‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 20 sur 384 · BAGAGE ET COSTUME · texte numérisé non relu

BAGAGE ET COSTUME

Diminuer son bagage de poids et de volume, tel est le plus important problème que puisse se poser, avant de se mettre en route, un voyageur à pied.

Ce bagage, réduit à sa plus simple expression, devra peser 6 ou 8 kilog. au plus, et tenir sans peine dans un havre-sac, semblable pour la forme aux sacs des militaires, du prix de 12 à 18 fr.* . .

Alors même que les piétons se débarrasseront de leur sac , soit qu’ils l’envoient par la diligence ou par des porteurs dans une autre localité peu éloignée , soit qu’après une excursion de quelques jours ils doivent venir le reprendre à l’auberge où ils l’auront laissé, ils feront bien d’emporter avec eux une chemise, un paletot ou un châle et un manteau de caoutchouc ; car il n’est pas de jour où l’on n’ait besoin, en arrivant, de changer de linge, et souvent le soir il fait très-froid dans les montagnes.

Pour les vêtements de voyage , la laine est de beaucoup préférable à la toile. Chacun s’habille à sa guise , mais de bons souliers à semelle épaisse et garnis de gros clous sont indispensables pour la marche. Avec des chaussettes de laine on n’a presque jamais d’ampoules. Un grand bâton d’environ 2 mètres, garni à son extrémité inférieure d’une pointe en fer ( il coûte de 1 fr. à 2 fr.), et en général fabriqué avec une tige de buis ou le , tronc entier d’un jeune sapin , doit aussi être recommandé. Utile dans une foule de circonstances, le bâton ferré devient d’une nécessité presque absolue lorsqu’il s’agit de monter et surtout de descendre une montagne escarpée, de traverser tm glacier, des flaques de neige ou des éboulements de montagnes.

i. Ceux qui «'ouvrent au milieu sont beaucoup plus commodes que ceux qui «'ouvrent par le haut.

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