C. ASCENSION DU FEUDBKHG ET DE L’ALTKCBNIG
Pour monter au Feldberg, on compte 2 h. de Kowigstein, 5 lu de Hambourg. Du Feldberg, il faut 1 h. 1/4 pour aller à l’AIlluenig, et en 1 h. 50 in. on peut redescendre à Kœnigsletn.
On peut monter au Feldberg à pied , à une et même en voiture. Un guide coûte 40 kr.; un Âne, avec un guide, 1 il. 12 kr., en y comprenant l'excursion de F&lkensteiu, 1 U. 24 kr. Ou paye une voiture à 3 plac., 411.; à 4 plac. et 3 chev., 6 fl.; à 4 cliev.j 8 fl.
Le chemin le plus commode pour monter de Kœnigstein au Feldberg, quitte à 1 h. env. la route de Francfort à Limburg (F. R. 40;, et se dirige à dr., c.-à-d. à l’E., vers le sommet de la montagne. Des sentiers plus courts passent k travers les prairies et les bois.
Le grand feldberg est la plus haute sommité de la chaîne du Taunus. Il a 868 mèt. au-dessus de la mer. Son sommet forme un plateau presque circulaire , dépouillé d’arbres et cultivé, sur lequel on a établi une petite auberge où l’on peut se mettre à l’abri et passer la nuit au besoin. Son point culminant est un rocher de quarz , qui a près de 5 mèt. d’élévation et 20 pas de circonférence. On l’appelle Brunhildisstein, pierre ou lit de Brunehild , reine d’Austrasie qui, selon la tradition, venait souvent au lever de l’aurore, y contempler ses Etats. Du reste, on le désigne aussi sous les noms de pierre de Venus et de temple d'Agrippine. Sur le versant N., on remarque, outre des restes de tranchées romaines, le v. de Reifenberg et les ruines du château des anciens voleurs de ce nom.
Le panorama du Feldberg est un des plus beaux panoramas que l’on puisse admirer dans toute l’Allemagne. On découvre, en elfet : — à l’O., le Rhin, les montagnes du Palatinat avec le Mont Tonnerre, du Rhin, de la Moselle et des Vosges ; — à g. le Mein, avec la Bergstrasse, leMelibocus,. le Kaisersstuhl, la Forêt Noire ; — à l’E., leSpessart, la Rhcen, le Vogelsberg; — au N. E., l’Insberg près de Gotha) -r — au N. O. le Siebengebirge.
A 10. du grand Feldberg, se dresse le petit feldberg, qui n’a guère que 17 à 18 mèt. de moins. L’ascension en est facile.
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R. 39.— LE FELDBERti.— L’ALTKOENIG.
Outre sa belle vue, l’Altkœnig, qui est plus pénible à gravir — (800 mèt.), — offre un autre intérêt aux amateurs d’antiquités. Son sommet est couronné d’une triple rangée de pierres sèches. On ne sait ni par qui ni à quelle époque a été construite cette colossale enceinte ; les uns l’attribuent aux Romains, les autres aux Celtes.
DE KCENIGSTEIN A HOMBOURG.
3 h. — Bonne route de Toitures.
La route de Kœnigstein à Hombourg traverse les immenses forêts qui s’étendent à la base de l’Altkœnig, laisse à dr. celle qui descend en quelques minutes à Cronberg (F. ci-dessus page 313), et ne passe qu’à (2 h.) Oberursel, petite ville dont l’ancienne église a été bâtie dans la seconde moitié du xv* siècle, et qui est arrosée par l’Urselbaeh. — D’Oberursel à Hombourg (F. R. 37), o#n ne compte que 1 h.
DE KCENIGSTEIN A WIESBADE PAR KPPKTEtN.
Après avoir dépassé le petit hameau de Schneidhain, on traverse en ligne droite, sur un vaste plateau , une forêt solitaire jusqu’au v. de Fischbach (1 h. 15 m.), au delà duquel on entre dans un vallon boisé que dominent au N. le Rossert, 526 mèt., au S. le N tau feu, 428 mèt., deux montagnes du sommet desquelles (30 m. et 45 m. d’Eppstein', on découvre de beaux panoramas. On passe devant plusieurs moulins avant d’atteindre (15 m.) une auberge ( Œhmühle) , située à la jonction de trois vallées, celle que l’on vient de descendre, celle qui conduit à Hattcrsheim (F. ci-dessous), et enfin celle à l’entrée de laquelle se dressent, au-dessus du v. d’Eppstein, les ruines pittoresques du château du même nom. Ce château fut le berceau d’une célèbre famille, qui a donné, de 1059 à 1304, cinq évêques à Mayence. Ses ruines , bien entretenues et entourées d’un joli jardin, appartiennent à M. Habel de Wiesbade.
On compte 3 h. environ pour aller à pied d’Eppstem à Wiesbade (F. R. 42).
K. 39.— HOFHEIM.
DEPPSTEIN A HATTERSHKIM PAR LE LOKSBAt HERTHAL.
2 h. 30 m. env. — Route de voit, asser mal entretenue.
La route descend dans une jolie vallée resserrée entre des collines rocheuses, tantôt boisées, tantôt cultivées, et dont le Schwarzebach, qui fait tourner les roues de nombreux moulins, arrose les belles prairies. — N. B. Près du premier pont, le piéton peut prendre dans la forêt de hêtres (àdr.),un chemin ombragé conduisant (1 h.) à Lorsbaeh, où vient aboutir également la route de voitures. Ce v. donne son nom a la vallée qui, un peu au-dessous, devient plus solitaire et plus alpestre. 45 m. après avoir quitté Lorsbach , on atteint llofheim, — (Hôt. : Krone), v. de 1650 h. On peut monter en 15 m. à sa chapelle blanche, qui attire de si loin les regards, sur un des derniers escarpements du Taunus. On y découvre une vue magnifique sur les vallées du Mein et du Rhin , Mayence, le Mont Ton%erre, Darmstadt, l’Odenwald, Francfort, Hanau, le Spessart, la Rhœn, etc. Il faut 45 m. à pied pour aller de Hofheim à Hattersheim (F. R. 38) , où l’on rejoint le chemin de fer de Francfort à Mayence; un sentier plus agréable que la route , qui n’est pas ombragée, suit, parKriftel, la rive g. du Schwarzbach.