‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 35 sur 279 · R. 3. — DE STRASBOURG A BALE — ETTENHE1M · texte numérisé non relu

R. 3. — DE STRASBOURG A BALE — ETTENHE1M

Niederschopfheim , 1200 h.

5 mil. 2/10. Dingliiif?en,v. de 1000 h., où vient aboutir la route de terre de Strasbourg à Freiburg (4 mil. de Kehl). — On y traverse sur un beau pont la Schutter qui descend de la jolie vallée de ce nom à l’entrée de laquelle se trouve située (15 m.) Lahr , — (Hôt. : Sonne) pet. V. industrielle et commerçante de 8500 h., dont la vieille tour est bâtie sur les ruines d’un ancien château romain, et dont l’église (jadis l’église d’un cloître) contient plusieurs tombeaux. On jouit d’une belle vue de la Schutterlindenburg où l’on a élevé un monument en souvenir de la constitution badoise. — On peut, de Lahr, aller visiter les ruines du château de Hohengeroldseck, détruit, en 1697, par le maréchal de Créqui. Pour s’y rendre, il faut remonter la vallée par Kuhbach jusqu’à Reich enb ach (1 h. env.), monter au point culminant du passage où se trouve une auberge, laisser là la route de voiture qui descend à Biberach (2 mil.), dans la vallée de la Kinzig (F. R. 7), et s’élever en 30 m. jusqu’aux ruines de la Hohengeroldseck. Ce château fut le berceau de la célébré et puissante famille de ce nom, dont le dernier rejeton mourut en 1634. Quelquesuns de ses murs encore debout ont près de 3 mèt. d’épaisseur et 10 met. de hauteur. On y jouit d’une vue admirable. — En face de Geroldseck se dressent sur un sommet élevé les ruines du Lülzelhard. — Si, de Reichenbach , on remonte la vallée de la Shutter proprement dite, on y trouve le bourg de Seelbach, le chef-lieu du comté de Geroldseck. — Enfin de Seelbach on peut gagner Ettenheim (F. ci-dessous) par le fond du Schutterthal et le Münsterthaî.

5 mil. 8/10. Kippenheim, v. de 1100 hab. On y a élevé un monument au tailleur Stulz d’Ortenberg qui y est né (F. Bade). On laisse à g. du chemin de fer la pet. V. de Mahlberg, 1000 h., — dont le château appartint pendant le moyen âge aux. Hohenstaufen, — entre Kippenheim et la station de

Orschweier, v. de 700 h., près duquel on laisse à g. Altdorf, v. de 1400 h., où M. de Türkheim possède un beau château qui contient, outre une riche bibliothèque, une collection de médailles et des antiquités curieuses. — Un peu plus loin, du même côté, à l'entrée du Münsterthaî, est la pet. V. d Ettenheim, 3050 h., d’où l’on peut aller visiter le bain St-Landolin et l’abbaye d’Ettenheim-Münster dans la

48 K. 3. —DE STRASBOURG A BALE - ALT-BREISACH. jolie vallée qui porte le nom de co monastère. — Ce fut à Ettenheim que, le 15 mars 1804, Napoléon, alors premier consul, violant le territoire de la Confédération germanique, fit enlever le duc d’Enghien, qui fut enfermé d'abord k Strasbourg, puis conduit à Vincennes, jugé par une commission militaire, condamné k mort et fusillé dans les fossés du château.

Herbohhetm, pet. V. de 2000 h.

Kensingen, pet. V. de 2600 h. sur l'Elz que traverse un beau pont, et d’où l’on peut aller visiter le couvent Wonnenthal, le bain Kimhalden et les ruines du château de Kimburg. Un peu au delà, au-dessus de Hecklingen, 760 h., s’élèvent les ruines du château Lichtencck, qui offre une belle vue sur le Breisgau et le Kaisersthul.

8 mil. 2/10. Rieffel, v. de 1800 h., avec un château, situé au confluent de la Treisam et de l’Elz. C’est le plus ordinairement de Riegel que l’on part pour aller visiter le Kaismluhl, montagne isolée, d’origine volcanique, haute d’environ 580 mèt., qui s’élève entre la Forêt Noire et le Rhin, et qui , dans un circuit de dix h., renferme trois V., plus de vingt v. et une population de 32,000 h. On l’appelle le Kaiserstuhl, ou le Siège de l’Empereur, parce que l’empereur Rodolphe de Habsburg y allait souvent à la chasse, et se reposait sur le plateau du sommet, appelé Todtenkopf. Du point culminant, 588 mèt., où l'on remarque neuf tilleuls, on découvre un magnifique panorama qui s’étend de Strasbourg kBâle. On a aussi une belle vue de la chapelle de Catherine (521 mèt.). Alt-Breisach (Vieux- Brisach), — (Hôt. : Rheinbad), est située k peu de distance de la base méridionale de cette montagne. Ane. capitale du Brisgau, cette ville qui compte aujourd’hui 3000 h., était autrefois « lu clef de l'Allemagne. » Depuis 1331, elle appartenait k l’Autriche, lorsqu’en 1638 Bernard de Weimar s’en empara après un long siège. Les Français la possédèrent de 1639 k 1697 ; en 1700, l’Autriche la reprit, mais en 1703, Tallard et Vauban la lui enlevèrent, et elle ne revint en sa possession qu'en 1714. En 1740, les débordements du Rhin endommagèrent tellement ses fortifications , que l'Autriche résolut de ne plus les entretenir. Au commencement de ce siècle, on a tenté de les relever, puis on les a démolies. L’église gothique mérite d’étre visitée. Un pont

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