DES EAUX-BONNES A ARGELEZ
A Par les cols de Tories et de Mauoède.
Une journée de marche. On peut même aller jusqu’à Cauterets et jusqu’à Luz.
Des Eaux - Bonnes à Arrens, sentier pour chevaux, 5 à 6 h. D’Arrens à Argelez, route de voiture, 12 kil. Course facile, mais peu intéressante, recommandée toutefois parce qu’elle éviie un long détour à tous les touristes qui veulent passer des Eaux-Bonnes à I.uz, Saint-Sauveur, Cauterets, Barcges. Un guide n'est pas indispensable. En tout cas on peut le renvoyer & Arrens. Prix variables à débattre.
Des Eaux- Bonnes à la cascade du Gros-Hêtre (1 h.), le chemin a été décrit dans la R. 33 (Voy.
15 min. après avoir laissé à dr.
le chemin qui conduit à cette cascade, on traverse le Valentin et on s’élève par une côte roide, ombragée de sapins, au-dessus de la. gorge rocheuse où le torrent fait de nombreuses chutes. On descend ensuite (15 min.) au bord du Valentin dans un petit vallon à l’extrémité duquel se trouve la cascade de Larresecq.
On voit très-bien le Pic de Ger, mais c’est principalement le pic d’Amoulat qui attire les regards sur ladr. Ce vallon traversé, la montée recommence, fort roide en cet endroit. Bientôt les arbres deviennent plus rares; leurs troncs rabougris
dépassent à peine en hauteur les blocs de pierre épars sur la pente :
on est déjà sur la limite de la végétation arborescente. A mesure qu’on s’élève , le Pic de Ger change de forme, il prend l’aspect d’un plateau ondulé. Mais l’attention est attirée par les roches bizarres qui dominent à g. et à dr. le col de Tortes vers lequel on se dirige, et paraissent prêtes à s’écrouler au premier souffle du vent; uned’elles offre l’aspect d’une dent à une seule racine. Quand on a dépassé les derniers sapins rabougris, abrités dans les anfractuosités du roc, on continue à monter en zigzag, à travers les graminées et les rhododendrons croissant sur des schistes en décomposition , jusqu’au
Col de Torte* (3 h. des Eaux- Bonnes) qui s’ouvre à 1799 mèt. Des deux côtés du col la vue est assez limitée; lesdeux fonds de vallée, àl’O., du Valentin, à l’E., duLouzon, sont presque entièrement cachés par les pentes croisées des montagnes. En face , par-dessus un plateau couvert de pâturages, on aperçoit au loin le sommet du Pic du Midi de Bigorre.
La descente est plus roide que la montée ,et l’on s’abaisse rapidement dans un petit vallon nu et monotone, en suivant le cours du ruisseau. En 30 min., on atteint le fond de l’étroit bassin où le Louzon prend son origine, pour se diriger au N. vers Arbéost (Voy. il.). Le paysage est sauvage et triste , mais sans caractère; on n’aperçoit d’arbres que sur la montagne d’Aubisque qui s’élève au N. O. ; à dr.
se dresse le pic de Gabisos (2577 mèt.) aux lianes escarpés, la seule curiosité de ce passage. En face, un peu à dr. du col de Saucède que