‹ Itinéraire descriptif et historique des bords du Rhin, du Neckar et de la MoselleChapitre 82 sur 279 · LA CASCADE DE GEROLDSAU · texte numérisé non relu

LA CASCADE DE GEROLDSAU

1 h. 45 m. de Bade; 1 h. 15 m. de Lichtenthal. — Voit, pour Geroldsau, 3 A.; jusqu’à la Cascade, 4 0.

A l’extrémité du village d’Unter-Beuern, on laisse à g. la route qui conduit au nouveau château d’Eberstein et à Forbach (F. ci-dessus, 8), et on entre à dr. dans une vallée latérale qui s’ouvre entre le Cæcilienberg et la maison de campagne de Seelach. Une pente douce mène au sommet d’un coteau, d’où l’on découvre, à dr., une jolie vallée aux vertes prairies encadrées entre de sombres forêts de sapins, et dans laquelle sont disséminées, sur les deux rives du Grobach ou Badenerbach, les maisons de Cieroltlsau. Au delà des dernières granges de ce v., la route, tournant à g., remonte un vallon, dont les deux versants, couverts de la plus luxuriante végétation, se rétrécissent de plus en plus jusqu’à l’endroit où le ruisseau tombe entre des arbres d’une hauteur de 8 mèt. env. dans un petit bassin assez profond. A g. s’élève le Kruchenfeh (rocber des Béquilles), rocher semblable à un vieux château en ruine et couronné d’une croix. Il faut de 15 à 20 m. pour atteindre, à sa base , baignée par le Hedelbach ou Hutbach, la Kunkenhütte.

110 HERRENVIESE, LE FLIDBRSEB.

De 3 li. 50 m. à 4 h. à Herrenwiese ; — de 4 h. 30 m. i 5 h. au Flidersee.

Divers chemins, difficiles à trouver sans guide, conduisent de Bade à Herrenwiese. Le plus fréquenté passe, près de Geroldsau, par le Hirschberg, et conduit au Herrenacker, où aboutissent plusieurs sentiers, près d’une croix de pierre moussue. L’un de ces sentiers mène à une habitation isolée nommée Peterhausenhütte ; l’autre, indiqué par un poteau, conduit, en passant par la Maison neuve ( Neue haus) et la Badenerhœhe (887 mèt.), à la Herrenwiese (I h. 30 m. de Neuehaus), pet. v. de 160 h., et maison de chasse situés à 765 mèt., au pied du Schwarzenberg, sur un bassin profond qui était autrefois un lac, au milieu d’un district où se fait chaque année, au printemps, la chasse au coq de bruyères. Au S. s’élève le Mehlinskopf, au S. E. l’Ochsenskopf, dont le sommet atteint 1000 mèt., et qui sépare la vallée de la Herrenwiese de celle du Hundsbach.

114 R. 9.— BADE — LE MUMMELSEE.

A 1 h. 30 m., à l’E. de la Herrenwiese, on peut aller visiter, sur le Seekopf, le Flidersce, lac élevé de 800 mèt., aux eaux tourbeuses et noires, mais aux bords marécageux duquel on trouve quelques plantes rares. L'écoulement du Flidersee forme le Seebach. Ce ruisseau descend au fond d’une gorge profonde , dans le Schwarzenbacli, qui va faire une chute de 10 mèt. près de sa jonction avec le Raumünzach (F. R. 12), A 2 h. 15 m. de Herren. wiese. C'est dans le lit du Schwarzenbach que l’on a construit une des plus grandes écluses ( Schwellung ) de la Forêt Noire (F. R. 12). De Herrenwiese à Biihl (F. ci-dessous, 15); — à la Hornisgrinde et au Mummelsee (F. ci-dessous, 12); — kHundsbach par l’Ochenskopf, 1 h. 30 m. {F. R. 12); — à Forbach (F. R. 12), par le Schwarzenbach, le Herrenbrun nen, la Wegscheide et Repperstein, 2 b., — à Rippoldsau (F. R. 12).

12° A OTTENHŒFEN PAR HERRENWIESE, LA HORNISGRINDE ET LE MUMMELSEE.

8 li., chemin de piéton» et de chevaui. — Guide nécessaire.

3 h. Herrenwiese (F. ci-dessus, 11). Il faut trois bonnes heures de marche pour aller de la Herrenwiese à la Hor> nisgrinrie, la plus haute sommité de la Forêt Noire du milieu et inférieure, car elle s’élève à 1209 mèt. au-dessus de la mer. Son point culminant, dépouillé d’arbres et parsemé de blocs de grès, s’appelle le Dreifürstenstein. Le chemin, difficile à trouver sans guide, passe parle Fohrenfeld, la Hundseok, haute de 894 mèt,, et le Hundsrücken. De la tour de pierre, bâtie pour prendre des mesures trigonométriques, on découvre un vaste panorama sur la chaîne de la Forêt Noire, la plaine ou vallée du Rhin et la chaîne des Vosges. On distingue facilement la cathédrale de Strasbourg, éloignée de 6 à 7 lieues. 30 m . suffisent pour descendre de son point culminant au Mimunelsee, appelé jadis Wundersee (lacus mirabilis), lac noirâtre, situé à 1024 mèt. au pied de ses parois méridionales, et peuplé, selon la tradition, de fées qui se plaisaient à troubler le cœur des jeunes gens du pays. Les heureux amants de ces dangereuses sirènes devaient être discrets, car, s’ils trahissaient le secret de leur bonheur, soudain un cri déchirant s’élevait du fond du lac et une teinte de sang rougis-

R. 0 — BADE — LE FREMERSBERG.— YBURG. 113

sfcit la surface des eaux. Sa plus grande profondeur est de SI mèt., sa circonférence, de 15 min. De hautes montagnes boisées l'entourent de trois côtés. Son écoulement forme le Seebach qui, après avoir arrosé la vallée où se trouve le v. du même nom, se jette dans l’Acher, au-dessus d’Ottenhœfen (1 h. 30 m. du Mummelsee). A Ottenhœfen, on rejoint la route décrite p. 89 et 90, R. 8. En descendant à Ottenhœfen, on voit s’ouvrir, à g., auprès du Hagenbrück, que dominent les ruines du château de Hagenbrück, le joli vallon latéral, arrosé par le Gottschlægbach, qui s’y précipite d’un haut rocher de granit, et où l’on remarque, ouh-e l 'Edelfrauenloch, les ruines du vieux château Bosenstein, détruit dans la guerre des paysans.

N. B. De la Hornisgrinde ou du Mummelsee, on peut, en 3 h. env., descendre à Sasbach (F. R. 8), par le Brigittensehloss. D’Ottenhœfeu, on peut ou descendre à Achern (F. R. 8), ou gagner soit Oppenau par Allerheidigen et ses cascades (F. R. 8), soit Griesbach (F. R. 10) par la Seibeltseck, le Sackmannslæger, la Steinmæuerle et le Rossbühl, 4 h.

13® LE FREMRRSBERG.

D« t h. à t h. 15 m. — Voit, i 2 chev. , pont le Fremertberg et U Maison de Chasse, 4 Q.

Une nouvelle route, plus praticable que l’ancienne qui part de la Maison de Conversation, conduit maintenant de Bade auFremersberg. Cette route se détache à dr. de l’allée de Liehtenthal, longe le Salzgraben, jolie prairie arrosée par un petit ruisseau, monte au Beutig par les fermes du Thiergarten, et rejoint, à 283 mèt., derrière le Thiergarten, l’ancienne route qui gravit, par le Selighof, les pentes occidentales du Fremeraberg, dont le sommet (on y a établi une auberge) atteint 585 mèt., etoffre une belle vue sur la vallée du Rhin jusqu’à Strasbourg. L’ancien couvent a été démoli en 1826. Une grande croix de pierre a été élevée par l’ordre du grand-duc Léopold à la place qu'occupait le mattre autel. — N. B. On peut revenir à Bade parla Maison de Chasse (1 h. du Fremersberg à la Maison de Chasse).

14° YBURG.

Four aller à Yburg, on suit jusqu’au Selighof la route du

lltt R. 9.— BADE.— YBÜRG.— BUHL.

Fremersberg. Du Seligbof, le chemin, praticable seulement pour les piétons, les ânes et les chevaux, traverse un plateau, puis une forêt près d’une gorge nommée Klopfengraben, d’où il monte en zigzag jusqu’aux ruines du vieux château d’Yburjr, situé, à 589 mèt., sur un rocher de porphyre, et dont il ne reste plus qu’une tour, les débris d’une autre tour renversée par la foudre, et des restes de murailles. Une auberge y a été établie. On découvre une belle vue à l’E. sur les montagnes, et à l’O. sur la vallée du Rhin, de Colmar à Mayence. Ce château, fondé on ne sait pas à quelle époque, fut détruit en 1689. On suppose qu’il a été bâti sur des restes de constructions romaines, et qu’à l’époque de la domination romaine, il pouvait correspondre, à l’aide de signaux, avec les châteaux forts de Windeck, Bade et Ebersteinburg. Au-dessous s’étendent les vignobles renommés de Varnhalt, d’Umweg, d’Affenthal et de Neuweier. D’Yburg on descend en 15 ou 20 m. à Steinbach (F. R. 8).

15® BCHL.

Divers chemins, outre le chemin de fer décrit dans la R. 8, conduisent de Bade à Bühl. L’un, praticable aux voitures (3 h.), y conduit par Steinbach ; un second, praticable seulement pour les piétons et les chevaux ( 2 h. 30 m.), passe par le Nægehfürsterhof (1 h. 15 m.), puis audessous d’Yburg et par Varnhalt, Neuweier, et Steinbach, où il rejoint la grande route de terre qui est parallèle au chemin de fer. Un troisième (2 h. 45 m.) laisse le second à Neuweier et descend à Bühl par les v. d ’Eisenthal, Horbach et Affenthal. Un quatrième enfin, plus recommandé aux touristes que les précédents (de 7 à 8 h.), passe par Herrenwiese (F. ci-dessus, 11), et de Herrenwiese par le Fohrenfeld, le Plættig, le Wiedenberg et Bühlerthal. Un guide est nécessaire.

A 30 m. au S. O. de la Herrenwiese, se dresse un beau groupe de rochers dont le sommet, tout couvert de sapins, porte les ruines du château Bærnstein. Du pied de ces rochers coulent diverses sources qui, se réunissant dans un vallon étroit et boisé, forment le Wicdenbach. Ce ruisseau, grossi par divers affluents, prend plus loin le nom de Bülloth, et, avant de se jeter dans le Rhin, il arrose la

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