DE NARBONNE A PERPIGNAN
63 kil. Chemin de ler, plu^ieurs conv.
|>ar jour, ti-ajet en l h. bk m. et 2 li. 'jom. r« cl. 6 fr. 70c.;2«cl. s fr. 05 c. 3« cl. 3 tV. 70 c.
Après avoir traversé la route de terre , le chemin de fer de Narbonne à Perpignan se détourne à g.
)»our se diriger au S. E. et venir longer le canal de Narbonne, entre les étangs de Bages et de Sigean à ro. , et Tétang de Gruissan à l'E.
16 kil. Sainte-Lucie est un ham.
situé sur lîle de ce nom, formé par le canal et l'étang de Sigean.
Le chemin de fer franchit le chenal du ])ort de la Nouvelle sur un pont en tôle de 70 met. douverture.
5 kil. ("il kil.) La Nouvelle, commune du canton de Sigean, com{)te actuellement une population de l.ol9 hab. C'est une petite ville maritime de création récente. En 18*20, il n'y avait encore sur cette triste ]»lage que quelques cabanes de pécheurs; à dater de cette époque, des constructions s'élevèrent sur la rive dr. du chenal; les enrochement, ou perrés inclinés qui bordaient le chenal furent successivements remplacés jiar des murs de quai régulièrement établis; les constructions se multiplièrent, se régularisèrent, et la ville commença à se former; mais c'est surtout depuis 1830, depuis la conquête de l'Algérie, que ce petit porl, le seul qui existe sur la Méditerranée entre Agde et Port-Vendres, s'est développé.
Le port de la Nouvelle, formé yvu' le chenal qui relie l'étang de lîages et de Sigean h. la mer , a
une longueur de '2400 met. cl une largeur variant de 60 à 80 met.
Les eaux troubles de r.\ude, déversées dans l'étang j^ar le canal de la Robine de Narbonne , y amènent des vases; en outre, son entrée est souvent obstruée par les sables de la mer qu'y apportent le courant littoral et les tempêtes du S. E.
Toutefois, malgré les obstacles et les difficultés de navigation que présente aujourd'hui le port de la Nouvelle, il y règne une grande activité commerciale qui s'accroît chaque année. Ainsi le mouvement commercial a été en
1834 de .5.')0nav. jaug. 25 099 ton.
1844 de 1096 - G4'2Ô4
1853 de 1765 — 101 626
Depuis quelques années seulement le port de la Nouvelle est fréquenté par des bâtiments à vapeur; dans les onze premiers mois de l'année 1855, le nombre de ces bâtiments a été de 57, jaugeant 6840 tonneaux.
L'importance des chantiers de construction dans le port de la Nouvelle s'est accru dans une proportion peut-être plus forte que celle des opérations commerciales.
En 1820, 13 navires, jaugeant 140 toiHieaux, y avaient été construits; en 1855, ce nombre s'est élevé à 34 navires, jaugeant 4948 tonneaux.
La progression porte tout à la fois sur le nombre et sur le tonnage des navires. Ainsi , en 1820, la moyenne était de 11 tonneaux par navire; elle atteint aujourd'hui 150 ton naaux ; mais il a été récemment construit à la Nouvelle des bAtiments de 250 et môme de 300 tonneaux : seulement , ces navires exceptionnels partent d'oitlinaire