PAR EGERI FT MORGARTEN
A Einsiedeln , 7 h. ; — à Schwyz, 6 h. — Route de voitures. Service public. — Ou bien 4 h. 3o min. à Einsiedeln, par le Zugerberg et Sanct-Jost, chemin de piétons.
1° A Einsiedeln.
A. Parla route de voitures.
7 h. — Chemin de chars.
Le chemin de chars contourne la base N. du Zugerberg et, près de la chapelle Allenwin den (1 h.) d cscend dans la vallée de la Lorze .
qui sort d'une gorge boisée entre le Zugerberg etUGube).
— On travers e la Lorze.
1 h. Un-
ter-Egeri, village situé sur un terrain marécageux à l'endroit même où la Lorze sort du lac d'Egeri.
Unter-Egcri et Oher-Egeri formaient jadis une petite république démocratique , qui se rangea du parti des Waldstaetten (cantons forestiers) longtemps avant la ville de Zug. — Belle église.
Le lac d'Egeri , situé à 727 mèt. , esl large de 30 min. , long de 1 h.
45 min., profond d'environ 80 met.; il est borné à l'O., parle Kaiserstock; au N.f par la base du Gubel; à l'E., par la colline de Morgarten, et au S.,
SUISSE
Chapelle de Morgarten.
par les montagnes delà Figlerfluh et du Sattel, au-dessus desquelles apparaissent les sommités glacées des pics d'Uri et d'Unterwalden. 11 nourrit d'excellents poissons.
30 min. Ober-Egeri (aub.). La route de chars suit le lac jusqu'à (45 min.) Morgarten : ainsi s'appelle le flanc occidental du rameau des Alpes qui ferme à l'E. la vallée d'Egeri, entre le Sattel et le Hohe-Rhonen, sur les limites des cantons de Zug et de Schwyz, et qui, en grande partie couvert de pâturages , n'est pas moins remarquable par sa belle vue que par les souvenirs historiquesqu'il rappelle.
En effet, c'est au pied de la colline Mor-
g ar te n , près de la chapelle appelée Haselmatt, à l'endroit où la route côto i e le lac d'Egeri, qu'eut lieu la célèbre bataille qui assura l'indépen dance de la Suisse.
L'historien populaire H. Zschokke raconte
ainsi cette bataille dans son Histoire de la Confédération :
« Le duc Léopold ne pardonna jamais aux WaldsUetten cantons forestiers) d'avoir secoué le joug de son père, surtout lorsqu'il les vit moins dévoués à son frère Frédéric d'Autriche qu'à l'empereur Louis de Bavière. Il se mit en campagne contre eux, avec beaucoup de chevaliers et de seigneurs, à la tête d'une grande armée. D'après ses ordres, le comte OHo de Strassberg passa le Brunig avec quatre mille hommes ; plus de mille hommes furent armés par les gouverneurs de Willisau , de Wohlhusen , de Bothenburg et de Lucerne , pour surprendre le pays d'Un-
DE ZURICH
A GLAR1S. [ROUTE 218^
terwalden du côté du lac. Le duc lui-même s'avança, avec l'élite de ses troupes, d'Egeri vers les montagnes de Schwyz , en passant près de Morgarten. 11 amenait avec lui des chariots chargés de cordes pour faire pendre les chefs du peuple qu'il appelait rebelles.
« Pour s'opposer à cette armée , les Confédérés se placèrent, au nombre de treize cents hommes , sur le penchant de la montagne du Sattel : quatre cents hommes d'Uri, trois cents d'Unterwalden, s'étaient joints a ceux de Schwyz ; cinquante bannis de Schwyz vinrent demander qu'on leur permit de se rendre dignes de leur patrie par des actions courageuses. Le 15 novembre 1315, plusieurs milliers de chevaliers cuirassés montèrent la montagne , éclairés par l'aurore ; les Confédérés fondirent sur eux en poussant de grands cris -, les cinquante bannis roulèrent du haut de la montagne d'énormes pierres et des quartiers de rocs, qui portèrent dans les rangs des Autrichiens la mort, le désordre et l'épouvante. La fleur de la noblesse tomba au pied du Morgarten sous les hallebardes des bergers et sous leur massues armées de pointes de fer. Léopold ne put se soustraire qu'avec peine aux ennemis qui le poursuivirent. Les vainqueurs traversèrent en hâte le lac pour se rendre dans l'Unterwalden ; là , ils défirent encore les Lucernois, dont un grand nombre se noyèrent dans le lac. Témoin de ce carnage, Strassberg s'enfuit épouvanté. Après cette grande victoire, les Confédérés renouvelèrent leur alliance. jurant que tous défendraient chacun , que chacun défendrait tous qu'ils ne prendraient aucun engagement envers une puissance étrangère sans le consentement général, et qu'ils respecteraient, comme leur propre bien, les biens que les étrangers possédaient dans leur pays. »
Le 16 novembre de chaque année, l'anniversaire de cette victoire est célébré dans la chapelle de Saint- Jacques (30 min.), près du village de Schorno ou Schornen.
En 1798. le 2 mai, les Schwyzois, commandés par Aloys Heding, repoussèrent presque à la même place un détachement de troupes françaises, à la téte duquel était le général Schauenbourg. Le 17 mars de l'année suivante, les Autrichiens occupèrent le Morgarten et le Sanct-Jostenberg , mais, après quelque résistance, ils en furent chassés au mois d'avril par les Français.
A (45 min.) Sattel , on rejoint la R. 214. — 30 min. Rothenthurm (R.
•214). — 3 h. env. Einsiedeln (R.
213 et 214).
B. Par le chemin de piétons.
4 h. 30 min.
Le chemin gravit le Zugerbcrg.
couvert de maisons et de vergers (belle vue d'un coté sur le lac de Zug, de l'autre sur le lac d'Egcri et l'Hohe Rhonen) , descend à (1 h. 30 min.) Unter-Egeri, suit la route de voitures jusqu'à (30 min.) Ober-Egeri; la quitte au sortir de ce village, mont* à (45 min.) la chapelle de Sanct-Josu descend à (45m.) Altmatt, où il croîs* la route de voitures d'Einsiedeh cà Schwyz (R.214), remonte au (40 m Katzenstrick (1053 mèt.) T d'où l'on découvre une belle vue sur Einsiedeln.
et descend , en 20 m in . , à Einsiedeln.
2* A Sefawys.
6 h. 15 min. — Route de voitures.
4 h. De Zug à Sattel (F. ci-des sus A). —2 h. 15 min. De Sattel ï Schwyz (R.214).