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A ZURICH
ques, etc.— Ses écoles— surtout l'école cantonale Kontonschule — méritent aussi une visite, de même que quelquesunes de ses fabriques (coutellerie estimée et instruments de mathématiques). — Un pont suspendu a été construit en 1851 à la place de l'ancien pont enlevé par des inondations. — Tout près du pont, est le jardin Zimmermann, d'oû l'on jouit d'une belle vue sur la vallée de PAare, et où se Ifouve un établissement de bains.
Après avoir appartenu tour à tour aux comtes de Habsbourg et aux ducs d'Autriche, Aarau se vit, en 1415, forcée de se soumettre aux Bernois ; mais elle conserva du moins ses franchises et ses privilèges. A l'époque de la Révolution , les treize anciens cantons, qui s'y étaient souvent rassemblés, y tinrent leur dernière diète ; on y parla beaucoup , mais on n'y décida rien. Pressentant ia ruine prochaine de la Confédération, les députés renouvelèrent l'antique serment d'alliance (25 janvier 1798), mais sans la confiance et sans l'enthousiasme de leurs héroïques aïeux. A peine le serment fut-il prononcé, qu'un envoyé de Bâlc arriva en toute hâte annoncer que six cents paysans étaient entrés dans leur ville, que les châteaux des baillis brûlaient , et que tous les sujets venaient d'être déclares libres. A cette nouvelle, une terreur panique s'empara de tous les députés, qui se séparèrent et s'enfuirent en tremblant.
Plus tard, quand la France déclara que la Confédération avait cessé d'exister , et que la Suisse formerait une république une et indivisible sous un gouvernement central, Aarau fut d'abord choisie pour être le siège de ce gouvernement, transféré quelques mois après à Lucerne. En 1803 , le canton d'Argovie entra comme État indépendant dans la nouvelle Confédération suisse. Il se composa de la basse Argovie, de l'ancien comté de Baden, des bailliages librts, de l'ancien Kelleramt, du canton de Zurich et du Frickthal, cédé en 1801 , par l'Autriche à la France , et réuni Tannée suivante à la Suisse. Les événements de 18 14 et de 1815 menacèrent un moment son indépendance comme celle du canton de Vaud , et, s'il la conserva, ce fut au prix de quelques-unes de ses libertés. Mais à la suite de la révolution de juillet 1830 , il se donna une constitution démocratique.
Le canton d'Argovie est le seizième par Tordre de son admission dans la Confédération , le dixième par son étendue (25 mil. carrés), le quatrième par sa population (194 209 hab. , dont 104 167 réf., 8842s cath , et 1538 Israélites). Il parle la langue allemande. Sa plus grande longueur est de 1 2 b. 30 min. ; sa plus grande largeur de 12 h. — Il touche : —à TE., aux cantons de Zurich et deZug; — au S., an canton de Lucerne; — à TO., aux cantons de Berne, de Soleure et de Bale-Campagne; — au N., au grand-duché de Bade dont le Rhin le sépare.
L'excursion la plus intéressante que Ton puisse faire aux environs d'Aarau est Tascension de la Gyslifluh (2 h.
15 min. pour monter). On passe à (1 h.) Biberstein (bon vin), dont le vieux château, aujourd'hui propriété particulière, était autrefois une commanderie de l'ordre de Saint-Jean.
Le sommet de la Gyslifluh (774 mèt.) offre un beau panorama sur la plaine suisse, le Jura , et les Alpes.
A Mie, par la Schafmatt, R. 193, A ; par la Staffeleck, même R., B\ — à Zog. R. 194} - à Lucerne, R. 194.
D'AARAU A BADEN.
25 kil., 2. — 5 convois par jour. — Trajet en 50 min. et 1 h. 05 min. — 3 fr , 2 fr« 10 c, 1 fr. 50 c.
On passe sous la ville d'Aarau dans un tunnel de 469 mit.; ou franchit la Suhr en aval de Buchs, puis on laisse sur le bord de PAare, Bohr.
village situé en face de Biberstein.
fi kil., 6.Rupperswyl,y.de 993 hab.
réf., situé en face de la Gvsliflub. On découvre encore, dans la forêt que Ton traverse, des traces de la voie romaine, qui conduisait de Soloàurum à Vindonissa. Les habitants du pays l'appellent Ziegelgirsschen , * cause du grand nombre de brique> (Ziegelsteine) qu'ils y trouvent. A dr.. on remarque le château de Lensburg; on franchit ensuite TAa, qui descend du lac d'Hallwyl, puis la Bunx sor un pont de deux arches.
12 kil. Wildegg, établissement de
[ROUTE 191] WILDEGG. —
bains, à 10 min. de Mœriken (antiquités romaines).
L'eau, froide, iodo-bromurée , connue depuis 1838, émerge à 3/4 d'heure de la source de Schinxnach, d'un puits artésien d'environ HSmèt de profondeur, dans le calcaire jurassique, le gypse, la marne et la molasse. — Sa température est de 12** C'est une eau limpide, incolore (ayant une odeur de plantes marines, saveur très-salée et umère. On l'emploie en boisson, principalement à Schinznach, où elle sert avec succès comme adjuvant, car elle est trèsactive.
Le château de Wildegg, qui s'élève
SCHINZNACH. 631
sur le W ûlpeUberg, au-dessus du tiellmùMe, est entouré de divers bâtiments appartenant à la famille Effinger do Berne. De l'autre c6té de l'Aare, on aperçoit, sur une hauteur, le château de WUdemtein.
On dépasse ensuite Holderbank (bac sur l'Aare).
14 kil. , 4. Bains de Schinznach ou de Habsbourg, à 350 met., au pied du Wûlpersberg, sur la rive dr. de l'Aare, entre cette rivière et la route. Le village (1285 hab.) est sur la rive g. de l'Aare. Dans l'église, on remarque le tombeau du général d'Erlache
Bains de Schinznach.
qui se distingua pendant la guerre de Trente ans.
Les bains de Schinznach sont, sans contredit, les plus fréquentés de toute la Suisse. Souvent, durant les mois de mai et de juin, trois cents personnes se trouvent réunies à la table d'hôte de la maison des bains (même prix que dans les grands hôtels des villes), vaste édifice seinicirculaire, communiquant avec le principal bâtiment par des galeries sous lesquelles passe le chemin qui va rejoindre la grande route, et contenant cinquante baignoires et deux
cents lits. La source, découverte en lG.r>8, près de l'Aare, est encaissée clans un réservoir construit en bois de chêne près des anciens bains.
L'eau de schinznach , thermale sulfureuse, connue depuis 1658, exploitée depuis 1694, émerge d'une roche calcaire dans le voisinage de massifs de trias et au milieu d'un terrain où l'on rencontre essen tiellement le rauschelkalk, des gypses, les formations jurassiques , la molasse et la nagelfluh. L'eau sort de plusieurs ouvertures de ia roche, en jets qui ont paru di Aérer par leurs caractères physiques, température, odeur et saveur, mais n'ont été observés qoe superficiellement. La