‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 270 sur 279 · THÉÂTRES ET SALLES DK CONCERT · texte numérisé non relu

THÉÂTRES ET SALLES DK CONCERT

Bruxelles possède six théâtres. — Le Grand-Théâtre ou Théâtre-Royal, place de la Monnaie, a été élevé, en 1817, sur les plans de M. Damesme. Cet édifice a coûté fort cher et il est passablement lourd. On en a restauré l’intérieur en 1853. On y joue l’opéra et la comédie. Il y a en outre le théâtre de V Opéra-Comique, dans les galeries de St. -Hubert, ouvert le 19 juin 1847; le Petit-Théâtre ou théâtre du Parc , où l’on ne joue que le vaudeville ; le Théâtre des Nouveautés, faubourg de Laeken, créé par un particulier pour le drame et le vaudeville, et inauguré le 12 juin 1844 ; le Théâtre du Vaudeville, bâti en 1845, dans la rue de l’Évéque, sur les plans de M. Cluysenaar, et ouvert le 1er fév. 1843, enfin le Cirque, établi dans une nouvelle rue qui conduit de la rue de la Fiancée vers la rue de Laeken. La pre-

mièredes représentations données dans ce dernier théâtre a eu lieu le 19 septembre 1846.

La salle de la Société royale de la Grande-Harmonie, rue delà Madeleine; celle de la Société de la Philharmonie, rue de l'Évêque, et celle dite du Grand-Concert, rue Ducale, qui a servi de tribunal criminel du temps de la république française, se font remarquer par leur architecture, surtout la première, élevée, en 1842, sur les dessins de M. Cluysenaar.

promenades.

De toutes les promenades de Bruxelles, celle qui reçoit la première visite des étrangers est le Parc, ancienne dépendance du palais des archiducs ou gouverneurs autrichiens. Ce jardin , planté sur les dessins de Zinner, commencé en 1774 et remanié par Guvmard, forme à peu près un quadrilatère ; il est percé dans sa largeur de deux grandes allées, et , dans sa longueur, de trois autres allées aboutissant à un rond-point appelé le Bassin-Vert, à cause de la corbeille de fleurs qui en garnit le centre. Tout autour régnent un grillage et de larges trottoirs , construits récemment , en partie à l’aide de souscriptions volontaires. Les groupes, les statues, les bustes, les vases qui l’ornaient ont malheureusement beaucoup souffert lors des combats acharnés que s’y livrèrent, en 1830, les Belges et les Hollandais pendant quatre jours. On y remarque les statues en marbre de Diane et de Narcisse , par Gripello; d’une nymphe, par Olivier; d 'Apollon, par JanssenSj de la Madeleine, par Duquesnoy; celles en pierre de Lcda, par Vanderhœgen; la Charité, par Vervoort père; la Vénus à la coquille, les Hermès, dont les têtes et les pieds sont pour la plupart de Delvaux ; les groupes faits par Godescharles et Lejeune, les bustes d’Alexandre et de Cléopâtre, ainsi qu'un lion et un chien en marbre, provenant de Tervueren.

Un kiosque en fer fondu, d’un beau travail, y est destiné aux concerts publics qu’y donne, les dimanches d’été, entre 1 et 2 heures, la musique militaire. Les rues qui entourent le Parc, la rue Royale, la rue de la Loi, la rue Ducale et la place du Palais, les plus belles rues de la ville, sont vraiment dignes d'une grande capitale.

Après le Parc, on visite d’ordinaire les Boulevard* ,

R. 71.— BRUXELLES.— FAUBOURGS, commencés en 1818, terminés en 1840, et qui, établis sur l'emplacement d’anciennes fortifications, forment, depuis la porte du Rivage jusqu’à celle de Hal, une belle promenade d’environ 6 kil. de longueur; ils se composent de trois et, sur quelques points, de quatre rangées d’arbres, dont la plupart sont des ormes et des peupliers. Des habitations élégantes et des jardins les bordent dans presque toute leur étendue. En plusieurs endroits, ils offrent, soit du côté de la ville soit vers la campagne, de beaux points de vue. Parmi les édifices qui les embellissent, on remarque les serres du jardin Botanique, l’hôpital Saint-Jean, qui lui fait face, l’Observatoire, isolé dans un angle que forme le boulevard, le palais du prince d’Orange, l 'hospice Pachéco, l'Abattoir et l’Entrepôt. — Les communications entre la ville et les faubourgs ont lieu par quinze portes, dites de l'Allée-Verte, de Laeken, de Cologne, de Schaerbeek, de Louvain, de la Loi, Léopold, des Palais, de Namur, de Charleroy, de Hal, d’Anderlecht, de Ninove, de Flandre et du Rivage ou du Canal.

A la porte du Rivage commence l’Allée-Verte, longue avenue de tilleuls située entre le canal et le faubourg de Laeken. On l’avait surnommée les Champs-Elysées de Bruxelles. Elle est moins fréquentée qu’autrefois. C’est là cependant que les équipages et les cav. liers essayent d'attirer les regards des piétons.

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