C. De Lowerz au Kulm
4 h. 15 min. — Chemin de mulets.
On suit d'abord la grande route de Goldau pendant 30 min env., puis, !i quittant vers une croix que Ton trouve à g. , on commence à monter derrière le Fallrnboden (30 min.), où sont entassés çà et là des blocs de rochers recouverts en partie de hrous-
LE RIGI
t, et où se trouve la dernière maison. A l'angle d'une forte saillie de la Rothfluh, d'où l'on découvre une belle vue (30 min.), un banc placé sous une voûte de rochers invite au repos. Tournant à g., on entre dans un vallon resserré qui conduit au Rigi-Staflel. On passe près de petites cascades et d'un banc oouvert (30 min.), avant de traverser l'Aa, au delà duquel on ne tarde pas à rejoindre (30 min.), à la chapelle de Malchus y le cbemin de Goldau (th.
45 m. du Kukn) (F. ci-dessus A),
D. Do Wercte tu Kalm.
Montée, 3 h. 30 min .; descente, 2 h. 30 min. — Chemin de mulets, qui doit être préféré pour la descente par le beau temps.
Le chemin part de l'auberge du Lion, s'élève d'abord par une pente assez douce à travers de magnifiques vergers , et traverse l'espace que couvrit, en 1795, un torrent de fange descendu du Rigi.
Après avoir passé devant le chalet du Faendrich ou Sentiberg, on monte, à travers de magnifiques pâturages, vers l'ermitage et la petite chapelle de la Sainte-Croix — Heiligkreuz ; — rafraîchissements (1 h. 15 min.). Gravissant alors en zigzag une paroi- de rochers très-escarpée, on traverse le Hochstein ou Felsenthor (30 min.), arche naturelle formée par quatre blocs de nagelfluh ; puis, laissant à dr. le sentier de Vitznau. on s'élève en 45 min. env., le long de pâturages assez roides, jusqu'au
Kaltbad, bain froid, situé à 1441 met. (C. de Lucerne), où une source d'eau très-froide, et très-efficace pour la guérison des rhumatismes, des coliques et des fièvres intermittentes, sortant d'un rocher, alimente un établissement de bains (on y fait aussi des cures de petit-lait), incendié en 1849, et reconstruit depuis. Près de la nouvelle auberge, qui contient vingt lits et six baignoires, on voit une chapelle dédiée à la Vierge, fréquentée par de
nombreux pèlerins, et dans laquelle un prêtre dit tous les jours la messe pour les bergers du Rigi. Le 10 août, jour de la Saint- Laurent, la fête des bergers y est célébrée. Autrefois les malades prenaient leurs bains tout habillés, et se promenaient ensuite au soleil jusqu'à ce que leurs vêtements eussent séché sur eux; mais depuis longtemps ce mode de traitement a été changé. La source s'appelle la Fontaine des Sœurs, parce que, d'après la tradition, trois sœurs, tourmentées »et poursuivies par un bailli autrichien, se réfugièrent en ce lieu, où elles passèrent leur vie en se livrant à des œuvres de piété.
Entre la chapelle et la source, un sentier conduit à l'O. au Ka mel\ (10 min ) , saillie de rocher que domine une croix (1454 mèt.). On y découvre une vue magnifique sur le lac des Quatrc-Cantons, le Pilate et les environs de Lucerne. On peut se rendre à l'hospice de Notre- Dame-des-Neiges, en 45 min., par le Bergrukenfirst (faite de la croupe de la montagne) ou faire l'ascension du Rothstock (1663 met.).
Du Kaltbad, le chemin du Rigi monte d'abord, à travers un vaste pâturage, sur une hauteur, où, contournant le Rothstock, il sort du canton de Lucerne pour rentrer dans celui de Schwyz. On découvre une vue magnifique du côté de l'O., et bientôt on arrive au (30 min.) Sta([el, lieu de jonction des divers chemins indiqués ci-dessus, et éloigné seulement de 30 min. du Kulm.
fi. ©e
3 h. 45 min. — Chemin de mulets.
Au sortir de Vitznau, le chemin traverse de belles prairies; il monte ensuite dans des bois au-dessus de la gorge profonde d'un torrent, puis il s'élève par des pâturages jusqu'à l'endroit (2 h. 45 min.) où il se réunit près du Kaltbad, à celui de Weggis.
Il offre de beaux points de vue et il
LE RIGI
est praticable pour les chevaux ; mais comme il est peu fréquenté, on a de la peine à se procurer des chevaux à Vitznau. Du Kaltbad au Kulm, 1 h.
(F. ci-dessus D).
F. De Kussnacht au Kulm.
Montée, S h. 15 min.; descente, 2 h. 30 min. — Chemin de mulets. Très-chaud dans l'après-midi et peu intéressant ; préférable à la descente par le mauvais temps.
On passe devant les ruines du château de Gessler; puis, après avoir traversé des pA tu rages, on monte par une pente boisée et roide au Seeboden (1 h. 45 min.). Du Seeboden, le chemin traverse "des pâturages et des bois, dans lesquels il rejoint (30 min.) celui d'Iinraonsee. Inclinant à g., directement au-dessous du Kulm, il s'élève en zigzag, le long d'un talus escarpé, jusqu'à (30 min.) l'auberge du Staflel [V. ci -dessus). Pendant la plus grande partie de ce trajet, on découvre au-dessous de soi des vues magnifiques sur Lucernc , le lac et les contrées environnantes.
G. Dlmmeniee au Kulm.
3 h. 30 min. — Chemin très-chaud dans
l'après-midi.
30 min. après avoir quitté Immensee, on atteint la chapelle de Tell, d'où l'on monte, en 1 b. 30 min., par des bois et des pâturages, au Seeboden, à 30 min. duquel on rejoint le chemin de KUssnacht (F. cidessus F).
H. De Gersau au Kulm*
4 h. 30 min. à 5 h. — Le chemin le plus long, mais le plus pittoresque, préférable pour les touristes qui viennent du Saint-Gothard.
Une pente douce conduit par de belles prairies au Brand, où l'on jouit d'une belle vue sur la gorge du Tobelbach ou Tiefenbach. A dr., le Rœhrlibach, qui se précipite de la Scheidegg, forme une cascade pitto-
resque. De chaque côté du chemin, on remarque d'énormes blocs de rochers tombés des parois escarpées qui le dominent. Un peu plus loin, on traverse les beaux Gibelgnter, on, le 12 décembre 1808, une avalanche env porta une maison, quatre granges et tua six personnes. — La Berglieck offre un beau point de vue.— Passant près d'une jolie cascade et d'une scierie, on ne tarde pas à arriver (1 h.
15 min.) à l'auberge, simple, mais propre, d' Untcr-Gschw&nd, d'où l'on découvre la gorge de Tiefen, une ftartie du lac des Quatre-Cantons, Emmetten, le Schwalmishorn, le Stanzerhorn et le Buocbserhorn. Après avoir dépassé la chapelle de Saint-Joseph, on atteint VOber-Gschwxiid, près duquel on pren«i le chemin de g. , car le chemin de dr. conduit à Lowerz. Traversant alors le Sùdebxchli, on aperçoit à dr. sur la Hock- j [lu h, là petite chapelle du Kxpelibcrg On s'élève ensuite, par les alpes de Hasenbùhl et Griïsclboden, sur une arête, d'où l'on aperçoit les vallées de Goldau et de Lowerz, et d'où la vue s'étend à une grande distance au N. E. et à l'E. ; enfin, laissant derrière soi les chalets de Lindereck, Windeck, et Altslaflel, on arrive à (1 h. 45 min.
de Gschwaend, 3 h. de Gersau) l'hôtelpension de la Rigischeidegg (cures de petit-lait, bains) à 1648 met. On y est fort bien traité à des prix modérés, 4 fr. 50 à 5 fr. 50 par jour (il faut retenir les chambres plusieurs semaine* à l'avance). La vue y est fort belle, quoique moins étendue qu'au Kulm.
qui s'élève au N. O. On découvre les lacs de Zug et de Lowerz, l'éboulement de Goldau, plusieurs golfes du lac de Lucerne, et toute la chaîne des Alpes. De l'auberge de la Rigischeidegg, on gagne en 1 h. Notre-Domedes-Xeiges, par des pâturages, des bois et la Rothenfluhalp-, on peut aussi se rendre au Kaltbad, entre Je Dossen et le Vitznauerstock, p*r *e versant S. du Schild et du Rothstock, ou au Staffel, par le versant septen-
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trional du Dossen, du Schild et du Rothstock.
L* Kolm.
Le Kulm, ou point culminant du Rigi, est un espace irrégulier de terrain, assez étendu, dépouillé d'arbres, mais couvert de gazon. Au sommet (1800 mèt.), on a construit en 1820 un échafaudage en bois qui sert tout à la fois de signal, de point de mire pour les mesures trigonométriques, et de belvédère aux voyageurs. Deux bons hôtels (Higi-Kulm) appartenant à M. Burgi Hitschard, y ont été construits. Les prix sont ceux des hôtels de V classe, ce qui n'a rien d'extraordinaire dans un pareil lieu, à une telle hauteur : généralement la table est bonne, mais les draps sont souvent mouillés. Bien qu'ils contiennent 200 lits, on n'y trouve souvent pas de place dans la belle saison, quand on y arrive tard. Alors on est obligé de redescendre au Staffel ou même à l'Hospice et au Raltbad ; aussi vaut-il mieux, pour ne pas s'exposer à cette mésaventure, arriver au Kulru de bonne heure. Du reste, le coucher du soleil y est plus intéressant que le lever. «— N. B. — Il est prudent de retenir sa chambre par le télégraphe électrique.
Une heure avant le lever du soleil, tous les voyageurs qui ont passé la nuit au Rigi sont réveillés par les sons étranges d'une longue corne de bois, et tous, habillés à la hâte, courent, ou plutôt se traînent en se frottant les yeux jusqu'au signal pour y voir le lever du soleiL — 11 est bon de se bien vêtir, car il fait presque toujours froid. — Heureux ceux qui jouissent complètement, ou même eu partie, de ce magni tique spectacle; mais il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Souvent le ciel, qui était parfaitement pur, la veille au soir, ou une heure rnàûe avant le lever du soleil, se couvre de nuages ou de brouillards à l'instant même où l'on remercie déjà la Providence de son bonheur.
LE R1GÏ.
Tel, au contraire, qui s'est endormi sans espoir, est tout surpris, à son réveil, d'assister à la naissance de l'un des plus beaux jours de l'année.
Longtemps avant la première apparition de l'aube, une société de deux cents et même trois cents personnes se trouve souvent réunie sur le Rigi- Kulm, attendant le lever du soleil.
Un faible rayon de lumière, apparaissant à l'Ê., et diminuant peu à peu Tcclat des étoiles, est le premier avant-coureur qui annonce l'arrivée du jour. Bientôt ce rayon, s'étendant, devient une raie d'or tout le long de l'horizon, et se réfléchit avec une teinte pale sur les neiges des Alpes Bernoises. Cette teinte, de plus en plus rosée, illumine lentement l'un après l'autre tous les sommets des montagnes, ensuite l'espace sombre qui sépare le Rigi de l'horizon, commence à s'éclairer ; les forêts , les lacs, les collines, les rivières, les villes et les villages, deviennent graduellement distincts, mais demeurent encore couverts d'une espèce de vapeur vague et froide, jusqu'à ce que le disque rouge du soleil, apparaissant derrière le sommet de la montagne qui le dérobait aux regards du spectateur, ait dardé ses rayons sur le paysage. A sa vue, les dernières ombres de la nuit s'enfuient comme par enchantemeut, et en quelques secondes le paysage entier brille du plus vif éclat. Mais à peine un quart d'heure s'est-il écoulé, que d'ordinaire les brouillards commencent à s'élever du fond des vallées ou de la surface des lacs, et dérobent à la vue la moitié du tableau qui n'est pas moins splendide et pas moins intéressant au coucher du soleil qu'à son lever. (V. le panorama.)
Le spectre du Rigi est un phénomène atmosphérique que l'on observe sjuvent sur le sommet des hautes montagnes. On le voit le matin du côté de Kûssuacht, à midi du côté d'Art, et le soir du côté de Lowerz.
Il a lieu lorsque les nuages s'élèvent
LE PILATE
des vallées situées au pied de la montagne, du côté opposé au soleil, sans envelopper le sommet du Rigi lui-même.
Dans de telles circonstances atmosphériques, les ombres du Rigi-Kulm et des personnes qui s'y trouvent réunies sont reproduites sur le mur de brouillard dans de très-grandes proportions, entourées d'un arc-enciel, quelquefois double, lorsque le nuage est très-épais.
Deux accidents sont arrivés au sommet du Rigi. En 1820, un domestique d'une famille anglaise , nommé Daniel Meyer, y fut tué par la foudre pendant un orage. En 1826, M. de Bornstett, officier prussien, s'étant, pour admirer le coucher du soleil, placé au bord du précipice, glissa aux yeux de sa femme et de ses enfants qui Tavaient accompagné.
LE PILATE
Le Pilate, en ail. Pilalusberg, forme l'extrémité de la ramification calcaire des Alpes qui, partie du Rothhorn, court sur la limite des cantons d'Unterwalden et de Lu cerne. Son nom ne lui vient pas, ainsi que le rapporte la tradition (K. ci-dessous), du gouverneur de Judée, qui fit mettre à mort J.-C ; il est, à ce qu'il parait, dérivé du mot pilcus. chapeau, parce que le sommet est fréquemment voilé de nuages. De là, le dicton populaire, « si le Pilate a son chapeau, c'est que le temps sera beau » ( K. page 5*5). Les escarpements et les déchirures de ses flancs orientaux et septentrionaux lui ont aussi fait donner le nom de Frakmtint ( mon* fractvs, mont déchiré).
Le Pilate n'est pas une montagne isolée, mais un massif d'une dizaine de lieues de longueur, courant dans la direction de l'O. àl'E., se composantd'un certain nombre de pics et présentant diverses particularités I remarquables. Du reste, malgré son aspect désolé, il renferme des alpes estimées, vingt du côte du S., et huit du côté du N., sur lesquelles, durant l'été, on ne . compte pas moins de quatre mille tètes de 1
bétail. Ses forêts sont ou étaient peutêtre, avant leur exploitation, les plus belles de la Suisse.
Les principaux pies du Pilate sont : le Tomlûhorn , le pic le plus élevé (213S mèt.), ÏEsel (2 123 met.), le GetnsmxUU (20)2 mèt ), le Matthorn (2040 mèt.\ le Widderfeld (2080 mèt.), le Gnepfsiein (1926 met.), le Klimsenhorn (1910 mèt.).
Six chemins principaux (quatre du côté du S.\ conduisent à ces divers sommets, d'où Ton découvre de magnifiques panoramas. — Les deux chemins les plus fréquentés sont ceux qui partent de Hergiswyl et d'Alpnach.
D'après la tradition. Ponce-Pilate, poursuivi par un remords après avoir fait crucifier Jésus christ, serait venu achever sa misérable vie dans le lac du Pilate, d'où, à l'approche d'un être humain, il entrait dans une telle fureur qu'il excitait des orages formidables. Au xrv* s., cette opinion était généralement répandue et admise. Le conseil de Lucerne interdit h tous les habitants du payBde s'approcher de ce lac; il punit de peines sévères ceux qui se permettaient de désobéir à cette consigne. Plus tard, il est vrai, il accorda des dispenses aux étrangers de distinction, toutefois il n'abrogea pas pour cela sou arrêté. Ces préjugés n'existent plus; mais lo Pilate n'a jamais été moins visité que depuis que tout le monde est libre d'y monter.
On peut aller de Lucerne à Hergiswyl, soit par le bateau à vapeur en 30 min., soit en voiture par la nouvelle route du Brûnig (F. R. 156).
A (1 b. 15 min. env. de Lucerne) Hergiswyl (hôt. Rôssli, bon et bien situé), on trouve des chevaux, des porteurs, des guides et des chaises à porteur (un cheval se paye 10 fr., une chaise 20 fr.)- Un guide est inutile surtout au delà de l'alp de Krakrattnt. — Un bon chemin de mulets a été construit en 1858 par M. Caspar Blaettler qui y a dépensé environ 25 000 fr. Du village de Hergiswyl a làhôtel du Klimsenhorn construit également aux frais de M. C. Blsettler, bon, bien tenu et de prix modérés, contenant
LE PILATE
80 lits dans deux maisons, on compte enT. 3 h. 30 min. Le chemin monte d'abord à travers des prairies et des vergers à (1 h.) une petit auberge appelée Brùnneli (petite fontaine) à 5 min. de laquelle un banc ombragé de sapins offre déjà une très-belle vue.
1 h. plus haut, on atteint l'alpe de Frakmûnt d'où l'on aperçoit, à l'extrémité supérieure d'une vallée rocheuse, Y hôtel Blœttler situé à 1869 met. sur l'arête qui relie le Klimsenhorn à l'Esel. Le chemin, bien tracé, décrit de nombreux zigzags.
De l'hôtel Blaettler on peut monter en 5 ou 10 min. au Klimsenhorn haut de 1910 mèt., mais la vue y est limitée par des pics plus élevés; aussi préfère-t-on généralement faire l'ascension de l'Esel ou du Tomlishorn.
Pour aller à l'Esel on monte en 20 min. au Kriesiloch (2070 mèt.) , espèce de cheminée où cesse le chemin de mu- Jets ; car il faut la gravir, du reste sans fatigue et sans danger, à l'aide d'échelles. Au sortir de celte cheminée obscure, on découvre tout à coup devant soi la vallée de Sarnen et les alpes de l'Oberland Bernois. Suivant Alors une crête rocheuse et nue, on va rejoindre le chemin d'Alpnach près de Yhôtel BeUevuc également bon, et d'où 5 à 6 min. suffisent pour escalader le point culminant de l'Esel (2123 mèt.) recouvert depuis quelques années d'un pavillon en bois. On y découvre une vue admirable sur les lacs des quatre Cantons et de Zug, le Rigi, le Stanzerhoni, le Bùrgenstock, la Frohnalp, le Buochserhorn , dominé par le Nicder et l'Obar-Bauen, audessus duquel se montrent la Steinalp et le Kaiserstuhl, le Kernsenberg, le Sachslerberg, le Brûnig, le Rothhorn, le Faulhorn, le Schlierenberg, le Tomlishorn, le Widderfeld, le Gxmsmaettli, les vallées de Melchthal et de Sarnen, la plaine suisse, le Jura et toute la chaîne des Alpes, du Sœntis au Stockhorn. Le Glaernisch, le Tœdi, l'Cri-Rothstock, le Titlis, le Sustenborn , les Alpes Bernoises proprement
dites et le massif de la Blûmlisalp attirent principalement les regards.
1 h. suffit pour aller de l'hôtel BUettler au sommet du Tomlishorn (2133 mèt.). Le panorama est peutêtre plus étendu que celui de l'Esel ; mais on voit moins bien le lac des quatre Cantons.
B. D'AlpMoh au Pilata.
Chemin de mulets.; — montée 4 à 5 h.; — descente 3 h. à S h. 30 min. — Guide nécessaire. Des dames ont fait en 1363 cette ascension dans un char construit tout exprès.
On monte dans la première partie du trajet par la route qu'avait fait construire, en 1833, la compagnie Cellard pour l'exploitation des forêts.
(Un chemin qui part de Stad abrège de 30 min.) Pendant la montée, on découvre de très-belles vues sur la vallée de Sarnen et les Alpes de TOberland Bernois. Près des premiers chalets, on domine de très-beaux précipices. A 1 h. env. au-dessous du Tomlishorn se trouve un petit lac appelé Tomlmee. On passe enfin par la Laubalp avant d'atteindre l'hôtel Bellevue {V. ci-dessus).
Pour redescendre du Tomlishorn à Alpnach, on peut, au delà des chalets, prendre, au lieu de suivre le même chemin qu'en montant, un sentier qui serpente le long des flancs d'une gorge étroite dans une magnifique forêt , et d'où l'on découvre de beaux points de vue sur la vallée de Sarnen, l'entrée du Melchthal et les Alpes d'F.ngelberg et del'Oberland.— On ne rejoint la route Cellard qu'à Alpnach.