ROUTE 211] LE LAC DE ZURICH
entre les cantons de Zurich, de Saint- Mail et de Schwyz, auxquels il appartient, dans la direction du S. E. au N. 0., sur une longueur d'environ 9 lieues, de Zurich à Schmerikon. Sa largeur, qui varie, ne dépasse nulle part 45 min. Quant à sa profondeur, elle atteint 19'* mèt. aux environs de la presqu'île nommée die Au. Il a pour affluents la Linth, qui en sort à Zurich sous le nom de Limmat, le Jonen, l'Aa et d'autres cours d'eau moins considérables. Sa partie supérieure, Obersee,
qu'on pourrait appeler lac de Rapperschwyl, gèle presque toutes les années; sa partie moyenne moins souvent; elle n'a été entièrement gelée que vingt fois de 1233 à 1830. — Les orages y sont violents, mais rarement dangereux pour les bateliers, lorsque des mesures de précaution ont été prises à temps. — On voit au printemps , sur sa surface , une écume jaunâtre appelée les fleurs, produit du pollen des plantes aquatiques. — Enfin, il nourrit vingttrois espèces de poissons, que Melchior
Ile d'Ufenau.
FUssli a représentées dans deux grands tableaux ornant l'un des vestibules de l'hôtel de ville de Zurich.
Le lac de Zurich ne saurait être comparé à ceux fie llenwe, de Lucerne et de Wallenstadt : cependant ses rives possèdent un genre de beauté qui leur est propre, et qui a inspiré tour à tour Gessner, Klopstock et Zimmermau n . Nulle part, peut-être dans toute la Suisse, la nature ne se montre sous «les formes aussi gracieuses et aussi douces ; nulle part une plus nombreuse population n'a mieux cultivé un sol
plus fertile ; nulle part l'industrie n'a su tirer un meilleur parti des forces naturelles dont il lui était permis de disposer. Ce qui donne au lac de Zurich un caractère tout particulier, ce ne sont pas seulement ses belles collines, couronnées de forêts et couvertes de vignobles, de vergers , de jardins, de prairies et de champs; c'est le nombre vraiment prodigieux des habitations , villas , fabriques , fermes ou cabanes, établies sur ses rives et qui ont fait dire avec raison à un Voyageur, que Zurich avait
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deux faubourgs de quatre lieues de longueur.
Vue du lac, Zurich, avec ses vieilles tours et ses terrasses ornées de belles maisons, offre un tableau pittoresque.
— On remarque à l'E., le Zurichberg, et à 10., TUtliberg. Plus loin, à l'E., la Forch et le Pfannenstiel. et à TO., la chaîne de TAlbis. — A Horgen débarquent les voyageurs qui se rendent à Zug et au Rigi (R. '212) ; à Waedenschwyl, puis à Richterschwyl ceux qui se rendent à Zug en venant de Rapperschwyl et à Einsiedeln (R. 214).
Au delà de Richterschwyl, le lac s'élargit; au S., se dressent le Hohe- Rhonen et l'Etzel,et à rE.,l'Altmann et le Bachtel; on découvre sur la surface du lac les petites îles Ufenau elLiizelau, et plus loin ou aperçoit le pont de Rapperschwyl , au-dessus duquel se montre le Glaernisch à l'horizon, tandis que le Schaenisberg et le Speer dominent la plaine d'où sort la Linth. — L'Obersee est moins riant que le lac proprement dit. De RapperschwvlàSchujerikon,cesontla chaîne du Hœrnli et le couvent de Sion au N. E. , et l'entrée du Wa}ggithal au S., qui attirent le plus les regards du voyageur. — (Pour la description des deux rives du lac, de Zurich à Rapperschwyl, voir ci-dessous, ft et C) — de Rapperschwyl à Schmerikon, V.
R. 21 1 et ci-dessous B et C.)
DE SCHMERIKON A WESEN.