ROUTE 191] SAINT-JACQUES. — LIESTAL
qui s'étend jusqu'à la rive g. du Rhin. C'est là que les habitants de Bàle- Viile furent vaincus par les troupes de Bâie-Campagne, en 1833.
7 kil. Prattelcn , v. de 1448 hab.
réf. Le chemin de fer, contournant la base de coteaux boisés , se dirige au S. , pour remonter la riante vallée de l'Ergolz. A g. , au milieu des arbres, se montre Schauemburg , que dominent les ruines d'un vieux château en partie détruit, en 1356, par un tremblement de terre. A peu de distance se trouvent des bains d'eau minérale.
1 1 kil. Nieder Schcenthal. On laisse a g. le bel hospice cantonal.
13 kil. Liestal (hôt. : Schlùssel, Falke) , ch.-l. du district de ce nom et du canton de Bâie-Campagne , V.
de 3368 hab. (dont 329 cath.) , située à 315 mot. et occupant uneéminence sur la rive g. de l'Ergolz. — Elle possède une belle église qui sert aux deux communions, une belle maison commune, où l'on voit une coupe de Charles le Téméraire prise à Nancy, un hôpital, une bibliothèque, etc. — De toutes les villes suisses ce fut Liestal qui en 1798 proclama la première son indépendance , en brûlant les châteaux de Farnsburg et de Wallenburg. A cette nouvelle, les bourgeois de Baie, effrayés, proclamèrent l'égalité des droits politiques. Mais la réaction de 1814 ayant aboli la constitution libérale de l'acte de médiation, Liestal s'insurgea de nouveau après la révolution de 1830. Le 4 janvier 1831, il s'y tint une assemblée populaire d'environ quatre mille citoyens, à la suite de laquelle un gouvernement provisoire fut établi. Toutefois ce gouvernement ne tarda pas à être dissous par les Bàlois. On a vu à l'art. Bâie [V. R. 187), comment se termina la lutte ainsi engagée entre Bâie-Campagne et BUe- Ville.
L'Ergolz fait aux environs de Liestal une belle cascade.
Au delà de la Frenken on croise la route de Soleure(u. 190).
16 kil. Lausen , sur la rive g. de l'Ergolz. A dr. dans une vallée latérale, se montre le château d'Ebenrain, entouré d'un beau parc.
20 kil. Sissach (hôt. du Lion), v.
de 1589 hab. réf., situé à 375 mèt.
sur la rive g. de l'Ergolz, à la jonction des trois vallées deGelterkinden, de Homburger et de Dictger. Au N.
s'élève (702 mèt.) la Sissachsfluh (belle vue). Au S. 0. le petit château û'Ebenrain.
De Sissach on peut aller aux (12 kil.) bains d'Eptingen, par Zunzgen, Tenniken et Dietyen. près de ce dernier village, la route passe entre deux parois de rochers, de Tune desquelles, dans la saison des pluies, tombe une cascade de 26 met. Au sommet d'une colline s'élèvent les ruines du château d'E*chenz.
Eptingen, v. de 781 hab. réf., occupe le fond de la vallée resserrée de Dietgen, au pied duBœlchen. — Ses bains sont trèsfréquentés, ses eaux efficaces, ses promenades nombreuses. — Ruines de Wiienheim au N , et de Henken au N. E. — Belle vue du sommet de la HœlchfhjXuh (891 mèt.). — Sentiers pour Waldenbourg, Langenbruck et l'Ober-Hauenstein (R. 190); — pour lUntcr- Hauenstcin (V. ci-dessous).
Pénétrant dans une vallée latérale qui remonte vers le S., on laisse à dr. Thùrnen, v. que domine une tour, puis Uiepflingcn, qui en 1833 se constitua en une république indépendante, détruite d'abord par le > Bàluis, puis réunie au nouveau canton dé Bâie-Campagne , dont elle fait aujourd'hui partie. (Fabriques de rubans.)
24 kil. Sommerau, hameau au delà duquel le chemin de fer décrit une forte courbe, sélHe à mi-côte sur le flanc de la colline, franchit au-dessus de Rùmlingen, un vallon sur un beau viaduc de 27 mèt. de hauteur et composé de 8 arches de 9 mèt. d'ouverture. En partie taillé dans le roc vif il continue à dominer la vallée au fond de laquelle apparaît a dr. Buckten (hôt.: Croissant, Soleil), village au S. duquel se montrent sur une colline