DE KEHL A BADE
Le chemin de fer badois doit être continué jusque derrière les bâtiments de la douane ; l’embarcadère actuel se trouve sur la rive dr. de la Kinzig. En le quittant on se dirige à l’E., presque en face du Kniebis,sur la chaîne des montagnes de la Forêt Noire. On s’arrête aux stations de Kork et de Legelshurst avant d’atteindre (trajet en 25 m.)
1 mil. 7/10. Appenweier, pet. V'. de 1400 h. env., d’où l’on aperçoit les ruines du château de Staufen. — C’est à Appenweier que l’embranchement de Kehl rejoint la ligne principale, ouverte de 1840 à 1845, qui va de Bâle (Haltingen) à Heidelberg et à Mannheim par Carlsruhe.
A Bile, R. 3; — à Schafïï,ouae . P*r Freiburg , R. G; — A SchaOTiotiae , par Trxberg , K. 7 ; — à Stuttgart par Freudenatadl , R. 10 ; — aux bains de la Forêt Noire, R. 10. '
A Appenweier, le chemin de fer, longeant la base des montagnes de la Forêt Noire, prend une direction N. E.
2 mil. 5/10. Renchen, pet. V. de 2600 h. sur la Rench qui descend du Kniebis par la vallée à laquelle elle donne son nom.
A Oberkirch, R. 10, 1 mil.
3 mil. 4/10. Achern, — (Hôt. : Adler, Krone ), pet. V. de 2000 h., située > à l’entrée du Kapplerthal , sur l’Acher. — Les entrailles de Turenne sont enterrées dans la petite chapelle de Saint-Nicolas, le corps ayant été transporté en France et inhumé à Paris (aux Invalides).
[C’est d’Achern que l’on part le plus ordinairement pour aller visiter Allerheidigen et ses cascades. Cette excursion, qui demande une journée, peut se faire en partie en voiture. On trouvera des voitures pour 3 ou 4 fl. à l'hôtel de l’Aigle (Adler).
A 10 m. d’Achern on laisse à g., au pied de laUomtsgrinde, dont le sommet a 1200 mèt., le bel établissement d’aliénés d ’lllenau, achevé en 1843, puis on atteint (20 m.), Oberachem, v. de 1200 h., situé près de l’entrée du Kapplerthal , et au delà duquel on traverse l’Acher. Les ruines du château de Rodeck dominent le v. de Rappel unter Rodeck (15 m.), 2300 h., où la route repasse sur la rive
R. 8.-DE STRASBOURG A BADE.-ALLERHE1DIGEN. 8!)
dr. de la rivière. A Furschenbach (45 m.), la vallée se rétrécit et devient plus agreste. De limpides ruisseaux descendent des vallées latérales. La route suit la rive dr. de l’Acher jusqu’à (45 m.) Ottenhæfen, 1364 h., v. par. du Kapplerthal, près duquel l’Untenvasser, qui descend du Sohlberg, se réunissant au Seebach , .écoulement du Mummelsee, prend le nom d’Acber. Pour aller à Allerheidigen, il faut, au delà d’Ottenhœfen, remonter le cours de l’Unterwasser, gravir le Sohlberg, où l’on trouve des restes de la chapelle Sainte-Ursule, et descendre dans une vallée boisée et rocheuse. C’est au fond de cette vallée que s’élèvent, à 649 mèt. au dessus de la mer (1 h. 30 m. d’Ottenhœfen), les ruines de l’abbaye d’AUerheitligeu (Tous les Saints), que l’on découvre en sortant de la forêt. Fondée en 1191 par Uda, comtesse du Sçhauenburg, cette abbaye, qui, jusqu’en 1657, n’avait été qu’un couvent de prémontrés, et qui était devenue plus tard une école renommée, fut supprimée en 1802. Un an après (6 juin 1803) la foudre tomba sur les bâtiments abandonnés, qui furent la proie des flammes. Le désert pittoresque où sont enfouies ces belles ruines n'est plus maintenant habité que par un garde forestier, dans la maison duquel on trouve à boire et à manger (bonnes truites), et un guide pour les cascades voisines. Ces cascades, les plus belles de la Forêt Noire, sont appelées les Sleben lliitten ou les Mept Cuves, bien qu’on en compte neuf ou dix. A 10 m. env. au-dessous d’Allerheidigen le Gründenbach, ou Lierbach., descend par une série de chutes, dont la plus haute a 25 mèt., une paroi ou roche de granit et de porphyre appelée la Büttenschrofen, et dans laquelle, entre les arbres, on distingue le Ka-nzelein, petite terrasse d’où l’on découvre une belle vue, le Zigeunerloch, grotte habitée autrefois par des Bohémiens, le Rabennest ou nid du Corbeau (de jeunes paysans voulurent s’emparer de ce nid, et l’un d’eux, au moment de le saisir, tomba dans l’abîme), le Reisterprung, ou Saut du Cavalier, ainsi nommé parce que dans la guerre de Trente ans un cavalier suédois, poursuivi par l’ennemi, franchit à cet endroit le précipice. Trois des dix cascades principales méritent une mention particulière,— la première (sous le Zigeunerloch), celle du milieu, et la dernière qui tombe dans le Büttenloch, bassin profond de 5 mèt. Un sentier descend , en décrivant de nombreux