DE BAYONNE A BIARRITZ
7 kil. Omnibus partant d'heure en heure pendant 1a semaine , et toutes les
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
demi-heures les dimanches. 1 fr. ou 75 c. le coupé, 75 c. ou 50 c. Tinlérieur et la banquette, rue du Gouvernement et porte d’Espagne, il Bayonne ; hôtel des Ambassadeurs, a Biarritz. Le trajet se fait en 40 m. — Outre les omnibus, on trouvera à Bayonne et à Biarritz de nombreuses voilures particulières , dont les prix varient selon la saisuu et l'affluence .des voyageurs.
On sort de Bayonno par la porte d'Espagne , et laissant & g. la route de Gambo, on prend la route d’Espagne , qui , bordée de peupliers et de maisons de campagne, monte et descend en ligne droite selon les ondulations du terrain . Bientôt on commence à apercevoir sur la g.
tmo partie de la chaîne des Pyrénées. Au delà du v. d ’Angle.t, on quitte la route d’Espagne, pour suivre celle qui se dirige à l’ouest sur le golfe do Gascogne. A mesure que l’on- s’avance vers la mer, la végétation devient plus malgré , les arbres diminuent de nombre et de grosseur. On gravit une pente douce du haut de laquelle on découvre, sur la dr. , le phare de Biarritz, sur la g. les derniers contre-forts des Pyrénées. A peine a-t-on commencé à descendre , que l’on voit la mer.
La route se bifurque : ll’ancienne mène directement à Biarritz, la nouvelle va passer devant les communs de la villa Eugénie; bientôt on entre dans la rue principale dç Biarritz, où sont les grands hôtels et les bureaux des omnibus. Voitures et cavaliers au pas, telle est l’inscription qui se lit sur un poteau.
Hôtels : Des Ambassadeurs, des Princes, Dumont , d'Angleterre , de France, de l’Europe, c le. Los prix de ces hôtels varieul suivant l'époque do la saison et l’affluencc des baigneurs. En général , on |aiye do 2 à 3 fc. la chambre, 3 fr. le déjeuner et 4 fr. le dîner (vin
compris). La table de l’hôtel des Ambassadeurs jouit d’une réputation méritée, lin restaurant est en outre attaché à cet hôtel. *
Les restaurants et les cafés sont aussi nombreux que les maisons garnies à louer. Chaque baigneur, chaque famille choisira, en consultant ses goûts et sa bourse, l'habitation qui lui conviendra le mieux et qui sera libre , car pendant la saison, c'est-à-dire du l" juillet au 15 septembre , il est souvent difficile de trouver un logement, quelque prix qu’on suit résolu à en offrir.
Les pr ix de location des chevaux et des ânes sont sujets à de telles variations que nous ne puuvons pas les indiquer.
Ils se règlent de gré à gré , toujours suivant l'offre et la demande.
Un cercle et un casino ont été établis depuis plusieurs années à Biarritz, où l’on trouve même des tirs au j uslolct.
Le médecin inspecteur des bains de mer. est M. le docteur Affre; le sousinspecteur, U le docteur Adéma.
Les bains se prennent sur la côte du Moulin, au Port-Vieux et sur la côte de* Basques (voy. ci-dessous). On paye 50 c. pour la baraque; 50 c. pour les baigneurs (si l'on en prend un), et 25 c. |>our le costume quand on n'a pas le sien. On trouvera, près des principaux hôtels , plusieurs marchands de costumes. Des établissements de bain? chauds existent à la côte du Moulin et au Port- Vieux. On peut y prendre des bains d’eau de mer et d’eau doueË.
Biarritz, v. de farr. et du canton de Bayonne, actuellement peuplé de 2410 hab., est bâti sur le golfe de Gascogne , au-dessus d’une falaise escarpée et «-ocheu.se , qui , eu certains endroits, domine la mer de plus de 40 mèt. U n'offre par luimême rien d’intéressant. Sa nouvelle église, du style roman, est à peine achevée; vue de loin, la résidence impériale, la villa Eugénie, construite en 1855-56, ressemble plus à un collège ou à une caserne -qu'à un château. Mais la mer s’y montre