ROUTE 177J FAI DO. — BELLINZONA
château des ducs de Milan et un couvent de Bénédictines. A g. on remarque la belle cascade de Santa Petroniîla qui tombe en quatre chutes principales des flancs abrupts de la montagne. Près de Castione , on laisse à g. ia route qui conduit au Bernardino par le Val Misocco (R. 241) , et, traversant la Moesa (45 min.) sur un beau pont de pierre, on passe entre Corduno à dr. et Ar bedo à g., v. situé sur une éminence fer tile, et près duquel trois mille Confédérés livrèrent, le 30 juin IWl, un combat sanglant à une armée milanaise forte de 24 mille hommes. Deux monticules , peu éloignés du chemin, renferment les restes des victimes de cette journée.
D'Àrbedo , une avenue plantée d'arbres conduit à (30 min.)
BeUinzona, en ail. Bellenz (hôt. : Hôtel de cille, Àngelo ; voitures à volonté), un des trois chef -lieux du canton du Tessin, V. de 2*J30 bab. catholiques, située à 230 mèt, sur la rive g. du Tessin, dans la vallée de Riviera, à l'endroit où elle se rétrécit tellement qu'il n'y reste de place que pour la route et le fleuve. Les quatre routes du Saint-Gothard, du Bernar-
dino, de Lugano et de Locarno, qui s'y réunissent, lui donnent une assez grande importance commerciale.
La plaine qu'occupe Bellinzona fit partie des Campi Canini des Romains où les Allemanni furent battus par Majoranus.
Dès l'an 580, il existait un château fort, nommé B i/io, à l'endroit même où s'éleva par la suite la ville actuelle. Après avoir appartenu a la ville de Como, Bellinzona de vint, en 1942, la propriété des ducs de Milan; mais, au xv« s., les barons de Mi socco , dans les Grisons , qui l'avaient acquise des Milanais , la vendirent aux cantons d'Uti et d'Unter walden pour une somme de 2k00 florins.
Alors le duc de Milan, jaloux de la recouvrer , en offrit anx Suisses le prix qu'ils avaient payé, et, après des négociations inutiles, s'empara par la force de cette importante clef de ses États.
A l'exception de Berne , [tous les cantons s'armèrent; mais' ils se firent battre d'abord à Saint-Paul, près de Bellinzona, où I on voit encore les piles de leurs os dans une chapelle, puis à Arbedo. En 14i>9, Belliçzona se soumit volontairement aux cantons d'Uri , de Schwyz et d'Unterwalden, qui n'en devinrent cependant paisibles possesseurs qu'en 1515.
Les principaux édifices publics de Bellinzona sont : V église paroissiale
Giornico.
de Saint-Pierre et Saint-Étienne du xvr> s., située sur une belle place;
— le cloître des Ursulines; — la trèsancienne église de San Biaggio (Saint- Biaise) dans le faubourg de Ravecchia, près de la porte de Lugano ; — un collège , fondé en 1675; — V école libre ou la résidence d'Einsiedeln,etc.î
— la bourse cantonale ; — le couvent sécularisé des Augustins; — le théâtre, construit en 1848; — le palais du gouvernement, bâti en 1850, etc.
Les deux châteaux en ruines, que Ton voit à TE. sur les rochers du Giorio, le C as te il o di Mezzo et le Castello Corbario, étaient autrefois les résidences des baillis de Schwyz et d'Unterwalden ; le bailli d'Uri habitait le château de l'O. , Castello Grande, qui sert aujourd'hui d'arsenal et de prison (belle vue, 1 fr. de pourboire).
Un beau pont de pierre, de 10 arches, de 7 mèt. de largeur, et de 238 met. de longueur, traverse le Tessin, qu'une digue de pierre, il riparo tondOy de 715 met., ne parvient pas toujours à retenir dans son lit. — Bellinzona a aussi à craindre les débordements du Dragonato.
Des fortifications construites en avant de Bellinzona, en 1847, ont été réparées et augmentées en 1859.
Les environs de Bellinzona ofiTrent un grand nombre de promenades et d'excursions intéressantes. — On jouit de belles vues : au village deDaro ; — à l'église d'Artore (la Madonna délia Salule) ; — à la Madonna délia Neve , d'où l'on découvre le cours du Tessin jusqu'au lac Majeur; mais surtout aux Motte, près de Giubiasco.
Les peuplades qui s'étaient établies primitivement dans les vallées tessinoises, lurent d'abord soumises par les Gaulois, puis par les Romains , et enfin par les barbares. En 1331 , les armées des Confédérés passèrent pour la première fois les Alpes ; en i <io2, Uri et Unterwalden firent la conquête du Val Lcvantina, et, en 1516, après des vicissitudes diverses, tout le pays tomba sous la domination des Suis
cantons (Bellinzona et Lugano) de la République helvétique, et l'acte de médiation les réunit en un seul sous le nom de canton du Tessin. En 1814, Uri voulut reprendre possession de ses anciens droits, mais ses prétentions furent repoussées. En 1839, le Tessin s'est donné une constitution démocratique.
Le canton du Tessin est le dix-huitième de la Confédération, par l'ordre de son admission ; le cinquième par son étendue (54 milles et t/*2 carrés), le sep tième par sa population (130 314 hab cath.); il ne parle que lu langue italienne. Sa plus grande longueur, de la Greina au Monte Olimpino, est de 22 h.; si plus grande largeur, du G ries au PU Valrhein, de il h. à 12 h. Il touche — au H., aux cantons d'Uri et des Grisons;— à 1Ï.T aux Grisons et à l'Italie; — au S., à l'Italie; — à l'O., à l'Italie et au canton du Valais.
De Bellinzona i Lugano, H. 183; — à Coire, par le Bernardino, R. 241 ; — à Dissentis, par le Lukmanier, R. 233 ; — à Gra vedona , par le Jœriberg , R. 240; —an Camogne, R. 183.