ROUTE 69, SAINTE^MARIE. — SIRADAN
Émergence : Près du point d'affleurement des ophites.
Um source qui formait autrefois un lac dans lequel on puisait l'eau pour l'usage des malades; récemment captée par M. François.
Caractères particuliers : Eau limpide, incolore, inodore, j^vevVT légèrement alcaline.
Établissement nouvellement construit, bien aménagé.
Service médical : Vu médecin inspecteur pour Siradan et Sainte- Marie réunis.
Emploi : Boisson , baios , Couches.
Climat doux.
Effets physiologiques : Action analogue à celle des eaux de Sainte - Marie et de Bagnères de Bigorre.
Classification chimique : Eau sulfatée simple à base de chaux.
Anal^H (FitlM).
Eau 1 lit.
gr.
Bicarbonate de chaux o,20uo
» de magnésie. ... ©,0255
Sulfat* de chaux i,3600
» de magnésie 0,2800
9 deaoude o,i09o
Chlorure de potassium traces
m de sodium »
» de calcium 0,0500
» de magnésium iraces
Oxyde de fer
Silice ,
Iode / traces
Phosphate de chaux
Matière organique
ifiiki
Ac. carhoniq . Mb . . . e lit, 1 s
Bibliographie : filhol, eaux mioérulcs des Pyrénées. Paris, i853 ; in-12.
^ kil. (114 kil.) Saléchan, v. dont le cimetière contient une jolie chapelle.
1 kil. (lia kil.) Xaténot, relais de poste , v. de 390 hab. , situé dans une plaine bien cultivée, vis-^-vis du pic du Gar. Au delà, on sort de la région des collines pour entrer dans celle des montagnes ; on oommence à apercevoir les glaciers qui se montrent par intervalles à l'extrémité de la vallée , derrière Pales de Burat.
Après avoir laissé à g. le nouveau poût de Chaum qui mène à Saint- 3éat (V. R. 70 et 76), on aprive au eoBfluent de la Garonne et de la Pique. La jonction des deux rivières offre un coup d'oeil charmant.
A g. la Garonne, dominée, au N. .
par les escarpements du Gar, au S., par une montagne de marbre, coule au milieu de belles prairie'* entre de grands peupliers , puis disparaît derrière les hauteurs bleuâtres de la vallée d'Aran. En face, le joli village de MckrÀgnac groupe ses maisons à l'entrée d'un vallon boisé, et de terrasse en terrasse , le regard s'élève jusqu'au sommet du Pales de Burat. A dr.
s'ouvre la vallée de la Pique, moins belle d'abord que celle de la Garonne; nwiis qu'on la suive pendant (quelque temps , que l'on gravisse la côte qui domine Cierp, etl'on jouira d'une vue magnifique, d'une part, sur h* bassin fertile tout parsemé de villages qui s'étend au N. , et, d'autre part, sur les glaciers de la haute chaîne.
5 kil. (120 kil.) Çlerp (Hôtel de France) j v. de 1202 hab., situé au pied d'un haut rocher surmonté d'une vieille tour. On y traverse a Pique sur un pont que dominent des maisons pittoresques. Vis-à-vis se trouve le v. de Gaud (4OCI1 hab.).
Dans les environs, on voit plusieurs grottes, dont les habitants.
au dire des bonnes femmes, vien-
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
nent parfois jouir du soleil à l'entrée.
De Cierp à Saint-Béat (V. R. 70).
La route , taillée dans le roc , longe la rive dr. de la Pique , passe en vue de Sigtiac (263 hab.) à l'entrée d'un vallon latéral , et traverse de nouveau la rivière à peu de distance des V. de Bachos et de Binos (ensemble 277 hab.), également situés sur la rive g. ; elle laisse ensuite à g., sur la rive opposée, Burgalais (430 hab.), dont l'église romane n'offre plus qu'une abside couverte de lierre; puis à dr. Guran (302 hab.), dominé au N. par son vieux château; enfin elle revient sur la rive dr. du torrent par le pont de la Forge.
Les villages se touchent, pour ainsi dire. A Lége (308 hab.) et à Caxaux-Layris (229 hab.), au-dessus desquels se trouvent des mines de plomb et de cuivre , succède Baren, qui s'élève à g. sur un escarpement. On traverse le ruisseau de la Mole, descendu des neiges du Pales de Burat. Presque aussitôt après, on franchit un autre ruisseau sur lequel est situé Gouaux de Luchon (307 hab.) , et on arrive en face de
7 kil (127 kil.) Cier , v. de 486 hab. , dominé à l'O. par le hameau de Montmajou et par des terrasses boisées qui montent jusqu'au sommet de VAntenac (1 ,990 met.). Au delà de Cier , on aperçoit des roches noirâtres et arides qui forment les premières assises du Bacanère (2195 met.); puis on franchit plusieurs ruisseaux, et, au lieu de continuer à longer la rive g. que domine , à peu de distance , le village de Salles (278 hab.), on traverse la Pique sur un pont de pierre , pour entrer dans
la vallée de Luchon proprement dite , et l'on voit dans le lointain la ville qui lui donne son nom s'étendre au pied de Superbagnères.
4 kil. (131 kil.) Antignac (232 n.) possède une église moderne.
2 kil. (133 kil.) Moustajou, v. de 107 hab., est dominé par sa vieille tour à signaux. Vis-à-vis on voit, de l'autre côté de la rivière , la cascade de Juset tomber du haut d'une gorge étroite dans la vallée.
2 kil. (135 kil.) Barcugnas est un faubourg de Luchon, auquel le relie une belle allée de platanes.
1 kil. (136 kil.) Bagnèret deXiuchon (V. R. 70).
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
HÔTELS. Le meilleur hôte) de I.uchon et peut-être des Pyrénées est celui de Bonne JTiai son ^ situe sur l'allée d'Étigny, et tenu par M. Seveilhac. — Table d'hôte, 6 fr. par jour pendant tout le cours de la saison, quelle que soit l'afflucnce des baigneurs. Une chambre au i*^ étage sur le devant, 6 fr.; sur le derrière, 5 fr.; au î* étage, de 3 à 4 fr.; prix fixe pour toute la saison. — Les hôtels du Parc, des Bains, de Lorulres, de France, de Paris, de la Poste, d'Espagne, du Commerce, Sacaron, Richelieu, etc., sont aussi fort bons. — Table d'hôte : en moyenne, 5 fr. par jour. La table d'hôte de M. Sap«!'nc , rue Capitou, mérite une mention particulière.
Maisons a louer. 3000 étrangers peuvent se loger en même temps à Luchon.
On trouvera des appartements chez MM. Abesque, Andrieu, Baian, Barrau, Bonnemaison, Bordes, Bourguet, Capdevielle, Cantaloup, Cazal, Cbapelon, Comet,Bstoup, Huguct, Fadeuilh, Ferrère, Grand, Chalet , Lafon , Lafosse, Oubtau,