‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 102 sur 384 · R. 29. DE LAVALLÉE D'ASPE DANS LA VALLÉE D’OSSAU · texte numérisé non relu

R. 29. DE LAVALLÉE D'ASPE DANS LA VALLÉE D’OSSAU

A D’Escot tnx Enux-Honncs par le col de HarlebUaqne.

5 heures de marche. Sentier de mulets.

Au sortir d’Escot (V. R. 28), on remonte à l’E. , d’abord le long de la rive dr. , puis le long de la rive g. du ruisseau nommé le Barescou, la vallée de Maiüerouge , dominée au S. par les magnifiques bois de sapins de la Pêne d’Escot, au N. par le Binet. Le oolde JKarieblaoque , le point culminant du passage , est à 992 met. au-dessus de la mer. Là, dans un bassin ovale d’une demilieue de long, s’étendent les pâturages du Benou , que les habitants de la vallée d’Aspe et ceux de la vallée d’Ossau se sont disputés pendant des siècles. Ce plateau traversé, on descend , par la riante vallée du Riutort, au v. de Bilhères(kb\ hab.), bâti en amphithéâtre sur le versant de la montagne, et d'où 20 min.

de marche suffisent pour atteindre le v. de Bielle, sur la route de Laruns.

12 kil. De Bielle aux Eaux-Bonnes (V. R. 31).

B De Bédoaa à Làn>iu par Aydlas et ie col do loti Arques.

% 4 S heures de marche.

Le sentier, se dirigeant à l’E., passe d’abord par le petit ham.

d’Orcun, longe le petit ruisseau du Gabarret ou Gave d’Aydius, et s’élève , en serpentant sous des bois de sapins, jusqu’à (5 kil.) Ayditis, v. de 855 h. , dans les environs duquel se trouvent, dit-on, d’excellentes mines de cuivre qui ne sont pas encore exploitées. De là, un sentier pénible monte à travers de grands bois dans un vallon latéral , arrosé par l’Arcès et dominé par le pic barie , franchit le col de Las

Arques, à une hauteur d’environ 1700 met., et descend à Laruns. Ce sentier, ainsi que plusieurs autres qui mènent d’Aydius à Bielle et à Gabas , n’est guère fréquenté que par les montagnards.

C D'Accoo. Aux EAAX-ChAttdes pAr lo col d’IaeyoA

4 4 5 heures de marche.

En sortant d’Accous on traverse la Berthe, et, longeant la rive g. de ce torrent, on remonte, à l’E., une vallée riante et peuplée , que dominent la belle forêt d’Arapoup et le pic du même nom, dont le sommet * atteint 1669 mèt. de hauteur. Plus loin on passe sur la rive dr. de la . Berthe , qui s’est élargie de manière à former une espèce de lac, puis, revenant encore sur la rive g. , on s’engage dans une gorge étroite , où le sentier décrit d’innombrables zigzags, pour s’élever au col de Gée , de Sesquea ou d’Iieye. On y découvre une belle vue sur la gorge de la Berthe et le bassin de Bédous.

Là s’étend un vaste plateau de verdure, entouré de tous les côtés de pics hauts de 2144, 2277, 2231 mèt., * ’ et semé de petits lacs profonds que les montagnards appellent des puits.

A la descente de ce beau plateau , où paissent de nombreux troupeaux , le sentier traverse (Je magnifiques forêts de sapins, laisse à dr. , à une assez grande distance,' le lac d’isabe, dominé à l’O. par le pic du même nom (2475 mèt.), et les escarpements du pic de Sesques (2487 mèt.), passe auprès de l’une des plus jolies cascades des Pyrénées, et atteint la route des Eaux- Chaudes à Gabas (732 mèt.), à 2 kil.

500 mèt. des Eaux-Chaudes (V. R.

ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

D P'trdoR à Gabaa par le col de»

Moine».

S heures de marche. Chemio de mulets.

On suit d’abord la grande route de Saragosse, puis, à lkil. environ d’Urdos, on s’engage dans la montagne. Le sentier monte presque à pic sur des escarpements arides, traverse une petite forêt sans ombrage , et , après avoir longé de grands précipices qui s’ouvrent à dr. s’élève par une gorge sombre jusqu’au col ou plutôt jusqu’à l’arête des Moines (2204 mèt.), qui Corme la frontière de la France et de l’Espagne. Là, on est pour ainsi dire Achevai sur les deux vallées d’Urdos et de Bious, et, par un beau temps, on ' jouit d’une vue très-étendue. A l’O., on entrevoit les gorges du Gave d’Aspe, dominées par une ligne de sommets à peu près égaux en hauteur, depuis le pic d’Aspe au S., jusqu’au pic d’Anie, à l’extrémité N. Que l’on descende un peu dans la direction de Gabas, et bientôt l’on verra se dresser en face, dans sa Aère majesté, le double cône du Pic du Midi. A ses pieds, un immense entassement de rochers écroulés forme comme une autre montagne de débris et ne laisse qu’un étroit passage aux eaux 'du Gave; partout ailleurs, la vallée ressemble à une vaste prairie semée de bouquets d’arbres, et s’abaisse, par de gra- , cieuses pentes , jusqu’à la ligne sombre que la forêt de Gabas dessine à l'horizon du côté du N.

On descend du coldes Moines dans la vallée de Bious. Là, on suit l’une ou l’autre rive du Gave de Bious, et, laissant à g. sur la montagne les lacs Bersou, d’Ayous et Romassot, à 1812 mèt. d’élévation, on arrive bientôt à la forêt de Gabas, où

croissent peut-être les plus beaux sapins des Pyrénées. Après avoir traversé le Gave, on passe à la scierie de Bious-Artigues, d’où l’on peut descendre en 1 heure 30 m. de marche, par une route de voitures, à Gabas ( 1052 mèt.) , au confluent des deux Gaves qui entourent la base du Pic du Midi.

De Gabas aui Eaux-Chaudes (V.

On peut aussi aller d’Urdos au col des Moines par la Fonderie «A le port de Somport. Le chemin d’Urdos au port de Somport a été décrit dans la R. 2g. Du port de Somport au col des Moines, on suit la crête de la chaîne, dominée au N. par lepic d’Àrnousse (2 140 mèt.).

La distance n’est en ligne dr. que de 4 kil. , mais ce trajet demande plus d’une heure et demie. 5 heures suffisent pour aller de l’auberge de Paillette à Gabas par les cols de Somport et des Moines.

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