R. 9.— BADE.— L'ALLEE DES SOUPIRS
passe près du Herrengut (15 m.), — bel écho vis-à-vis du château, — laisse à g. un petit pavillon couvert (belle vue), conduit à la jolie maison de campagne appelée Krippenhof, traverse une forât et descend enfin dans la plaine sur la route d'Oos, au delà du tir et de l’usine à gaz. Cette route s’appelle le Chemin de l’Écho. — Près du tir , on peut prendre un autre chemin qui passe parleBalzenberg(belles vues), et mène au v. de Dollen (45 m.). — En outre, de l’extrémité de cette route, partàdr. un sentier pralicable pour les chevaux, qui monte dans une épaisse forêt à l'image et à la croix de Keller, à 319 mèt. La croix porte cette inscription : Burkard-Keller. D’après la tradition, un jeune gentilhomme nommé Burkard Keller, allant voir la fille du bailli de Kuppenheim, qu'il aimait, rencontra à minuit, en ce lieu, une femme voilée qui disparut à son approche. Le lendemain, môme apparition. Ayant appris qu’un temple romain avait été bâti sur cette place, il fit faire des fouilles et trouva un petit autel avec un buste de femme mutilé- Par son ordre, on éleva le buste sur i’autel. Mais quelques jours après, il revit le fantôme, lui adressa la parole, en obtint une réponse, et se précipita dans ses bras à la vue de son serviteur, qui l’accompagnait et qui s’enfuit épouvanté.... Le lendemain, on retrouva son cadavre au pied de la statue. Sou beau-frère fit élever la croix que l’on voit aujourd’hui.
L’ALLÉE DES SOUPIRS (10 m.), LA CHAIRE DU DIABLE (f h .), LÀ (JORGE
AC Loup (1 h. 15 m.), eberstèikBurg (1 h. 3t> *.).
A l’extrémité de la rue de Sophie ou du Graben, apres avoir laissé à dr. le bureau de police et le bailliage , on tourne à dr., et, longeant l’église de l’hôpital, et le mur de l’ancien cimetière, dans lequel on remarque line montagne des Oliviers, on arrive à un carrefour où s'ouvrent, au delà de la prison, deux routes; — l’ancienne route de Gernsbaeh (F. ci-dessous, 9) , à dr.. et, en face, une belle allée de saules, appelée l'Allée «lesSioupirs [Seufserallee]; Cette allée traverse une belle vallée couverte de prairiesen la suivant on laisse à g. le jardin du Château, le chemin des Turcs qui y conduit (ainsi nommé parce qu’il fut fait ^ar des prisonniers turcs), le vieux Château, les Rochers, et, au-dessous, le petit bois appelé le Petit boi» Pierreux ( Stcinwældchen ), puis le Saut du iLlèvre ( Ha -
104 R. 9.— BADE.— EBERSTEINBURG.
sensprung), d’où l’on découvre une belle vue sur la ville, sur le Hieslig, sur le Mercure, et sur les hauteurs du Beutig, du Friesenberg, du Fremersberg et de 1 Yberg, de l’autre côté de la vallée de l'Oosbach; à dr. se relèvent les coteaux du Hœslig et de Lange -Geren que domine le Mercure.
A l’extrémité de l'Allée des Soupirs, près du pont du Rotenbach, on rejoint la route de Gernsbach qui continue à monter, ayant à g. la forêt où conduisent de jolis sentiers, au delà de la fontaine des exercices gymnastiques, et à dr. de charmantes prairies arrosées par le Rotenbach, C’est de ces prairies que s’élève, — à la base du Mercure, — un immense rocher tout couvert d’une luxuriante végétation. Ce rocher s'appelle la Chaire du Diable ( T en felskanzel) parce que, selon la tradition, le diable y aurait prêché. On y jouit d’un beau point de vue. Un peu plus loin, du côté opposé, se dresse la Chaire ou le Rocher de l’Ange ( Engelfelsen ), d'où, selon la même tradition, un ange aurait révélé les vérités du christianisme à la foule que le diable essayait de retenir dans les liens du paganisme. 1 h. suffit pour atteindre le point culminant du passage d’où l’on découvre en se retournant une belle vue sur Bade, le Fremersberg et Yburg. 2 ou 3 m. après avoir laissé à dr. le chemin qui monte au Mercure (Tr. cidessous, 5), on laisse à g. celui qui conduit à Ebersteinburg, puis à peine a-t-on commencé à descendre que l’on aperçoit une borne indiquant que le sentier qui s’ouvre à g. descend à la Gorge au Ijoup {Wolfschlucht) , gorge pittoresque, explorée seulement depuis peu d’années, et dominée par une paroi de rochers que couronne une croix de pierre élevée à la mémoire d’un paysan mort dans ce précipice.
Si l’on a pris le chemin de g. conduisant à Ebersteinburg on arrive bientôt à Eberstein, v. de 474 h., situé, à 473 mèt., entre le Batter et la montagne, haute de 541 mèt., que couronnent les ruines d’Eberstelnburg. Ce château, fondé à une époque reculée, mais inconnue, fut détruit, en 1337, par Eberhard le Pleureur, dans une querelle que ce seigneur eut avec le comte Wolf, son propriétaire. En 1660, la souche mâle d’Eberstein s’étant éteinte, les margraves de Bade héritèrent de leur riche succession et des ruines du vieux château de leur famille, d’où l’on