin, les promenades de Chamars, les jardins de l'ancien palais Granvelle et de l'ile des Moineaux, les bords du Doubs (V. pour plus de détails {"Itinéraire général de la France, par An. Joanne. r* partie).

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