Ô-2 R. 3.-DE STRASBOURG A BALE. -FREIBURG
Apôtres, soutiennent la nef, qui, avec les ailes latérales, a 29 mèt. de largeur. Dans la partie inférieure des deux murs latéraux, quatre-vingt-quatre colonnes, aux chapiteaux sculptés, supportent un remarquable balustre en pierre sculptée. — La chaire, beau morceau du vieux style gothique, fut sculptée, en 1561, dans un bloc de pierre, par Jœrg Kempf, qui s’est représenté au-dessous, à une fenêtre, avec l’attitude d’un homme écoutant un sermon. — Les vitraux de couleur du Münster excitent Ajuste titre l’admiration de tous les connaisseurs. Les plus anciens datent du xive siècle. En général, ce ne sont pas, à proprement parler, des peintures sur verre, mais des mosaïques de morceaux de verre très-épais et entièrement colorés. Ceux du choeur sont des peintures sur verre représentant des familles nobles avec leurs armoiries. Quoique plus riches et mieux dessinés que les autres, ces vitraux paraissent moins beaux, parce que les morceaux de verre qui les forment ont simplement été peints des deux côtés. Outre ces anciens vitraux, le Münster en possède de modernes, dignes aussi d’attention. On remarque surtout les quatre Évangélistes, par Helmle (1822), (aile méridionale) etles scènes de la Passion, peintes également par Helmle (1826), d’après le dessin original d’Albert Durer.
Les principales curiositésde l’intérieur de Münster, sont :
Dans l’aile méridionale, le tombeau du duc Berthold V de Zæhringen, le dernier de sa race, mort en 1218; — dans la chapelle du St-Sépulcre, d’anciennes sculptures en pierre (le Christ au tombeau et ses gardiens endormis), — des sculptures en bois; — une Adoration des Rois, de 1505; — les figures étranges des sculptures de la corniche à l’entrée des chapelles du chœur ; — deux tableaux attribués à Holbein le jeune (dans la chapelle de l'université), une Nativité et une Adoration des Mages, peintes pour la famille d’Oberriedt, qui a fondé cette chapelle et dont les principaux membres sont représentés au-dessous;
Dans l’aile septentrionale, la Cène, par Hauser, 1805 (chapelle de la montagne des Oliviers) ; — la statue de l’archevêque Boll (•{■ 1836), par Friederich de Strasbourg; — le monument de l’archevêque Demeter (-f 1842) ; — le tombeau où sont ensevelis les ossements des anciens comtes de Zæhringen qui y ont été apportés en 1829 de l’abbaye de Thennenbach.