DEC FORTIS
SULLICI F.
Au Dieu AbéUon, Fortis, ils de BaUiriiis, a acquitté son vœu.
De la chapelle , on voit troi§ terrasses superposées se redresser da,ns la direction du N. Ces terrasses, composées de rochers accumulés h l'entrée d'un vallon, ne sont autre chose que les moraines d'un ancien glacier qui remplissait autrefois toute la vallée d'Oo. Arrêtées par les montagnes qui limitent la vallée du côté du N., les glaces devaient se détourner à l'jp. dans la YuUée de l'Arboust, et déverser dans le vallon de Garin la moraine latérale que l'on y remarque aujourd'hui.
Du sommet de cette mor^ne, on jouit d'une très-belle vue sur Oo et la vallée de l'Astau, qui remonte au S. vers les glaciers.
Ascension de Saperbagnères.
Moiuée par les granges de Gouron , 8 kil. \l'2. nesoenlc par r.astelvieil , 12 ^\\. i/i. HuH'e de la ponrse, ik^ b.;
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
montée, 3 h.; retour, 2 h. 30 min. Un cheval, % fr., uu guide, k fr.
On remonte ordinairement le cours (le l'One jusqu'au débouché du vallon du Gouron , à moitié chemin de la chapelle de Saint-Aventin.
Alors, tournant à g., on s'élève à travers les prairies par un petit sentier en zigzags bordé de noisetiers.
En 25 min. on arrive aux premières granges où plusieurs sentiers se croisent ; mais en prenant le premier sentier à dr. , on entre dans un chemin creux qui atteint directement en 20 min. le petit hameau de Gouron. Là, on traverse le ruisseau, et on remonte en longeant le versant oriental du ravin , qu'une belle forêt de sapins domine des deux côtés. Environ 4& min.
après avoir quitté le hameau, on sort des forêts, et des pentes rapides de gazon aboutissent au sommet de Superbagnères (1797 met.), d'où l'on découvre un des plus beaux panoramas des environs de Luchon.
A ses pieds, on voit, au-dessous des sapins, la ville étendre dans la plaine ses grandes avenues de platanes et d'ormeaux; dans le lointain, la plaine se rétrécit jusqu'à Cierp , et les montagnes, de plus en plus basses et vaporeuses , laissent entrevoir la ligne bleue des plaines.
En face, la vallée de la Burbe, dont la base est cachée par le château de Castelvieil, remonte entre les sapins jusqu'au Portillon, et le val d'Aran apparaît derrière la crête des montagnes. Vers le S. E., on peut distinguer tous les sentiers qui conduisent à l'Hospice, et on suit de l'œil la crête hérissée qui rejoint la chaîne du Couradille et du Campsaure aux puissantes assises de la Maladetta. Au S. , se déroule 1» superbe amphithéâtre de glaces,
de neiges et de forêts, d'où le torrent du Lys descend par une succession de cascades qui , vues d'en haut, semblent ne former qu'une chute immense. Enfin, à dr. du Céciré, dont les rochers en gradins se dressent au-dessus des pâturages de Superbagnères, on suit tous les contours des vallées de l'Arboust et de rOueil , et, par delà le col de Peyresourde , on aperçoit vaguement la cime de l'Arbizon.
Pour descendre à Bagnères, on peut choisir indifféremment plusieurs routes, outre celle qu'on a déjà })rise à la montée. En traversant d'abord quelques pâturages, puis les forêts qui recouvrent le versant oriental de la montagne, on descend au pont de Ravi, situé sur la Pique, un peu en aval du débouché de la vallée du Lys, et on revient à Bagnères par la route de l'Hospice , etc. D'ordinaire, on descend la pente septentrionale, par les pâturages et les granges de Lesponne et d'Ousselet, jusqu'au torrent du Lys , qui arrose la vallée de ce nom (Voy. p. 4.î2). Tous les sentiers y conduisent.
Toar de Castelvieil.
2720 mt't. Route de voilures.
La tour de Castelvieil se voit de Luchon à l'extrémité de la vallée et la grande route y mène directement.
En y allant, on laisse à dr. une ancienne chapelle nouvellement rebâtie, puis on traverse un ruisseau descendu des hauteurs de Superbagnères, et l'on passe à côté d'un petit poste de douaniers.
La haute Tour de Caitelvieily située à 772 met., surveillait autrefois le défilé de Venasque et celui du Portillon , qui s'ouvre en face vers la vallée d'Aran; pen-
ROUTE 70. LUCHON. — SUPERBAGNÈRES.
dant Tune des dernières guerres, | on l'avait encore jugée digne de porter une pièce de canon ; maintenant, ce n'est plus qu'une triste ruine. De son pied, la vue s'étend à g. sur la riche vallée de Bagnères; à dr., sur la route de la Pique, qui s'enfonce dans une gorge noire de sapins. En face, le vallon de la Burbe descend comme une immense cascade d'arbres.
Sous la butte, on voit encore quelques restes de la manufacture de bleu de cobalt que le comte de Bast y établit en 1784, et qui livrait au commerce environ 3000 quintaux métriques de produits par an.
A dix minutes de Castelvieil, sur la route de l'Hospice, on trouve audessus du lit de la Pique une source ferrugineuse coulant à travers une fissure de rochers.
En descendant de Castelvieil , on peut traverser la Pique un peu en aval, au pont de Péqueririy et passer par le v. de Sainl-Marfiet , b\9 hab., où .se trouvent plusieurs scieries, et dont l'église est décorée de fresques dues à M. Romain Caze. En- * suite , on revient à Luchon par Montauban et l'allée de Piqué.
Cascade de Hontaabaa.
lS00ni^t. jusqu'au village. Aller àla cascade et retour, Z/k a'beure.
Après avoir atteint le v. de Montauban (332 hab.) par l'avenue qui , «ur l'autre versant du vallon, fait suite à celle de Piqué, on entre dans le jardin du curé, et l'on se fait conduire à la cascade à travers des parterres et des bosquets. (Entrée , 50 centimes.) La cascade est formée par un ruisseau qui, au sortir de la forêt, bondit tout à
coup dans une fondrière profonde, au milieu des rochers écroulés, et se brise en plusieurs gerbes.
Cascade de Jazet.
3372 met. de Luchon. La course des cascades de Montauban et Juzet en chaise à porteurs ("t porteurs) se paye 12 fr.
Pour aller à la cascade de Juzet, on peut prendre l'allée de Barcugnas, puis tourner à dr., traverser la Pique, sur la rive dr. de laquelle se trouve situé Juset (414 hab.), et remonter le cours d'eau qui arrose ce village. Le propriétaire de la cascade l'a entourée d'une barrière en planches. La chute a 40 met. de hauteur environ.
De Juzet on peut revenir à LucholTpar Montauban.