DE SCHAFFHOUSE A BALE
Par le Rhin-
La navigation du Rhin, interrompue par la chute du fleuve, à peu de distance de Schaffhouse, redevient possible au-dessous même de la chute, à Lauffen. De Lauffen à Lauffenburg, elle ne rencontre aucun obstacle sérieux. Toutefois il est prudent de prendre de bons bateaux et de bons bateliers. On en trouve à Neuhausen et au Nohl. — Près de Rheinau ( V . ci-dessus), le Rhin se replie sur luimême et coule entre des collines boisées vers Èllikon, il reçoit la Thur à Egghof, se resserre ensuite dans un étroit défilé, et, à l’endroit où il reçoit la Tœss, il prend brusquement la direction du N. O., puis il vient passer à
1 h. Kjflisuu , — (Hôt. : Goldener Lœwe , Hirsch). Cette pet. V., de 1612 h. r., située sur la r. dr. du Rhin, dont les bords escarpés sont parsemés de vignes, de bois et de prairies couvertes d'arbres fruitiers, est exposée à de violents tremblements de terre. Sur les quatre-vingt-dix que ressentit le C. de Zurich pendant le xvm* siècle, elle en éprouva soixante-trois. Son ancien château, résidence des baillis, est aujourd’hui une propriété particulière. Ses bateliers forment une corporation et répondent des objets perdus. Un pont de bois couvert, détruit en 1799 par les Français, les Autrichiens et les Russes, qui se livrèrent plusieurs combats dans les environs, et reconstruit en 1810, conduit à Seglingen, où la vieille tour de l’ancien château et le joli bureau de péage forment un tableau pittoresque.
Entre Eglisau et Kaiserstuhl (F. ci-dessus), le Rhin reçoit laCilatt. — Entre Alikonct Coblenz, la traversée de ses rapides n’est confiée qu’à un petit nombre de bateliers expéri-
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meotés qui forment une section ou compagnie particulière, possédant un fonds destiné à rembourser la valeur de» objets perdus. — PrèsdeCoblenz, on passe devant l'embouchure de l’Aare. Au-dessous de Dogern, son lit commence à être obstrué par des rochers, et la navigation devient plus difficile. — A Albbruck, J ’ Al b le grossit encore. — Il a été fait mention (F. ci-dessus Lauffenburg) des difficulté# qu’offrait la traversée de cette petite ville. Au-dessous de Lauffenburg, le cours du fleuve est tranquille, mais, après avoir dépassé Sæclcingen (F. ci-dessus) et Schwœrstadt, et reçu à Nieder-Œflingen la Wehr, il se brise encore sur des rochers, se calme de nouveau jusqu’au pont de Rheinfelden (F. ci-dessus), où les rochers appelés Hœïlerdaken rendent encore le passage difficile. — A Augst, il reçoit l’Ergolz, et, k Birsfeld, la Birse.
. N. B. Il y a des ponts à Rheinau, Eglisau, Kaiseistuhl, Lauffenburg, Seeckingen et Rheinfelden. mais on trouve un nombre considérable de bacs de Schaffhouse à Bile,