‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 283 sur 382 · ROUTE 78. SAINT-LIZIER. — LE COUSERANS · texte numérisé non relu

ROUTE 78. SAINT-LIZIER. — LE COUSERANS

lans doit jurer et promettre comme ont fait les autres seigneurs passés, en la forme qui suit :

m Premièrement, que ledit seigneur vicomte ne prenne ni fasse prendre de force aucun habitant dans la commune pour aucun crime y commis, sans autorisation des seigneui"s baillis et consuls de la vallée.

■ Item, que ledit seigneur ne frappe ni fasoe frapper aucune personne sans ruutorisation des seigneurs baillis et consuls.

M Item, que ledit seigneur ne prenne de force aucune chose à aucun habitant, ni bœuf, ni vache, ni mouton, ni chèvre, ni chevreau, ni quoi que ce soit, sans en payer le prix.

* Item , que ledit seigneur n'euvoie aucun halMtant dans un pays étranger hors de la vicomte de Couserans, pour y tenir garnison, à moins que ledit seigneur n'y aille de sa jtropre personne.

M Item, que ledit seigneur n'empêche aucun habitant de marier sa fille comme il l'entendra , soit dans la vicomte, soit en pays étranger.

« Item, que si un habitant veut quitter sa ville pour aller en pays étranger ou dans une autie ville de la vicomU\ ledit seigneur ne puisse l'empêcher de faire comme il l'entendra...

« Item, que ledit seigneur ne puisse interdire auxdits habiunts l'usage des eaux , étangs , forêts , pour pêcher et chasser..,.

« Item, que ledit seigneur n'introduise point de bestiaux dans les pâturages de iavallée, sans l'autorisation des consuls.

» Item, que ledit seigneur ne puisse faire travailler aucun habitant ni s'en servir comme de messager, sans le bien payer et sans en avertir préalablement les consuls.

« Item, que ledit seigneur De puisse exiger aucune taille, ni aucun impôt desdits habitants, sans l'autorisation des^iits seigneurs consuls....

a Moyennant ces franchises, les habitants rendaient hommage au seigneur et promettaient de lui payer ses oublies (arriérés) et ses

frentes. Ces chartes et ces franchises étaient en outre confirmées par le roi de France. Le dernier qui les jura fut Henri II, en septembre 1547. »

L'édifice le plus remarquable de Saint-Lizier est le palais épiscopal que l'évêque Bernard de Marmiesse fit élever à grands frais, de 1655 à 1680 : on le voit fort bien de Saint- Girons , dominant de sa masse les vieilles maisons éparses tout alentour, et prolongeant de l'E. àl'O. sa façade décorée de trois tours semicirculaires. Il sert aujourd'hui d'asile départemental pour les infirmes et les aliénés.

Le chœur de la chapelle est décoré de quelques boiseries sculptées assez remarquables.

Vr'glise paroissiale a peu de valeur architecturale; mais on peut voir, encastrés dans ses murs, des blocs de marbre blanc sciUy^tés , des fûts de colonnes cannelées, des feuilles d'acanthe, et d'autres ornements qui témoignent de l'antique splendeur de la ville. Dans l'intérieur de l'église, on conserve quelques peintures sur bois assez curieuses.

Les remparts de l'ancienne Austria sont en partie debout du côté de l'O. , et l'on y remarque aussi quelques débris de tours. A leur base, près de la porte de Nargua, on voit la bouche d'aqueducs construits avec d'antiques sculptures.

Diverses maisons particulières présentent des débris analogues. Dans un autel, on découvrit en 1771 le buste en marbre d'un Janus à deux têtes, et sur le pilier g. de la grande arche du j)ont du Salât, on remarque le fragment d'un frontisi>ice en marbre avec cette moitié d'inscription, que plusieurs ôrudits

ITINÉRAIHE 13ES PYRÉNÉES-

veulent rapporter à la Minerve phénicienne :

MINERVAC BELISAMAE

SACRCM V. VALER1V

MOXrAn

Sur les hauteurs avoisinantes de Hlontjoie (Mons Jovis) et de Montde-Marsan {Mojis Martis), on a découvert des débris analogues.

De Saint-dirons à Foix (V. R. 87) ; — à Pamiers (V. R. 88) ; — i* Aulua (V. U. 82); - à Caslillon (V. R. 80^ ; — à Conflens elkUstou(V. R.80.

B. Par MoateK^ulew.

87 kil. Diligences tous les jours.

39 kil. de Toulouse à la bifurcation des deux routes (V.R. 69).

Au delà de la bifurcation, on se dirige vers le S. pendant 3 kil.

environ avant d'atteindre la Garonne, qu'on traverse un peu en amont de Carhonne, chef-lieu de canton de 2462 hab. , pour remonter la rive g. d'une rivière aurifère appelée Riie ou Arixe, du mot latin

Aurum.

7 kil. (46 kil.) Rieux, chef-lieu (le canton de 230S hab. . ancienne \ille qui. l'an 1317. fut érigée en évêché par Jean XXII. Uéglise est assez belle et se fait remarquer de loin par un clocher d'une construction aussi hardie que légère.

A Rieux, on passe sur la rive dr.

de l'Arize. ({ue l'on remonte jusqu'à

7 kil. (53 kil.) Montcsqtneu-

■ VolvetUe, chef-lieu de canton de

3918 hab. Franchissant de nouveau

l'Arize, on monte par des pentes

douces sur le plateau peu élevé qui

court est peu habitée; on ne rencontre à dr. et à g. que des hameaux sans importance . avant

9 kil. (62 kil.) Lahitère, v. de 210 hab., appartenant à la Haute- Garonne, et d'oii Ton descend, par une route en zigzag, à

3 kil. (6Skil.) Sainte-Croix, cheflieu de canton, b. du département de l'Ariége, situé sur la rive dr. du Volp, à 245 met. d'altitude, et contenant 1819 hab. On y remarque l'église de l'ancien couventdes religieux

de l'ordre de Fonteviault, dont on fait remonter la construction au XV siècle. C'est en 1809 seulement que ce couvent a été détruit. Tout près de Sainte-Croix, on peut visiter une grotte assez considérable ouverte dans les roches calcaires.

On prétend qu'il existe dans In commune des filons de charbon de

terre.

Après avoir traversé le Volp, on s'élève de nouveau sur un plateau accidenté et sans ombrage,, où les hameaux sont très-clair-semés.

9 kil. (74 kil.) Lasser re , hameau d'où l'on jouit d'une belle vue sui la chaîne encore lointaine des Py rénées , et au delà duquel on continue à monter et à descendre des cotes uniformes, jusqu'au point où l'on rencontre la grande route de Saint- Girons àPamiers, un peu avant l'établissement thermal de

9 kil. (83 kil.) Audinac. A cenl pas environ des deux sources, dont l'une s'emploie en boissons et l'autre en douches et en bains, le propriétaire a fait construire sur la hau teur, à l'extrémité d'une belle ave nue de platanes, un vaste hôtel bien distribué et bien meublé. De beaux monticules boisés, des prai

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