H. 9.— BADE.— LA MAISON DE CONVERSATION
Aquensi# ne reparaît dans l’histoire que plusieurs siècles après, sous le règne du roi Dagobert II. Elle appartint ensuite successivement aux Franks, aux moines de Weissenburg, au duché deSouabe, à la maison de Zæhringen, à Henri le Lion (par mariage), et enfin (par échange) à Frédéric Barberousse, qui la donna en fief au margrave Herrmann III. Les descendants de Herrmann y fixèrent leur résidence et en prirent le nom, selon l’usage. Alors elle se releva de ses ruines, devint un chef-lieu et fut entourée de fortifications telles que l’évéque Berthold, de Strasbourg, l’assiégea vainement en 13-30. Mais, en 1089. les Français, commandés par le maréchal de Duras, s’en emparèrent et la réduisirent en cendres. A dater de cette époque, les margraves allèrent habiter Rastatt, où ils bâtirent un château. En 1771, la branche de Bade-Bade s’éteignit avec le margrave Auguste, et la ligne de Bade-Urlach hérita de ses possessions territoriales. La révolution française et les guerres qui suivirent attirèrent à Bade un certain nombre d’étrangers, et lui rendirent une partie de l’importance qu’elle avait perdue. Aujourd’hui, elle est un des bains ou spas les plus fréquentés de toute l'Europe. En 1853 le nombre des étrangers qui sont venus la visiter a dépassé 40,000; les trains de plaisir du chemin de fer de Paris à Strasbourg ne peuvent manquer de porter ce chiffre à 100,000. Grâce à la vapeur, Bade deviendra, dans un avenir peu éloigné, la promenade favorite des Parisiens.