R. 12.— DE BADE A HAL’SACH.— SCHOENMUNZACH
30 m. au-dessus du confluent du Raumünzach et de la Murg, en continuant à remonter la Murg. on trouve le hameau de Kirschbaumswæsen, à 20 m. duquel on laisse k g. le confluent du Rennelbach et de la Murg. 10 m. plu6 loin on traverse le Frohnbronnen. Enfin on sort du duché de Bade pour entrer dans le Wurtemberg, près d’une verrerie (Glashütte) qui occupe trois cents ouvriers, avant de traverser la Schœnmünzach qui, dans le reste de son cours, forme les limites des deux Etats.
3 mil. de Gernsbach, Schœiiiiiiinznch, ham. situé k 453 mèt. — Le Schœnraünzachthal n’offre pas le même intérêt que le Raumünzachthal. Il est plus large et dominé par des montagnes boisées. A une certaine distance du confluent de la Schœnmünzach et de la Murg il se bifurque aussi, au pied du Hauserkopf, après avoir reçu k g. le Seebach, écoulement du Blindersee. Le bras le plus septentrional arrosé par le Langenbach et ses affluents remonte jusqu’à la Hornisgrinde (F. R. 9), et dans sa partie supérieure se rapproche beaucoup de la vallée de la Biebrach. Du bras le plus méridional descend la Schœnmünzach, proprement dite, l’écoulement du Wildesee (4 h. de la verrerie), haut do 934 mèt. — Au mois de mai 1800, un incendie éclata dans les forêts situées aux environs de ce lac. Il dura plus de six semaines entières. On ne put s’en rendre maître qu’au mois de juin, k la suite d’une forte pluie. Près de quinze mille hommes avaient pourtant été réunis pour l’éteindre. Il avait consumé dix mille arpents de forêts. — Les traces de ces désastres ne sont pas aujourd’hui complètement effacées.
Après avoir laissé kg., à 15 m. de la Murg, sur des hauteurs rocheuses, le v. de Schwarzenberg, 120 h. , près duquel le Schwarzbergbach descend d’une vallée latérale, et dépassé les ruines du château de Kœnigswart, bâti, en 1209, par le comte Rodolphe de Tubingue sur le Schlossberg, on atteint (30 m.) Huzenbach, v. de 600 h., situé k 959 mèt., sur une colline. Derrière ce v. se trouve un petit lac appelé le Huzenbacherweier. La vallée, qui s'est rétrécie, est devenue plus sauvage. Des blocs de rochers encombrent le lit de la Murg, qui se brise en mugissant contre leurs débris. On passe sur la rive dr. avant de laisser à dr. le vallon du Dobelbach, et bientôt on arrive à (30 m.) Schœnengründ, ham. près duquel on laisse à g. la route de
' R. 12.— DE BADE A HAUSACH.— BAIERSBRONN. 129
Freudenstadt à Wildbad (F. R. 13). Le Burlach s’y jette dans la Murg. Au delà, la vallée perd peu à peu son caractère pittoresque. On laisse sur la rive g. Rœth, puis on passe à (30 m. ) Hesselbach, ham. éloigné de 15 m. de Reichenbach, — (Bon hôt. à dr. : table d'hôte à 1 h.) v. de 660 h. qui possédait autrefois un couvent de bénédictins fondé en 1082 et supprimé en 1595. Un peu au delà de ce v. on laisse sur la rive g. de la Murg la vallée du Thombach.
45 m. Baiersbronn, v. situé à 521 met. , compte une population de 4500 b. disséminés, sur une vaste étendue, dans plus de 130 hameaux ou fermes. C'est là que commence la Murg proprement dite. Elle s’y forme de la réunion du Forbach et des deux Murg, Rouge et Blanche. Les deux Murg prennent leur source à 2 h. de distance, la Blanche, au pied du Rossbühl, sur le Kniebis, et la Rouge, au pied du Melkereikopf qui domine Allerheidigen. Après s’être grossies de plusieurs ruisseaux, elles se réunissent à la base du Rœbrsberg, et descendent à l’E. par la vallée de Baiersbronn au v. de ce nom. Quant au Forbach, la route continue aie remonter presque jusqu’à sa source, située au pied du Kniebis, près du Zollhaus. — N. B. Le chemin qui remonte la vallée de la Murg jusqu’à la source de la Murg Rouge, c’est-à-dire jusqu’au ham. de Ruhestein, 90 h., 933 mèt., traverse le point de partage des eaux entre le Schwarzerkopf au N. , et le Melkereikopf au S. , et rejoint à Seebach celui qui descend du Mummelsee à Ottenhoefen (F. R. 8).
A Baiersbronn, les piétons pourront laisser à g. la route conduisant à Freudenstadt , pour prendre , près des forges situées à une courte distance de ce village, des chemins vicinaux menant directement, au travers d’immenses forêts, à l’auberge du Kniebis, devant laquelle passe la route de Strasbourg à Freudenstadt (F. ci-dessous et R. 10).
La vallée du Forbach s’appelle tour à tour Friedrichsthal et Christophsthal, noms qui s’appliquent aussi à deux v. de 330 et 450 h. Parmi les usines ou manufactures de ces deux centres de population, on remarque surtout une fabrique de faux (63,000 par an).— On laisse, àdr., la route de Rippoldsau et de Strasbourg pour monter à
1 h. 15 m. (2 p. 3/4. de Schœnmünzach) Freudenstadt (F. R. 10).
130 R. 12. — DE BADE A HAUSACH.- RIPPOLDSAU.
De Freudenstadt au v. de Kniebis, la route a été décrite (R. 10). Après avoir dépassé le Zollhaus, et laissé à dr. le chemin qui vient de Baiersbronn (F. ci-dessus), on descend, à g. ( la frontière du Wurtemberg et du duché de Bade est à peu de distance de la bifurcation des routes), dans une vallée sauvage et solitaire (l’ancien chemin abrège), au fond de laquelle se trouvent situés, à 4 h. env. de Baiersbronn, — 2 mil. 3/4 de Petersthal et 2 mil. 1/2 de Freudenstadt, et à 621 mèt.
Les baina de Rippoldsau, vaste et bel édifice où une magnifique salle à manger réunit souvent, pendant la saison des eaux, plus de 150 et même 200 baigneurs* et où ont lieu presque chaque soir des concerts ou des bals. Ges eaux et les bâtiments construits pour les baigneurs appartenaient autrefois au prince de Fürstenberg. Le propriétaire y a fondé, depuis quelques années, l’un des plus beaux bains ou spas de l’Allemagne. Les sources principales sont renfermées, de l’autre côté de la route, dans un bâtiment assez vaste pour que les malades puissent s’y promener quand le temps ne leur permet pas de sortir. On en compte quatre principales : la Kuchenschaftsquelle, employée pour les bains, et les sources Joseph, Wensel et Léopold. Leur température varie de 8 à 9° R. — Ces eaux, qui contiennent surtout du sulfate de soude et du carbonate de chaux, sont recommandées dans les maladies des nerfs, du sang et de la peau. On en expédie chaque année plus de 600,000 cruchons, et on s’en sert pour fabriquer une poudre appelée Brunnensah. Le nombre des baigneurs dépasse maintenant 2000. La saison dure du mois de mai à la fin de septembre. — On paye : une chambre de 24 kr. h 2 fi. 30 kr.; le dîner, 1 fl. ; un bain avec linge, 24 kr.; un bain de vapeür, 42 kr.; — la musique, 1 fl. pour toute la saison, et 32 kr. le service des sources.
Les environs de Rippoldsau offrent de nombreuses promenades. — La plus fréquentée est celle qui descend la vallée (F. ci-dessous). On va aussi à la Holzwœlderhœhe (F. R. 10) , à Griesbach (F. R. 10), au Kniebis (F. R. 10), aux sources de la Wolfach et de l’Eichelbach, du Kamersbaeh , du Rimbach, du Schembach et de l’Absbach, qui, descendus de vallons boisés, se réunissent pour former la Wolfach, au-dessus de Rippoldsau.
N. B. Les piétons peuvent aller— un guide est néces-