H. 48. — DE MAYENCE A WIESBADE
cheval jusqu’à l’endroit où le chemin de fer de Bieberieh s’embranche sur celui de Francfort à Wiesbade. Là, on dételle le cheval ou les chevaux, et on attend le passage du train pour y attacher les voitures. 5 minutes après, on est à Wiesbade.
"Wleubade, — (Hôt. avec bains : des Quatre-Saisons ( Vier Jahresieitcn), de laBo.ie, de Y Aigle [Adler), de Nassau (. Nassauer Hof), de Cologne (Cœlnü cher Hof ), Schwarzer Bar, Englischer Hof, Schütsen Hof, Europæischer Hof, Rœmerbad, Spiegel, Engel, Pariser Hof, Krone, etc. Hôt. sans bains : Dünnger, Taunus, Holltmdischer Hof, Qrunewald, Einhom.)
Les prix de ces hôtels sont à peu près les mêmes : chambre, de 48 kr. à 2 et 3 fl., thé ou café, 30 kr. ; dîner avec vin, 1 fl. 15kr,, service, 24 kr. — Les meilleures tables d’hôte sont celles de la maison de conversation au Kursaal, et de l’hôtel des Quatre-Saisons. — On paye 1 fl. le dîner de 1 h., et 1 fl. 45 kr. le dîner de 4 ou 5 h. — N. B. On peut toujours dîner et souper à la carte au Kursaal. — Un bain coûte de 48 kr. à 1 fl.
droschken, 12 kr. la course.
N. B. Les prix des voitures, des chevaux et des ânes pour les promenades sont fixés par un tarif.
casino. Les étrangers peuvent y être admis sur la présentation d’un membre.
libraire : Ritter.
Wiesbade . en ail. Wïasbatien, la capitale du duché de Nassau, la résidence du grand-duc et le siège de son gouvernement, est une V. de 15,000 h., dont 3600 catholiques, située au pied des montagnes du Taunus, qui la mettent à l’abri des vents du N. et du N. E. Depuis trente ans, elle a complètement changé d’aspect. — Si l’intérieur compte encore un trop grand nombre de rues étroites, tortueuses et mal bâties , ses quartiers neufs , ses boulevards extérieurs, Friedrich Strasse, Schwalbacher, Strasse, Botter StrRsse, Taunus Strasse et Wilhelm Strasse, sont bordés d’élégantes maisons neuves, peintes à l’huile et d’une irréprochable propreté. Chaque année s’élèvent de nouveaux hôtels, on pourrait presque dire de nouveaux palais. Cette prospérité toujours croissante , Wiesbade la doit beaucoup au jeu, mais beaucoup aussi à ses eaux qui sont bien autrement actives et puissantes que celles de Bade. Le nombre annuel des visiteurs — ce ne sont pas tous des
baigneurs — atteint, dit-on, 80,000. — Wiesbade est après Bade le pays d'eaux ou le bain le plus fréquenté de l’Allemagne. Mais, si le jeu y est aussi animé, aussi lucratif pôur les fermiers, si les eaux y sont plus efficaces, la nature y est bien moins belle. A ce point de vue, il n’y a aucuhe CCtttparaison à établir.
Le DUCHÉ DE NASSAU, dont Wiesbade est la capitale, un des Etats de la Confédération germanique , est enclavé dans la province rhénane de Prusse et le grand-duché de Hesse-Darmstadt. Il a une superficie de 454,615 hect., une population de 424,817 h., dont la majorité est réf., un budget de 3,328,425 fl. pour les dépenses, et un budget de 3,100,427 fl. pour les recettes; une dette de plus de 1,800,000 fl. — Comme membre de la Confédération , il occupe la treizième place dans la diète avec lé duché de Brunswick ; mais il a une voix en propre dans le plénum ; il doit à la Confédération 8354 soldats, 6 canons et 9525 th.,
4 sgr.,7 pf. Il est divisé en 28 amt. — Il était, avant 1848, un des États les plus libéraux de l’Allemagne. Sa Constitution date de 1814. La forme de gouvernement est une monarchie constitutionnelle. — La couronne est héréditaire dans la ligne masculine. Le titre du souverain est duc de Nassau, comte palatin du Rhin, comte de Sayn, Kœnigstein, Katzenelnbogen et Dietz , burgrave de Hammerstein, etc. La représentation nationale se compose de deux Chambres : le Banc des Seigneurs (Herren Bank) Comprenant les membres de la famille régnante, les chefs dés principales familles seigneuriales et six députés élus par la noblesse; et la Chambre des Députés ( Deputirten Kammer), formée de vingt-deux membres élus pour sept années par la bourgeoisie. Les Chambres sont convoquées chaque année. La Constitution garantit aux citoyens la liberté de la presse, la liberté individuelle, le droit de pétition, l’admission à tous les emplois publics >. — La maison de Nas- + sau prétend descendre d’un frère de Conrad I*r. Walrame I,r (•]* 1020) en commence, à proprement parler, la famille souveraine qui s’est souvent divisée en plusieurs lignes, dont l’une, — l’othonienne , — règne aujourd’hui sur la Hollande. Depuis 1816, la ligne -walramienne qui a fourni un empereur à l’empire (Adolphe de Nassau) a
1 Es ISM , une nouvelle constitution moins libérale a clé oclroyée par le duc.
:i3t> R. 4-2.— WIESBADE.
réuni sous un seul chef (Nassau-Weilburg) les possessions des deux derniers rameaux (Nassau-Usingen et Nassau- Weilbnrg).
Le débarcadère du chemin de fer se trouve situé presque K l’angle que forment les deux rues-boulevards, appelées Rhein Strasse et Wilhelm Strasse. En face s’élève l 'hôtel du Taunus. Si, laissant à g. la Rhein Strasse qui monte à la rue du Marché, à la place Louise, à l’Eglise catholique et à la caserne d’artillerie , on suit la Wilhelm Strasse, on arrive en quelques minutes à la Wilhelm Platz , formée à l’O. par l'hôtel des Quatre-Saisons, l’hdtel Zais, le Nassauer Hof et le théâtre, au N. et au S. par des colonnades couvertes , transformées en bazar pendant la saison des eaux, etàl’E.parle Kursaal. — Au milieu s’étend une jolie pelouse bordée de chaque côté d’une allée d’arbres. Audessus de l'entrée principale du Kursaal, dont le portique est soutenu par six colonnes de l’ordre ionique, on lit cette inscription : Fontibus Mattiacis , MDCCCX, car les eaux de Wiesbade ont été connues des Romains qui les avaient appelées Fontes Maitiaci du nom de la tribu germanique des Mattiaci, établie en ce pays. « Sunt et Mattiaci in Germaniâ fontes calidi , » etc. , dit Pline le naturaliste , liv. 31 , chap. 2. Tout le milieu du bâtiment est occupé par le grand salon qui, long de 43 mèt. 30 cent., large de 20 mèt. et haut de 16 mèt. 60 cent., et orné de colonnes de marbre de Limburg , de bustes et de statues, et assez richement meublé, sert tantôt de salle de jeu (la roulette), tantôt de salle à manger, tantôt de salle de bal. (Le mercredi, le prix d’entrée pour les cavaliers aux bals publics, est de 1 fl. 21 kr.; les réunions dansantes du lundi et du samedi sont plus agréables et mieux composées que les bals publics.) A dr., en entrant par la place, sont le cabinet de lecture, des salles de bal plus richement meublées, et des salons de jeu (le trente et quarante); à g., on trouve des salles à manger et la restauration (table d’hôte et à la carte). Quand le temps est beau, on peut se faire servir soit à dîner, soit du café, des glaces et des rafraîchissements devant la façade qui donne sur le jardin et près du kiosque-orchestre où l’on fait de la musique (de 4 à 6 li.). Ce jardin, conquis par l’art sur la nature, qui s’y montre malheureusement assez chétive, est bien dessiné et remarquablement entretenu. — A dr., en regardant la pièce d’eau, peuplée de charmants
canards et de carpes d’une étonnante voracité, on a élevé un joli kiosque d’où l'on découvre -une vue étendue; sur la g., on est dominé par le palais et les jardins de la duchesse douairière de Nassau. Si l’on remonte le ruisseau qui alimente la pièce d’eau, on ne tarde pas à trouver la Dietenmühle (15 m.J, et 15 m. plus loin le château ruiné de Sonnenberg (F. ci-dessous).
Après le Kursaal et son jardin, c’est le Kochbrunnen, que visitent d’ordinaire les étrangers. — Pour aller du Kursaal au Kochbrunnen, il faut prendre soit la Taunus Strasse et la seconde rue à g., soit la rue qui s’ouvre en face du Kursaal , entre les hôtels de Nassau et Zais, puis remonter ou la Spiegel Gasse (à dr. puis à g.), ou la Webergasse et la Lange Gasse h dr. Au delà d’une petite place plantée d’arbres ( hôtels de la Rose et d’Angleterre ) , entre
I e Rœmerbad et l’hdtel de l’Europe, jaillit le Kochbrunnen, celle des dix-huit sources de Wiesbade qui est la plus abondante, la plus riche en principes salins, la seule qui soit publique. Elle s’échappe d'une double coquille de fonte dans une sorte de petit bassin qu’entoure un pavillon découvert, et bouillonne comme de l'eau en ébullition. Toutefois , bien qu’on l’appelle bouillante (Koch), elle n’a qu’une température de 56° R. De ce bassin , des tuyaux la conduisent aux hôtels qui ont des établissements de bains. L’eau est claire, limpide, ne répand qu’une légère odeur, mais elle a un goût peu agréable ; elle ressemble à du mauvais bouillon de poulet. C'est celle que l’on boit cependant, aussi chaude que possible, le matin de 6 à 8 h., en ayant soin de se promener un quart d’heure entre chaque verre. Du reste , elle est facile à digérer. Toutefois ce sont les bains qui, à Wiesbade , constituent la partie essentielle du traitement. En général on les prend à 26 ou 28° R., et, quoique l’eau ait perdu de sa force en se refroidissant, ils font monter le sang à la tête.
II faut en user avec modération et prudence (F. pour plus amples détails, les Bains d’Europe , par Adolphe Joanne et le Dr Le Pileur).
Les autres sources de Wiesbade jaillissent dans les hôtels particuliers, auxquels elles appartiennent. Composées des mêmes éléments que le Kochbrunnen , elles sont seulement moins chaudes et moins minéralisées. Ce sont des eaux salines muriatiques. — s Enumérer les affections,
m R. 42—WIESBADR.
qu’elles guérissent le plus spécialement, ce serait, dit l'auteur des Bubbles from the Bnmnens of Nassau, copier la liste presque entière des maladies auxquelles notre misérable nature est soumise. A en croire les habitants de Wiesbade, elles sont bonnes pour la peau, pour l’estomac , pour les femmes de toutes les formes et de tous les âges, pour les hommes de toutes les espèces et de toutes les conditions , pour les vieillards qui s’en vont de ce monde, et pour les enfants que leurs tendres parents désirent ardemment d'y voir entrer, pour les maux de tête, pour la goutte, etc. Il est beaucoup plus facile de constater quelles sont les maladies qu’elles aggravent au lieu de les guérir. Ainsi, elles ne conviennent pas aux individus disposés aux inflammations ou aux fièvres, et elles tuent ceux qui sont attaqués de la consomption. » Quoi qu’én disent les habitants de Wiesbade, leurs eaux sont surtout recommandées pour la guérison ou le soulagement des rhumatismes et de la goutte.
La saison de Wiesbade commence en mai etne finit qu’en septembre. Les principaux médecins sont les D" Vogler, Fritze, Millier, Haas, Zais, etc.
Outre le Kursaal et le Koehbrunnen , on peut visiter k Wiesbade :
Le Palais du Grand-Duc, bâti par Moller, de 1837 à 1838, près de la place du Marché ;
Le Palais Ducal, ou Svhlcesschen , que l'ort remarque à l’angle de la rue Guillaume et de la rue Frédéric. Ce palais contient, entre autres curiosités : 1» une bibliothèque de 25,000 vol. et de curieux manuscrits, parmi lesquels on remarque les visions de sainte Hildegarde, ornées de miniatures du xn* siècle, celle de sainte Élisabeth de Sehœnau, un manuscrit de Salluste, etc., 2° un musée d'antiquités romaines et du moyen âge. Parmi les antiquités romaines, on doit signaler surtout à l’attention des amateurs : un bas-relief trouvé en 1842 , k Haddernheim, près de Francfort, et représentant le dieu Mythra, qui, coiffé d’un bonnet phrygien, sacrifie un bœuf abattu, entouré de figures symboliques et surmonté des douze signes du zodiaque , et la partie supérieure en bronze de l’étendard d’une cohorte de 1* 22* légion. Les antiquités du moyen âge les plus curieuses, sont * un autel en bois, sculpté et doré, de plus de 8 mèt. de long sur 3 de haut, prove-
nant de l'abbaye sécularisée de Marienstadt , près de Hachenburg, et datant du xm* siècle : les monuments de Diether et Eberhard de Katzenelnbogen (du couvent de Sainte-Claire), des vitraux de couleur, etc. ; 3° un cabinet d'histoire naturelle (la collection géognostique du duché de Nassau offre de l’intérét); 4° une collection d'insectes ; 5° une galerie de tableaux assez médiocres, bien qu’attribués pour la plupart à des peintres célèbres. On y trouvera quelques toiles delà vieille école allemande, et, entre autres, une sainte Famille, par Albert Pürer, une sainte Famille, par Schoreel, les saintes femmes , par Rogier Van der Weyde, etc. Les écoles allemande et flamande modernes y sont représentées par : un beau paysage de Swanewelt, un dcjeuner de Heem, une marine de Van der Veldc, Dédale et Icare de G. Flink, deux paysages de Kobell. Les tableaux de l’école italienne sont moins nombreux et moins remarquables encore. On cite surtout le saint Chrysostome et la sainte Cécile du Dominiquin, une sainte Famille de l’école du Corrége, une esquisse (expédition d’Attila contre Rome), de Jules Romain ;
Le Ministerium , ou Palais du Gouvernement, situé à l’angle de la rue Louise et de la rue du Marché ;
L'Église catholique , bâtie par Hoffmann , sur la place Louise ;
La nouvelle Église réformée, etc.
La Wiesbade romaine fut détruite au m* siècle par les Barbares. Chaque fois que l’on y creuse la terre pour y construire une maison, on y trouve encore, surtout sur le Rœmerberg, des ossements, des cendres, des tuiles, des pièces de monnaie, etc., etc.; mais il ne reste aucun vestige apparent au-dessus du sol ni de la Wiesbade romaine ni du palais (sala) que Charlemagne se fit plus tard bâtir sur ses ruines. Mais dans la rue Heidenberg, derrière l’hôtel de V Aigle, on peut voir encore un fragment de muraille de pierre, appelé la Heidenmauer, ou la muraille des Païens. C’était là probablement que s’élevait la forteresse romaine , car la rue Heidenberg est plus haute de 20 à 26 mèt. que les beaux quartiers de Wiesbade voisins du Kursaal.
Enfin, à peu de distance de la ville, les antiquaires vont visiter le Pfahlgraben ; on donne ce nom à des débris encore existants de la muraille fortifiée que fit construire
l’empereur Probus , pour mettre l’empire romain à l’abri d’une invasion des Barbares.
« Vers le règne d’Adrien , dit Gibbon (ch. xn), lorsqu’on imagina un pareil moyen de défense, les forts ou postes construits du Rhin au Danübe, communiquaient l’un h l’autre par un retranchement d’arbres et de palissades. A ces remparts informes, Probus substitua une muraille de pierre d’une grande hauteur, fortifiée par des tours placées à des distances convenables. Elle commençait dans le voisinage de Neustadt et de Ratisbonne, sur le Danube ; elle s’étendait à travers des collines, des vallées , des rivières et des marais, jusqu’à Wimpfen , sur le Neckar ; enfin elle se terminait aux bords du Rhin, après un circuit de deux cents milles environ. »
Les environs de Wiesbade ne peuvent pas soutenir la comparaison avec ceux de Bade ; toutefois, ils offrent diverses promenades agréables (voitures, chevaux et ânes à volonté, les prix sont tarifés). En gravissant les hauteurs peu élevées du Taunus qui sont, pour la plupart boisées , on découvre des points de vue étendus sur la vallée du Rhin, le Westerwald, le Spessart, l’Odenwald (où l’on remarque la tour du Melibocus) et le Mont Tonnerre. On distingue surtout aux bords du Rhin , Mayence, ses clochers et son pont de bateaux. Les promenades ou excursions les plus fréquentées, — elles se relient toutes par des sentiers, — sont :
1° Derrière le Kursaal (F. ci-dcssus), la Dietenmühlc (15 m.), moulin très-fréquenté pendant la belle saison, et 15 m. plus loin, le château ruiné du Sonnenberg, qui domine le v. du même nom. Plus loin encore est le v. de Rambach , dont la chapelle domine la vallée ;
2° Le nouveau Geisb erg (jardin-café restaurant, belle vue), et l’ ancien Geisberg (15 m.), où l’on a fondé en 1835 un Institut agricole ;
3° Le mausolée (45 m.). On donne ce nom à une chapelle grecque en marbre, que le duc de Nassau a fait élever en 1852 en mémoire de la duchesse Elisabetha Miehaelowna, morte en 1845, et dont la statue de marbre, sculptée par Hopfgarten, reposera sur un sarcophage orné de douze apôtres et des quatre vertus théologales. — 15 m. plus haut est un petit temple ouvert, d’où l’on jouit d’une belle vue panoramique;
R. 42. — W I ESBADE . 341
4° Le Neroberg, colline où l’on voit encore les débris d’une ancienne construction romaine qui, selon la tradition, aurait été un château de Néron. La vallée qui y conduit s’appelle le Nerothal, et le vin que l’on y récolte porte le nom de vin de Néron. A l’entrée de cette vallée se trouve un bon restaurant, et, au fond, une grotte appelée Leichtweiserhœhle ;
5° Le couvent de Clarenthal et la Faisanderie (30 et 45 m.). Le couvent de Clarenthal a été fondé par l’empereur Adolphe de Nassau, en 1296. 15 m. plus loin est l'ancienne Faisanderie , d’où l’on peut, soit monter à travers les bois au Chaussée Haus (F. R. 43) 1 h. de Wiesbade, où l’on rejoint la route de Schwalbach, soit gagner par 1 ’Adamsthalerhof\a route de la Platte. La Walhnühle, moulin restaurant (15 m.), se trouve aussi entre les routes de la Platte et de Schwalbach ;
6° La Platte (1 h. 30 m. par la route de voitures, un chemin plus court y conduit les piétons par le Geisberg et le saule Pleureur). De ce château de chasse, bâti à 460 mèt. sur la lisière de la forêt qui couronne la montagne, on jouit de la plus belle vue des environs. Il a été construit en 1824 par le duc Guillaume. On peut en visiter l’intérieur quand le duc n’y est pas. La plupart des meubles sont en bois de daim ou de cerf. Les deux cerfs placés à l’entrée ont été fondus sur des modèles de Rauch. — N. B. La maison du garde-chasse, située vis-à-vis du château, est un bon restaurant. — Du sommet du Trompeter, qui s’élève à 520 mèt. au N. E. de la Platte, on découvre aussi une belle vue. Cette montagne doit son nom à un trompette del’électeur de Mayence qui, surpris pardes voleurs, leur demanda et en obtint avant de mourir, de jouer un dernier air sur son instrument favori.
A Frauenslein, i h. 15 m., R. 45; — à Eberbach, 4 h., R. 45; — à Rildesheim, R. 45, 4 mil. 1/4, 2 dilig. 1. lus j.,en 3h. 35 tn., pour 1 fl. et 1 fl. 15 kr.; —à Eppstein, 3 h., K. 39; — à Francfort, R. 38;— à Schwalbach et à Schl&ngenbad, R. 43 et 44;— à Coblena, par Nassau elEius, R. 43; — ALimburg, 6 mil., deui dilig. t. les j., en 5 h. 1/4 pour t 11. 45 kr., et 2 fl. dans le coupé, par la Platte, (2 mil.) NeuAo/, (2 mil. 1/4 )Krrberg, et (1 mil. 3/4) Limburg, R. 40.