DE TOULOUSE A SAINT- GIRONS
j4» Par Saint-Martorjr.
98 kil. Route de posle. Correspondance du rhemin de fer pour tk fr., 11 fv. el 10 fr.
70 kil. De Toulouse à Saint-Martory (V. R. 69).
Après avoir, à Saint -Martory môme, franclii la Garonne sur un beau pont, on se dirige en droite ligne, au S., vers
3 kil. (73 kil.) Montsnunès . v. de 690 hab. , qui appartenait autrefois à l'ordre des Templiers. L'église, assez laide construction en briques, date de la fin du xii* siècle.
Sa nef, dépourvue de bas côtés, mesure plus de 8 met. de largeur; elle est voûtée en ogive et divisée en quatre travées. Les peintures qui décoraient autrefois les murailles sont presque entièrement effacées.
Le formidable chAteau des Templiers, dont l'église n'était qu'une simple dépendance, n'e.xiste plus.
[Une route conduit de Montsaunès à Aspet (18 kil.). Lais.sant à g. la route de Saint-Girons, on va longer une grande forêt qui .s'étend h l'O.
jusqu'à la Garonne ; puis, après avoir croisé la route de Saint-GaU' dens h Mane (V. R. 79) . on s'élève sur un plateau peu habité, qui remonte au S. vers la forêt d'Arbas et le col de Portets (V. R. 74). Vers le 12' kil., on laisse à dr.le v. de Ganties (676 hab.), à peu de distance duquel jaillissent des eaux minérales fréquentées par les habitants des environs. Enfin, après avoir dépa.ssé le hameau de PujoSj on descend à Aspet (V. R. 77).]
A 1 kil. environ au delà de Montsuanès, on voit à g., sous une butte conique qui domine le cours du Salât, le b. de Salie» (912 hab.). Les sources salées de ce bourg, (jui jaillissent au pied delà butte, ne sont plus exploitées comme autrefois , à cause de leur faible rendement ; mais, en revanche , on les utilise en bains, et des malades commencent à venir y chercher la guérison ou le soulagement de leurs maux.
LES EAUX
A. Kau froide, sulfureuse.
B. Eau froide, saline.
Connues depuis longtemps, mais
non exploitées.
h'imergencp : Dans le voisinage
d'une masse d'ophite et de carrières de gypse.
Deux sources : L'une sulfureuse , l'autre saline, sans désignation particulière.
Débit en 24 h. : S. sulfureuse, trop peu abondante pour être employée autrement qu'en boisson.
Densité : S. saline, 1,0250 à 15».
Température : S. saline, 15».
Caractères particuliers : A. Limpide, odeur sulfhydrique prononcée, goût analogue à celui des eaux sulfurées .sodiques, mais avec un arrière-goût de marécage ; au contact de l'air, perd son odeur et sa saveur, se trouble et dépose un sédiment de carbonate calcaire et magnésien, mêlé de soufre.
B. Limpide, inodore, saveur fortement salée, arrière-goût amer.
Classification chimique : A. Eau sulfurée à base de chaux.
B. Eau chlorurée, avec bromure de magnésium.
Analyse {¥\lho\.)
Eau 1 lit.
S. $ulf. S. sal.
«r. gr.
Sulfure de calcium Q,li3S
» de ina^jnésium. irace^
Clikrure de sodium.... traces 30,073
»> de magnésium. 0,^38
»' dt* poiassiiiiii.. 0.060
Carbonate de oliaiix.... 0,i<>02 0,035
■ de magnésie. 0,0*220
Sulfate d« tUaux i,2i<i2 3,372
» de niagni'sie. . . , 0,2750
» de feuude trace.s
Silicate de fiuude 0,0(i'j
Silice 0.0150
Alumine 0,02s
Maiiëre organique indét.
l,T80îk 3<».Ub'.S
Ces eaux ne sont pas encore employées régulièrement comme agent thérapeutique. I^ source salée sçrt aux u.sages domestiquas.
Effets physiologiques : L'eau sulfureuse , analogue à celle d'Enghien , est la plus riche en soufre des eaux sulfurées sodiques des Pyrénées.
Bibliographie : Filhol, eaux minérales des Pyrénées. Paria, i853; in-i2.
[2 kil. environ après avoir dépassé Salies, on laisse à g. la route qui remonte au N. pour traverser cette ville, longe la rive g. du Salât, passe à Mazères (441 hab.), et franchit la Garonne au confluent des deux rivières, un peu en aval de Mancioux (V. R. 69).]
La route de Saint-Girons, se dirigeant toujours vers le S. E., continue à se rapprocher du Salât et traverse l'Arbas, près de son embou^ chure, sur un pont de pierrq de cinq arches.
4 kil. (77 kil.) Mane, v. de 710 hab. , situé sur la rive g. du Salât, à la jonction des routes de Toulouse et de Saint-Gaudens (V, R. 79) et à l'entrée de la vallée d'Arbas , qui remonte au S. vers le coj de Portets. Sur le coteau situé à g. de l'autre côté du Salât , s'élève un château moderne.
2 kil. (79 kil) His, v. de 441 hab.
2 kil. (81 kil.) Castagnède, v. de 212 hab., situé vis-à-vis de Labastide.
Après avoir traversé un petit ruisseau, descendu de belles forêts, qu'on voit au S. couronner les hauteurs, on passe au pied d'un promontoire, où se termine le département de la Haute-Garonne et où commence celui de l'Ariége. Déjà on aperçoit dans le lointain la cime du Canigou qui est souvent couverte de neige; puis, suivant la courbe que décrit ici le Salât, on remonte,
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉKS.
dans la direction de l'E., la riche, fertile et charmante vallée qu'il arrose. On laisse ;\ dr. Maureiin , v.
de 173 hab. , et , à g. , de l'autre côté de la rivière, Lacare,v. de 363 hab. , dont l'industriedéchueconsiste dans la construction de bateaux. Hn passe ensuite sous un monticule boisé. au sommet duquel s'élève un château carré en assez mauvais état , mais d'où l'on découvre une vue magnifique sur la vallée du Salât, puis , traversant le Gouarèze sur un joli pont de marbre, construit en 1818 , on laisse à une faible distance à dr.
4 kil. (85 kil.) Prat, commune comptant avec les hameaux voisins une population de 1402 hab. Le village de Prat , où le Salât commence
situé au confluent de plusieur> vallons. Au sortir de ce village, on suit une gorge qui s'ouvre dans la direction tlu S. Une des grottes, large et assez élevée, pénètre jusqu'à une demi -lieue dans la montagne; l'autre est si étroite qu'on n'a pas pu en mesurer la profondeur; de la troisième, jaillit un" source abondante, dont les eaux forment un ruisseau riche en truites et assez puissiint pour faire mouvoir plusieurs moulins. On en ignore aussi l'étendue].
Au delà de Prat, on laisse à g. .
de l'autre côté du Salât, Bonre paux ,\. dépendant de la commune de Prat, et plus loin Mercenac , ^.
de 681 hab. , où se trouve une ver rerie importante ; puis on tourne à
à être navigable, doit son nom aux dr. vers le S. E. pour atteindre
magnifiques prairies dont il est en touré. L'église paroissiale, fort ancienne, possède une cloche fondue en 1340; on y montre la pierre tumulaire d'un centurion romain de la 9« légion , servant aujourd'hui de perron. Dans les environs du village se trouvent de nombreuses carrières de plâtre .ainsi qu'une grotte dont l'entrée est fort étroite, et sur la g. de laquelle s'ouvre une espèce de puits . dont la profondeur parait considérable , à en juger par le temps que mettent à y tomber les pierres qu'on y jette. Elles se brisent avec un long fracas sur les rochers, et vont s'engloutir dans les eaux qui remplissent le fond de cette cavité.
[A 6 kil. au S. de Prat, à l'extrémité supérieure du vallon du Gouarèze, on visite trois autres grottes fort remarquables, ouvertes dans le calcaire au pied de la monUgne boisée de Balex. Pour les atteindre , il faut remonter le ruisseau de Prat
6 kil. (91 kil.) Caummit, autrefois ville importante, aujourd'hui simple v. de ,')3l hab., situé à la base orientale d'une montagne déboisée {Calvus mons . Chauve mont) .
«Là, dit M. Bergez, on voit des restes de fortifications imposantes, détruites probablement pendant la domination des Anglais. Sur cette même montagne s'élevait jadis un temple païen, qui fut incendié et converti en une éghse chrétienne ; mais il ne reste de l'un et de l'autre que des fondements recouverts de l'herbe qui sert de pâture aux troupeaux. On a trouvé dans le cimetière et déposé à la bibliothèque du département un autel de forme élégante, avec cette inscription Dex Àndli Fœtinus (Fœtinus à la déesse Andli). Non loin de là, on découvrit aussi , en défonçant un champ , un tombeau sur lequel on lit cette inscription : Sergius Paulus uxori castiss\m.r (Serge Paul à
il faut remonter le ruisseau ue nai u»* i»-.»,.. ^«-..- -
et passer à Cas€vet,v. de66Shab. . | sa très-chaste épouse)
hinér«ir«* «le la Fraooc pai' AI>. «JOANNl.