PAR ILANZ ET DISSENTIS
DE COIRE A OISSENTIS.
13 à 14 h. de marche. — '■ Route de voitures ; diligence tous les jours ; trajet en 9 h. 45 min ; prix 10 fr. 40 cent, et 8 fr. 45 c. — Belle vallée très-intéressante.
2 h. de Coire à Reichenau (K.237).
Le Vorderrheinthal , nommé aussi Oberland, en roman Surselra, une des plus grandes et des plus belles vallées des Alpes, s'étend de l'E. N. E. à l'O. S. 0., sur une longueur de 161., de Reichenau jusqu'au Baduz. Il est arrosé par un des deux grands torrents qui forment le Rhin à Reichenau. Le Vorderrhein, ou Rhin Antérieur, bien qu'ayant un cours plus long, roule une masse d'eau moins considérable que le Hinterrheinqui doit, par conséquent, être considéré comme la véritable source du fleuve. Du côté du N.,une énorme chaîne, allant de la Cahnda au Six Madun Baduz par le Ringelkopf, 10fen. le Hutisstock, le Tredi, l'Obéra! pstock et le Crispait, sépare le Vorderrheinthal des cantons de Saiut-Gall, Glaris el Uri. Au S., les Alpes Rhétiennes y forment plusieurs vallées l itérales*arrosées par des affluents du Rhin et décrites dans les routes 230, 231 et suivantes. — Le terre-plein de h vallée est partout très-étroit; près d'Ilanz seulement, il offre une certiine étendue. Le noyer est cultivé jusqu'à Tavanasa, le pommier et le poirier jusqu'à Dissentis, le cerisier jusqu'à Sedrun, l'orge jusqu'à Chiamut, les légumes jusqu'à Selva. — Le Vorderrheinlhal est habité, à l'exception de trois à quatre communes, par des populations romanes.
La route monte d'une centaine «le mètres, à (15 min ) Tamins, v. de 700 hab. réf. Belle vue, près de l'église, sur les deux vallées du Rhin,
la val ée de Domleschp et le Piz Curver — belle cascade du Lawoybach , descendu des glaciers du Ringelspitz, (3249 met.).
De Tamins aux bains de Pfeffers et à RagaU, R.227.
La route qui, sur certains points, domine le Rhin de près de 250 met., monte jusqu'à
45 min. Trins (hôt. Ilalbmond\ v. <le 847 hab. réf., situé à 860 met. dans une sorte d'amphithéâtre, au milieu d'une forêt d'arbres fruitiers, e dominé par les ruines du château Atllohenlrins, que bâtit, dit-on, Pépin le BreT, en 750, ou même Pépn d'Héristall, en 680, et qui fut incendié en 1470. De ces ruines, consistant en murailles et en une tour carrée bien conservée, et situées à t> mèt. au-dessus du village (929 met.; on jouit d'un panorama magnifique sur Banaduz, quelques villages de 1 vallée de Domleschg et les hauio moutagnes qui dominent cette valhV On remarque encore, près de Trins.
les ruines du chàteiu de Proriesd et, dans les forêts de sapins qui couronnent les rochers de la rive dr.
fleuve, celles du château de Schlirstii
A Hagatz, par la Trinser Furka, R. 23S
Une forte descente (belle vue su.
la vallée et la forêt de Fiims, le h. de la Crestïi et le-; escarpements a pic du Flimserstein, haut de 2104 mèt.), aboutit (30 min , 797 met.), au mouh'n de Trins (en roman Mulins\ ancienne auberge et moulin, au pieJ d'une haute paroi de rochers d'où •< précipitent, par deux belles cascades le torrent de Bai gis et un autre u.rîeut. On laisse àdr., sur une coHint' couverte de sapins, les ruines insignifiantes du château de Belmont, et.
au pied du Flimserstein, l'église tie Fidaz, à g. le lac de Trins ou d* U Cresta (8G0 mèt.), dont les eaux profondes, bordées de ruchers et de sapins, nourrissent d énormes brochet*.
La route, « éloignant de plus en phi-
[ROUTE 229] TMNS. — FL1MS. — ILANZ.
de la vallée du Rhin et dominant le cours du Flimscrbach, gagne
1 h. Flims (hôt: Adler, Poste), v. de 803 hab. à 1102 met., dont le nom vient probablement ( ad flumina) des nombreuses sources qui arrosent son territoire. La plus considérable {il gurg) jaillit dans le village même. On remarque à Klims plusieurs vieilles maisons fortifiées, entre autres celle de la famille du poète de Salis.
De Flims à Elm et à Scnwanden , par le col de Segnes , R. 224, B.
A 45 min. de Flims (d'où l'on voit le Marti nsloch, R. 224), on passe au WaldKvuser (bonne auberge), hameau situé, à 1 102 met., dans une position pittoresque, entre de vieux mélèzes et des blocs de rochers, et très-fréquente par les habitants de Coire et d'Ilanz pendant la belle saison. Tout près se trouvent, à 1126 et 1110 mèt,, deux petits lacs, et, à 1000 mèt., un lac plus considérable, dans le milieu duquel s'élève une petite lie. C'est le lac de Flims ou de Cauma, de 45 min. de circonférence, complètement entouré de bois de sapins, et dont les eaux causent les affreux éboulements qui obstruent si souvent le cours du Rhin. On s'y baigne fréquemment en été et ses eaux sont réputées efficaces contre les rhumatismes. La route, passant entre les deux petits lacs, traverse, à 1048 met., (30 min.) le torrent du Laaxertobel, qui coule dans une gorge profonde.
15 min. Laax. v. de 278 hab. cath.
situé à 423 mèt., et dominé par le château de Langenberg. Après une longue descente escarpée, au sortir d'une forêt de sapins, on commence à revoir le Rhin, qui coule dans la belle plaine où il reçoit le Glenner.
Cette plaine, appelée Grubc ou Foppa d'Ilanz, est dominée au S. par les Piz Cauma, Signinia, le Piz Ricin et le Piz Mundaun (V. ci- dessous). La vue est surtout admirable près d'une chapelle qui borde la route. On laisse à g., à
SUISSE
une grande profondeur, Sagem (474 hab. mixtes; 777 mèt. d'alt.).
45 min. Schleuis, v. de 366 hab.
cath., à 764 met., dominé parle château de Lœwenberg, qui est transformé aujourd'hui en maison d'orphelins, et près duquel on aperçoit encore les ruines des anciens manoirs de Spielberg et de Wildenberg. Adr.se montrent les v. de Fellers et de Ladir, perchés sur des hauteurs et dominant la vallée de 600 mèt. (belles vues).
30 min. — (6 h. 30 min. de Coire) Uanz, en rom. Glion ou lion (hôt. :
Lukmanier et Oberalp près du pont couvert, I.œwe , Schiceizerkreuz) , V.
de 668 hab. mixtes, parlant le roman et l'allemand, à 718 mèt. prèsdu confluent (691 mèt.) du Rhin-Antérieur et du Glenner, qui descend de la vallée de Lungnetz. Cette petite ville, donl les murailles tombent en ruines, existait déjà au vin* s. La diète de la Ligue Grise, dont elle fait partie, s'y rassemble tous les trois ans. On y remarque : un certain nombre de vieilles maisons décorées des armoiries de leurs anciens propriétaires, l'hôtel de ville, où se tiennent les séances do la diète, et le beau pont de bois construit sur le Rhin en 1851. Dans les environs, on visite les ruines des châteaux de Grftneck, de Bruneck, de Lœwenstein et celles de Frondsberg, près de Ruschein. — Très-belle vue (15 min.), de la vieille église de Saint-Martin (783 mèt.) ou du village de Luvis (1000 mét.) dominant les gorges étroites du Glenner.
Ascension du Piz Mundaun.
Le Piz Mundaun est justement renommé pour l'étendue, la beauté et la variété de son panorama. Il s'élève au S. O. d'Ilanz, sur la ligne de faîte entre le Rhin-Antérieur et le Glenner. L'ascension n'en est ni difficile ni dangereuse, et l'on pourrait même la faire à cheval. Après avoir gravi la terrasse qui porte l'église de Saint- Martin ( V. ci-dessus), et les versants couverts de sapins qui la dominent, on atteint Luvië (3i»7 hab. réf.), village d'où la vue est déjàsplendide. Le sentier serpente en-
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