‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'Océan a la MéditerranéeChapitre 219 sur 384 · PIERRE PAUL RIQUET LA VILLE DE TOULOUSE · texte numérisé non relu

PIERRE PAUL RIQUET LA VILLE DE TOULOUSE

Ce monument à donné lieü à un grand nombre de critiques pliis OU moins fondées ; mais tout le mondé s’accorde à trouver le piédestal trop bas et trop petit.

Près de l’observatoire , sur la colline qui dominé là garé) du chemin de fër, sé dreSse i’bWHsqtte de pierre destiné à rappeler là bataille du 10 avril 1814. De cé point; on jouit d’ilne asse* belle Vue , masquée en partie par uii pavillon aimé sur le flanc de là cdllide.

PROMENADES

Bn fait de promenades , Toulouse ne possède que des allée» t Saint- Michel , Saint-Etienne, des Zéphyrs , des Soupira et la grande allée , venant toutes aboutir au Grand-Rond ou Boulingrin , orné d’un jet d’eau au milieu.

Du cétê opposé au jardin des Plantes . c’est-à-dire & g. de l’allée Saint-Michel en allant au Boulingrin, se trouve le jardin roydl , établi sur le terre-plein d’une demilune qnl défendait autrefois les abords des deux portes Montoulieu et Montgaiilard. L’arc de triomphe qui s’élève à g. du jardin royal occupe la place de la porte Montgaillard; il fut construit à l’occasiën de l’entrée de Louis XV à Toulouse.

Toutes ces promenades, abandonnées en partie pour l'allée La Fayette ou Louis-Napoléon, surtout depuis l’établissement du chemin de fer, n’offrent aucun intérêt aux étrangers, si tse n’est les jour» dû la belle

société toulousainé veut bien s’y laisser voir.

Le coure Dillon , qui s’étéhd Sur la rive g. de la Garonné, dü pëtit Saint-Michel au pont Neuf, eil ëHtretenu avëc plusdesôlh, et présenté dti moins d’assez jolis points de vue sur là Garonne et siiii la villë.

EXCURSIONS

Les ënviroils immédiats de TOÜlôtise h’dffrent âüx étrangère qu’Uh seul but d’ëtbursldh: lè basâlh de l’EniboUchUre, Sitüé & 20 miii. seulement du Capitole.

Lé bassin dé l’JBUtboufchürè est Celui Oü les trois canaux dü Midi , latéral et dé BriébUe ëii Saiht- Plérrë se réilffiSsent, lés dëut premiers porir së jeter dans la Garorine ; ët le troisiSluë pour allblenter le secüttd.

ChacUti de ces canâui y est traversé par Un pont; deux de ces ponts Oht reçu le nom de ponts Jumeaux, parce qu’ils furent construits à la mêtae époque et sur le même modèle. En 1814; 600 Français les défendirent contre déni divisietis d'infanterie commandées par lë général anglais Sir Thomas Picton.

Au milieu du labyrinthe du petit Gragnague , s’élève le mausolée du lieutenant-colouei ForbeS, tuê à l’attaque dé là tête du pont. Les eaux du canàl du Midi passent sous le pont de dr. ; celles du canal de BriCnne oü Saint-Pierre sous le poRt de g. , et le massif en maçotonerie qui joitit les deux ponts est décoré d’un bas-relief en marbre blanc de Carrare, de 16 mèt. de longueur; dû au ciseau de François Lucas, artiste toulousain. L’Oeeitanie , placée au centre de ce basrelief, ordonne au canal appuyé sur son urne; de couler de la Méditerrahée dans l'Océan. Les Génie»

ROUTE 64. TOUtOUéE.

des Arts crèusent le lit dü flëiive artificiel qui doit pûrlër îeë Richesses des deux Mondes. Là ville de Toulouse parait dans lë lolhtàfü, ët une écluse déjà élevée, dans laquelle bn voit un nàvire , rappelle les moyens ingénieux employés pour vaincre les obstacles que les différences de niveau opposaient à la navigation. A la g . de la figure qui représente l’Occitanie * la Garonne lève sa tête couronnée de roseaux.

Des arbres chargés de fruits et le Génie dë l’ Agriculture, occupé à tracer dès sillons , annoncent la fertilité des contrées qu’elle artosè. Ce beau bas-relief a été malheureusement mutilé par les hommes ët noirci par les intempéries de l’atmosphère.

Le canal du Midi — la création immortelle de Riquet — s’est appelé autrefois le canal du Ltthgiiédoc et le canal royal dtt doux mert. 11 a pour but de réunir l’Üfcéan à la Méditerranée.

Le point de partage des eaux est à Naurousé ; de ce point il desoénd : — à l’O. , c’ést-à-dire à l’Océan ; par la vallée du Lhers dans eèlle de la Garonne, et il vient se terminer) au-dessous de Toulouse t dans le baàsin de l’Embouchure ; — àl’E. , c’ést-à-dire à ia Méditerranée , par les Râlions du Triboul et du Fresquél dans la vallée de l’Aude, qu’il prend à Carcassonne potif là quitter au Somail, non loin de Ginestas. Après avoir ensuite traversé l’Orb à Béziers et l’Hérault au-dessus d’Agde , il aboutit à l’étang de T hau , ati lied dit le port des Onglous, et le canal de Thau le mél, par le port ae Cette, en communication aVec la Méditerranée. Dëux embranchements ont été établis au xvm* siècle , l’un , lé canal de Saint-Pièrrè ( de 1768 à 1776), pour éviter dè fràhchir la

— LE BAfjAfc DU MIDI. 407

digue du Bàzâcllj t’âutré , le càtMl de Karbonne ou de jonction fde lt77 à 17$9) , pour réunir la ville de Narbonne au port de la Nouvelle.

Embranchements compris , lë £anal du Midi présente une ligne itàvigâble de 278966 mèt. ainsi divisés :

Canal principal 2tO,M3

Canal de Saint-Pierre ,|,MO

Canal de jonction 36;5S3

Lé canal latéral A la Garonne

a eu pour but dé compléter lé canal du Midi. En effet, les barques qÜi arrivaient à Toulouse pâr lë Canal du Midi ne pouvaient pas toujours descéndre à Bordeaux par là Garonne, dont lë lit variable matiquait sodvént de profondeur; il fallait transborder leur chargement siir dés bateaux plats d’un faible tonnage.

De même , lës marchandises veharit de Bordeâui ne remohtaient ce fleuve, et à grands frais, qu’à certaines époques de l’annéë. Aussi Riquet avait-il songé 5 rèniédiër ar un canal latéral à l’insuffisance e la Garonne. Ce canal, longtemps discuté, coinmèncê en 1838 ànifrais de l’Etat , a été , après de nombreuses vicissitudes , concédé le 8 jdillët i Rf>2, pour 99 àhs Courant à partir du 8 juillet 1858, à la compagnie dés chemins dé for du illdi, qui ën a ris possession efi 1 853 et 1854.

es travaux aVaient coûté plus tle 60 millions.

Le canal latéral, avec ses embranchements, a une longueur totale de 208901 mèt., ainsi divisés

Ligne principale de Toulouse

àCastets

Eiiiln anchement dé Monléch

9 Montoubah.; :... io.hjî

Prise d'eau VMM . %;ltl

Descente en Baise....;..:;. 203

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ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES

Le canal Saint-Pierre ou de

Brienne est une dérivation de la Garonne, ouverte, en ligne droite et de niveau dans le faubourg Saint- Pierre, d’un point situé à 150 mèt.

au-dessus de la chaussée du Bazacle jusqu’à la tête d’amont du port de l’Embouchure. Commencé en 1788, terminé en 1778 aux frais des Etats de Languedoc, il avait eu pour but principal d’éviter aux bateaux le passage du pertuis du Bazacle. La compagnie du canal du Midi l’a exploité de 1810 à 1843; l’État, qui en avait pris possession en 1842, l’a concédé, en 1853, à la compagnie des chemins de fer du Midi, avec le canal latéral à l’alimentation duquel il est nécessaire. Sa longueur est de 1573 mèt. ; le tirant d’eau de 2 mèt. L’écluse placée à son origine sert à la fois à racheter la différence du niveau variable de la Garonne et de celui du canal , et à le mettre à l’abri des crues du fleuve. Il est actuellement une des principales prises d’eau du canal latéral.

On visitera avec intérêt le bassin de décantation , et les 36 réservoirs par lesquels la tranche supérieure des eaux tombe seule dans le bassin inférieur, d’où elles arrivent à leur destination au moyen d’un aqueduc à siphon pratiqué sous le port de l’Embouchure. A l’extrémité du bas tin de décantation se trouvent six épanchoirs de fond qui ont pourobjet de rejeter dans le biez de fuite du moulin du Bazacle, au moyen de chapes, les dépôts de limon qu’amènent les eaux troubles de la rivière. -«

Le port de l’Embouchure , bordé de beaux quais, a une longueur de 240 mèt , une largeur de 40 mèt.

près de l’écluse double et de 50 mèt.

aux ponts Jumeaux, d’où les bar-

ques passent à volonté, soit dans le canal Saint-Pierre, soit dans le canal principal, soit enfin dans le canal latéral.

De Toulouse à Bayonne (V. R. 68); — à Narbonne (V. R. 67) ; — A Bagnères de Bigorre (V. R. 68); — à Bagnères de Luchon ( V. R. 69); — à Saint-Girons (V. R. 78); - à Poix (V. R. 89).

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