‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 112 sur 279 · R. 1S. — DE CARLSRUHE A STUTTGART · texte numérisé non relu

R. 1S. — DE CARLSRUHE A STUTTGART

1 mil. 3/4. Wilferdingm, — (Hôt. : Krone ).

A Wïldbad par : 4 mil. 1/4, Neuenburg. R. 17; 4 mil. Wiidbad. R. 14.

Quittant la vallée de la Pfinz, on s’élève sur une ramification de la Forêt Noire jusqu’à 383 mèt. pour redescendre dans la vallée de la Nagold à

1 mil. 3/4. Pforzheim, — (Hôt. : Post , Adler), V. indus-

trielle (bijouterie renommée) de près de 8500 h. , dont plus de 6000 réf., située à 269 mèt. sur la rive g. de l’Enz, à son confluent avec la Nagold. Il s’y fait un commerce de bois considérable, et, outre ses fabriques de bijouterie, elle possède des forges, des fabriques de drap importantes, un chapitre de dames nobles, une maison de travail et un asile d’aliénés. L’église principale, située sur une hauteur, contient le caveau grand-ducal et un monument érigé en 1834 par le grand-duc de Bade à la mémoire des 400 hommes de Pforzheim qui se firent tuer à la bataille de Wimpfen (F. R. 21). — Pforzhçim est le lieu de naissance du réformateur Reuchlin. .

A N«oenburg, H. 17, t mil. 1/4; de Neuenburg à Wildbed , 4 mil., et 4 O.ilw. 3 mil. 3/4, R. 14 et 15.

Au delà de Pforzheim la route suit la rive g. de l’Enz, passe à Eutingen, v. à 30 m. duquel env. on remarque une petite pyramide élevée par les paysans en souvenir de l'abolition du servage, puis elle sort du duché de Bade pour entrer dans le Wurtemberg avant Enzberg, et rejoint la route de Bruchsal à

2 mil. 1/4. Illingm, v. situé à 4 mil. 3/4. de Bruchsal par : 2 mil. 3/4. Bretten (F. ci-dessus A), et 2 mil., Bruchsal. — A Vaihingen, — (Hôt. : Wilder Mann), pet. V. de 3000 h. dominée par un vieux château, on se rapproche de l’Enz que l’on traverse à Enxvaihingen.

2 mil. 1/4. Schwieberdingen, v. situé sur la Glems. — A g. on aperçoit le Hohenasperg (F. ci-dessus A). On rejoint le chemin de fer près de Zuffenhausen.

2 mil. Stuttgart (F. ci-dessus A).

1® A SCHAFFlIOrSK.

A. Par Slockaeh.

24 ihil. l/i. Dilig. I. le* j., en 25 Tt . , pour 8 fl. 55 kr. — Dilig. pour Ttfbingue, 3 fou per j., eu 4 h. 10 tu., peur i II. 35 kr.

Au sortir de Stuttgart, la route qui gravit, en zigzag, des coteaux plantés de vignes, offre de beaux points de vue sur la ville et ses environs. Après avoir dépassé Degerloeh, elle se bifurque. Celle de g. va h Friedrichshafen par Reutlingen ('F'. l'Itinéraire descriptif et historique de l'Allemagne pur Adolphe Joanne), celle de dr., se dirigeant au S., vient passer k

1 mil. 1/2. Echterdingen, V. de 1700 h. On traverse ensuite Waldcnbuch, 1600* h. , patrie de Dannecker le sculpteur, et

1 mil. 1/2. Dettenheuusen., v. au delàduquel, laissant àdr. le couvent de Bebenhausen (1 h. de Tubingue), fondé en *1181, et dont la tour, le réfectoire et le cloître sont du gothique le plus pur, la route descend, dans une vallée arrosée par un petit ruisseau, à Lustnau, v. qui possède une belle petite église.

1 mil. 3 4 /4 mil. 3/4. de Stuttgart) 'l'ahingue, en. ail. Tiibingen, — (Hôt. : Post, Prinz Cad, Krone, Lamm), Y. de 8700 h. r. située sur le Neckar qui y reçoit l’Ammer et le Steinbach, dans une des contrées les plus fertiles du Wurtemberg, et divisée en deux parties : la ville vieille, aux rues étroites, escarpées, et la ville neuve. Fondée peut-être par les Romains, elle était au xi* siècle la résidence des puissants comtes palatins qui la vendirent, en 1342, aux comtes de Wurtemberg. En 1514 V fut rédigé et signé le pacte appelé Tübinger Vertrag. En vertu de cette charte, le prodigue duc Ulric. garantit k ses sujets, sous la condition qu’ils payeraient ses dettes, les droits dont ils ont joui pendant près de trois siècles. En 1519, les Impériaux et les Bavarois s’en emparèrent; en 1634, les Bavarois la prirent et transportèrent sa bibliothèque à Munich; en 1688, les Français firent sauter ses murailles.

R. 19. — DE STUTTGART A SCHAFFB0U8E.— TUBINGUE. m Tubingue doit la réputation dont elle jouit à son tu» ivbrsitjî, fondée en 1477 par le comte Eberkard, — Cette université comprend six facultés (deux de théologie, une de droit, une de médecine, une de philosophie, et une d'économie politique et administrative). On y compte quarante-trois professeurs, neuf maîtres, et de huit à neuf cents étudiants. — Ses revenus s’éjèventàprèsde 100,000 fr., elle possède une riche bibliothèque (80,000 vol,), des cabinets d’histoire naturelle, d'antiquités, de technologie, un jardin botanique, un observatoire, etc. Le bâtiment actuel a été construit de 1842 à 1845, Parmi ses professeurs, elle cite Iteuchlin, Mélanchthon et Osiander, etc., et dans les temps modernes, — pour la philosophie, Fichte, Schwegler, Vischer, etc.; — pour le droit, Michaelis, Hepp, Reyseher, Warnkœnig, Kœstlin, etc. ; — pour la botanique, Mohl; — pour la chimie, Gmelin ; — pour la minéralogie, Quenstedt; — pour la théologie protestante, v. Baur, v. Ewald, v. Schraid , Beek, Kœstlin, etc. , etc. ; — pour la théologie catholique, Hefele, v. Drey, Kuhn, Schotf, Kchimele p— pour la med«oine. Rapp.

De i’unfversité de Tubingue, dépendent : — le haut séminaire théologique évangélique (85 séminaristes), appelé Dos Stift, et établi dans un ancien couvent d’augustins ; le haut séminaire catholique, fondé parle roi régnant, appelé Dos Convie t ou WilhelmssÜfl, établi dans l’ancien Callegium illustre, qui date de 1582, et comptant quatre-vingt-dix séminaristes ; la haute école normale classique ; la haute école normale polytechnique et l’éeole des sages-femmes.

Le chœur de lVÿüss St-Oeorqes, bâti en 1420,— le reste de l'église date de 1470, — renferme des monuments funéraires de plusieurs ducs wurtembergeois, des vitraux de couleur et une ancienne crucifixion de Han* Scheuifelin, élève d'Albert Durer. — L 'église de l’HôpUal est du un* siècle avec un chœur de 1504; — 1 ’hdtel de ville date de 1455; — enfin, le château Schloss Hohen Tübingen, bâti en 1535 par le duc Ulric et dont le riche portail n’a été construit qu’en ItiüO, donné par le gouvernement à l’université, contient l’observatoire, la bibliothèque de l'université et des collections d’histoire naturelle. On y montre aussi aux étrangers, — qui y jouissent d'ailleurs d’une belle vue sur les vallées du Neekar, de l’.fmmer et du Steinbacb, — de vastes caves, un grand tonneau, et un puits remarquable par sa profondeur,

De l’Osterberg {à l'E.) et du Blxstberg (au S.) (30 m.), on découvre encore de plus beaux points de vue que du château. C’est sur l'Osterberg que Wieland a composé son Oberon, et que le poète Louis Uhland a aussi fixé sa résidence. On aperçoit toute la chaîne de l’alpe Souabe et le château de Hohenzollern. — A 3 h., en remontant la vallée du Neckar, on trouve le bain de Niedemau, très-fréquenté pendant l’été par les étudiants de l’université. La route qui y conduit traverse Rottenburg , — (Hôt.: Waldhom) anc. V. de 6000 h. c., siège de l’évêché catholique du royaume, réunie au Wurtemberg depuis 1805, et possédant (à l’évêché) une collection d'antiquités romaines.

De Tobingue à Wildbad, 8 mil., H dilig. par semaine en été; trajet en 10 h.; pour 2 11. 47 kr. R. 14; — à Hornherg, 12 mil.; 3 dilig. par semaine en été, trajet en 12 h. I /2, pour 4 fl. 34 kr. R. 7,

Après avoir traversé le Neckar et le Steinach, on remonte la jolie vallée boisée de cette rivière ; on laisse à dr. Dusslingen , et, au delà d ’Ofterdingen et de l’établissement de bain de Sebastiansweiler, on franchit un col d’où l’on aperçoit au S. O. le château de Hohenzollern. Un peu plus loin, un poteau indiquait autrefois les limites du Wurtemberg et de la principauté de Hohenzollern-Hechingen, réunie en 1850 àla Prusse (pour 10,000 thalers de rente)-

3 mil. Hechftnffen» — (Hôt. : Post), triste pet. V. de 3400 h., ancienne capitale de I’ex-PR1NC1PAUTÉ DE HOHENZOLLERN. Cette principauté avait une superficie de 588 mil. carrés ail. et une population d’env. 20,000 h. — Ses revenus s’élevaient à 160,000 fl. Elle possédait une chambre de6 représentants composée de douze membres. — Le château et la villa Eugénie sont entourés de beaux jardins. Une allée d’arbres, longue d’env. 1 h. conduit au château de chasse Lindich (N. O.). — Le château proprement dit renfermait une collection de tableaux.

A 40 m. au S. de Hechingen (on peut y aller en voiture par la route, mais le chemin de piétons qui passe près du cimetière est plus agréable) s’élève le Hohenzollern» — montagne conique de 873 mèt. que couronnent les ruines restaurées du château de ce nom, détruit en 1423 par les forces de la ligue hanséatique. Si l’on veut visiter ce château, il faut se munir d’une carte qui s’achète 12 kr. (pour les pauvres) chez M. Carry, à Hechingen. — On voit à

l’intérieur une collection d’armes du moyen âge et de portraits (dans la salle des Chevaliers), deux moulins curieux. une chapelle qui date du xi* siècle, des salles remises à neuf, etc. On doit relever et augmenter toutes les fortifications. On découvre une belle vue du haut de la tour qui est moderne. Au S., on aperçoit la chaîne boisée de l’alpe Souabe.

La famille de Hohenzollem est une des plus anciennes familles de l’Allemagne. Selon la tradition elle remonterait au v* siècle. Des historiens la font descendre de Thassilo, duc de Bavière au vin® siècle. Au x' siècle, un comte de Zollern fit construire ce château dont il prit le nom* Un des descendants de ce comte, Frédéric II, qui vivait au xne siècle, eut deux fils, Frédéric et Conrad. De ces deux comtes sortirent la ligne de Souabe et la ligne de Franconie. Les membres de la ligne de Souabe perdirent peu à peu leur influence dans leurs luttes avec les ducs de Wurtemberg et finirent, en se subdivisant d’ailleurs — Hohenzollern-Hechingen et Hollenzollern-Sigmaringen — par tomber au dernier rang des principicules allemands; ceux de la ligne de Franconie, au contraire, devinrent burgraves de Nuremberg, puis électeurs de Brandebourg, et enfin, rois de Prusse.

De Heebingen à Tulllingen, Y. ci-dessous 8.

En deçà de Hechingen, la route, laissant à dr. le château de Hohenzollern, se dirige au S. E. par Schlatt, Jungingen, Starseln, Hansen, Burladingen, Gauselfitigen et Neufra, à 3 mil. 1/4. CiamertiDKen, b. situé sur le Lauchart dont elle descend la vallée par Hettingen, Vehringen le bourg, Vehringen le village et Jungnau , v. au delà duquel elle quitte cette vallée pour passer dans celle du Danube, à 3 mil. 3/4. Slgmaringen, — (Hôt. ; Post), pet. V. de 1600 h., ancienne capitale de la PRINCIPAUTÉ de ce nom (Hohenzollern-Sigmaringen), incorporée à la Prusse depuis le 12 mars 1850, moyennant une pension de

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