‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 208 sur 382 · ROUTE 56. BABÉGES. — LE PIC DU MIDI · texte numérisé non relu

ROUTE 56. BABÉGES. — LE PIC DU MIDI

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vMii! \isibles el rœil priii ••!! mi;\i<' les iiiii-!iil'!al.i.'- .lfi.i:l>. Dans la grande vallée de l'Aduiii . "ù ^e liairhont les vilhn:e^. dû larhcs s'é- 1, !•,.! avec ses ruule.s rayonnantes, i 1, ilcuve se dessine jusqu au iMi ^ ,1. Vie comme un filet ar^'enté sur une l»ande de verdure. Plus près, p.agnères, groupe l)leuùtre, semble vouloir se cacher sous les jtieds; Lourdes laisse voir son triste château et son pelil lac qui rétléchit le ciel, et, par delà les landes brunes de Pontacij , la plaine bigarrée du liéarn conduit lœil jusqu'à Pau, dont les édifices sont très-distincts.

Depième, àlK., au delà du plateau stérile de Lanneme/an, on peut suivre le cours delà Neste, brillant çà et là jusqu'à Montréjeau, où elle se réunit à la Garonne.

Celle-ci reluit comme un point brillant auprès de Saint-(iaudens. A l'extrême horizon de l'U., on remanpie une bande horizontale plus éclairée que tout le reste de l'atmosphère et s'efTaçant vers le N. ; cette lueur ne peut provenir (jue de la mer, ses rivages étant dans le champ de vue, puisijue des dunes de Hayonne on reconnaît le Pic du

Midi. '

a A l'opposite, vers l'Espagne, le contraste est parfait. Là, plus <le villes, plus de hameaux, plus de campagnes fertiles. Excepté quel-

«HHS cabanes éparscs. la demeure il(>rhninin(',rolé^:uoe dansles fonds, ifsio mapturue. ot la nature gran- (l!(K(> n'otVie sni' tnus les points que la iit'iuM' et les mes déponillés. A g. ,lr"n»'!v les niont;i^i!)os de Saint- Sau\('ur. t'ii reconnaît les escarpeiu«uit< du ]iic de («alusos. le Monné de Canteret^. le Pic d^issan et les iiinnts éhugnés dn liéarn. Kn face, Pii distiiiLnie la donlile cime du N/MU\uM!le avec son glacitu'. el, sur le second ]dan. la superlte cliaine calcaire du M(uU- Perdu jusqu'au ViLMieniale: au pied dn Marboré, l-,iini.li!llu''àt!e de la cascade (In- ,,i;,i.'. ],;),■ ses Tours. l)\i côlé de l'orient, le ^nniniet dounnatenr des Pvrénées. la Maladett;... attire les ve'uv par -e-^ brillants -laciers. Au delà , le M(.nl Vallier lève encore sa tète blanchie, et les monts bleuâtres du comté de Foix se perdent derrière les hauteurs ternes <le !n 15a

rousse.

« ( Mioique le Pic du Midi dépasse la limite inférieure dc'^ tiei-es permanentes, qui est ifenviron 27:)0 met. dans les Pyrénées, il n'en est pas couvert pendant l'été, à cause de son isolement et de la rapidité de ses pentes. La cime n'est qu'une terrasse étroite, élancée audessus des épouvantables escarpements qui, au N. et à l'O. , descendent jusqu'à la base. De ces côtés, le pic ne présente plus que des ruines et des assises ébranlées , menaçantes pour les pâturages de Lesponne , qui occupent le fond de

la vallée. »

Un grand nombre de touristes, pour jouir du magnifique spectacle dun lever de soleil vu du haut du Pic, font l'ascension pendant la nuit ou viennent coucher à l'hôtellerie du Pic.

ITTNÉRAIRK DES PYRÉNÉES.

Si l'on ne veut pas revenir par le môme chemin , un peut descendre du Pic du Midi dans la vallée de Campan. Il faut d'abord retourner à la Hourque des Cinq-Ours, puis prendre à g. un sentier qui s'enfonce dans le ravin de l'Arize presque toujours parsemé de quelques 11aques de neige, rempli de débris, et par lequel on gagne la vallée de Tramesaigues , d'où l'on aperçoit le Pic de la base au sommet. Là on rejoint à 2 h. 30 min. de la Hourque des Cinq-Ours (1 h. 15 m. de Gripp, \ h. du col deTourmalet), la route de Baréges à Bagnères de Bigorre (V. R. 58).

Pio d'Âsblancs. -Lac Bleu.

A. Par la -vallée 4e Ners.

6 à 8 h., aller et retour.

On descend d'abord la vallée du Bastan en suivant la route de Baréges à Luz, puis, vis-à-vis de Sers, on s'engage dans la vallée latérale qui s'ouvre du côté du N. Pendant ÎJ h. 1/2 de marche, on reste dans l'axe de cette vallée; mais, quand le sentier commence à se perdre d^ns les derniers pâturagps , on incline à dr. pour gravir de monticule en monticule , en suivant une direction parallèle à la crête.

De B^règes au sommet du pic il faut ^pviron k heures.

B, P«r le CouradJ^*

5 h. de moniée.

Après avoir franchi le Gave de Bastan à Baréges même , on s'élève sur les prairies du Couradjé, qui dominent le bourg du côté duN. 0.

Leur pente est extrêmement roide ; il faut suivre les mille sentiers tracés en zigzag par les bestiaux.

Après un passage escarpé , ou l'on»

doit s'aider des mains, on atteint le point de la montagne qui , vu de Baréges, semble le véritable sommet, mais qui n'est guère en réalité qu'aux deux tiers de la hauteur totale. A partir de ce point, la montée devient moins roide, et bientôt on se trouve sur la crête . d'où l'on domine les deux vallons de Sers et du Bastan.

Le panorama de l'Asblancs (2 630 met.), moins étendu que celui du Pic du Midi, est pourtant trèsbeau. A ro., dans un roc énorme, dressé comme un gigantesque boulevard et liant le pic d'Asblancs au pic de Mont-Aigu, s'ouvre la profonde coupure de Pène-Taillade, une des plus étranges portes que puisse passer le montagnard des Pyrénées.

Cette brèche, visible de 20 lieues, fait communiquer la vallée de Sers avec celle de Baudéan , qui se déverse à l'E. dans celle de Campan.

Elle offre au touriste une roule beaucoup moins fréquentée, mais plus belle que celle du Tourmalet.

De l'Asblancs. on peut (bscemlro rapidement au Uc Bleu ( 1 958 met. ), que l'on voit parfaitement à ses pieds verser ses eaux dans le vallon de Baudéan , au milieu de vertes pelouses. Autrefois, de magnifiques forêts entouraient ses bords; maintenant , de vastes pâturages s'étendent sur toutes les pentes ([ui l'environnent. De grands travaux ont été entrepris en IK^K), sous la direction de M. Colomèsde Juillan, afin d'utiliser au moyen d'un tunnel les eaux du lac Bleu pour les irrigations. On pense que le résultat espéré sera obtenu en sept. 1858.

Du lac Bleu, un chemin descend à Bagnères de Bigorre par le val de Baudéan et la vallée de Lesponne(V, R. 60). Pour revenir à

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