‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 310 sur 382 · ROUTE 90. DE FOIX A PERPIGNAN · texte numérisé non relu

ROUTE 90. DE FOIX A PERPIGNAN

trémilétlu Val d'Amour, pour redescendre dans le vallon du Blau , où se trouve

12 kil. (47 kil.) Puivert (1TH6 hab.), premier v. du dép. de l'Aude.

Aux environs on voit les ruines d'un château dont Simon de Montfort s'empara en l'an 1210. Continuant à se diriger vers l'E. à travers un pays accidenté, on passe à Sèbias (668 hab.) ; on laisse à g. Brenas (706 hab.), puis à dr. Ginoles (374 hab.) , où jaillissent des eaux minérales, et on. descend par de grands zigzags dans la vallée fertile de l'Aude, sur la rive g. de laquelle se trouve à 283 met.

1.5 kil. (62 kil.) Quillan, cheflieu de canton de l'arr. de Limoux, V. industrieuse contenant une population de 1996 hab., et dominée par les ruines d'un château fort. Les hauteurs qui s'élèvent en amont au-dessus de la vallée supérieure de l'Aude, sont encore couvertes de belles forêts. Les roules sont transportées à Quillan, où les autres villes du département vont chercher leurs bois de construction.

Quillan possède plusieurs fabriques de draps et de plâtre, et des scieries. On remarque «1 une petite distance les forges et scieries mécaniques appartenant à M. de La Rochefoucauld. Pour le service de cette usine, on a percé une montagne sur une longueur d'environ 160 met., et on y a fait passer l'eau de la rivière d'Aude, qui forme ime belle nappe d'environ 10 met. de chute.

De Quillan à Quérigut et à Montlouis (V. R. 100); — k Carcassonne, 53 kil., 5 el*%fr.(V.R.99)-

On franchit l'Aude à Quillan , et l'on se dirige à l'E. à travers des campagnes bien cultivées.

3 kil. (6.') kil.) Pont de Charla, relais de poste , où la route se bifurque. Laissant â g. le bras qui descend vers le N., on remonte à dr. celui qui longe le ruisseau de la Valette , dominé au S. par les hauteurs de la forêt de Fange. A l'extrémité du vallon, se trouve

11 kil. (76 kil.) Saint-Louis, formant, avec les hameaux avoisinants de Richnus et de Parahou, une petite commune de 377 hab.

La route gravit alors les hauteurs nues et rocheuses de l'arête que projette au N. le Roc de l'Escales, qui réunit les Pyrénées aux Corbières; puis, après avoir atteint le col de Saint-Itouit , haut de 590 met. au-dessus du niveau de la mer , elle descend par une longue rampe dans la fertile vallée de la Boulsane, qu'elle traverse après être sortie du département de l'Aude pour entrer dans celui des Pyrénées-Orientales.

9 kiL (85 kil.) Caudiès, V. de 1969 hab. , ainsi appelée à cause de l'eau thermale à'Àiguehonne qui jaillit à une petite distance au S. , et agréablement située à 347 met.

au pied méridional du mont Bugarach (1263 met.), le plus élevé de la chaîne des Corbières. Au S. îl., sur un mamelon élevé, on remarque l'ermitage de Notre-Dame de la Vall, qui renferme un joli retable en pierre sculptée, de la fin du XV' siècle. De la chapelle, on jouit d'une belle vue sur la vallée de Caudiès et sur les roches arides qui l'entourent de tous côtés. En se retournant, on voit au S. le v. de Fenouillet (1257 h.), dominé par le donjon d'un vieux château en ruines.

Au sortir de Caudiès, on longe la rive dr. de la Boulsane au-dessous

ITINéRAIRE DES PYRÉNÉES.

d'une longue crête rocheuse, puis on oblique à g. pour franchir cette rivière en amont de son confluent avec l'Agly, descendu des hauteurs du N. 0.

11 kil. (96 kil.) Saint-Paul de Fenouillet ( Feniculata) , chef-lieu de canton de l'arr. de Perpignan, b.

de 2164 hab. . est construit sur une éminence au-dessus de la rive g. de l'Agly. A quelques centaines de mètres en aval de leur conflueiit, les eaux réunies de la Boulsane et de l'Agly se sont creusé un lit à travers une chaîne calcaire; des deux côtés les parois sont coupées perpendiculairement comme par un ciseau :

un pont hardi, appelé pont de la Fou ou Foun, fait communiquer les chemins taillés de part et d'autre au pied du rocher. Tout près du pont, sur la rive g. . jaillit la source saline de la Foun (Fontaine) , dont l'eau est reçue dans un bassin de pierre , sous une petite bâtisse voûtée.

ExcQTslon à Saint-Antoine de Galamns.

A 4 kil. au N. de Saint-Paul, se trouve Termitage de Saint- Antoine de Okilamus. Pour s'y rendre, on gravit d'abord le versant méridional d'une montagne par des pentes faciles , puis , contournant cette montagne du côté de 1*0. , on entre dans un étroit vallon resserré entre deux parois rocheuses sur lesquelles croissent çà et là des touffes de buis et des arbres magnifiques ; à g. , roulent et se brisent à une grande profondeur les eaux de l'Agly, à peine échappées d'une étroite coupure qu'elles ont creusée à travers la chaîne des Corbières. En un quart d'heure de marche entre les chênes verts, les arbousiers, les lauriers et les buis, on arrive au pied du

rocher pyramidal dans lequel s'ouvre la grotte.

Dans une cour d'entrée se trouve la maison de l'ermite, qui sert aux pèlerins de cuisine et de salle à manger; on y voit aussi la fameuse cloche que les femmes stériles devaient aller mettre en branle pour devenir mères. La grotte, <>ù l'on monte par un escalier de 2.') degrés, contient deux autels de marbre , dont l'un porte la statue du saint, ayant à ses pieds son fidèle compagnon.

A g. de ce premier souterrain, s'en ouvre un second, o\\ une eau fraîche et limpide filtre goutte h goutte h travers les fissures du rocher.

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