ROUTE 109. SAN JUAN DE LAS ABADESAS.— LA PRESTE
conserve encore le nom de Bain 1 bane, et la troisième, surgissant des Lépreux, Bany dal MazellsAk 200 met. à l'O., sur la rive g. Eli 1776, l'établissement se com- du Tech, porte le nom de fontame posait encore d'un simple bassin 1 de la Fargasse. EUe s'annonce, au carré d'environ 8 met. de côté 1 premieias,.ect, comme source sulfucouvert i)ar une voûte et présentant 1 reuse . à une traînée de glaires blari trois marches dans son contour ex- ches qu'elle dépose dans son canal, térieur II fallait être bien misérable | ï, à 600 malades visitent les bains
ou bien malade pour consentir à se loger dans la masure attenante.
(,)uel<iues années plus tard, on construisit une maison plus convenable pour les baigneurs : mais l'ancien bassin fut comblé seulement en 1813, et le bain collectif remplacé par des cabinets et des baignoires.
Le bâtiment thermal actuel, au- ((uel on n'arrive que par la maison d'habitation, a 6". 15 de hugeiir sur 7 de longueur: il est surmonté d'une belle voûte et reçoit la lumière par la partie supérieure. . ^.,wv. ^ ,^
Dans le sens du plus grand axe | byrinthe riche en stalactites, sont disposés de chaque côté 4 ca-
de la Preste pendant la saison ils viennent généralement des départements voisins, et surtout de la Catalogne.
De vastes terrasses , ombragées par de belles plantations, ont été construites, le long du plateau, autour des bains de la Preste, et forment comme une suite de ])elv^^ ders, d'où l'on peut voir les différents aspects des gorges du Tech et de la Llabane. L'une de ces terrasses se prolonge presque jusqu'à la belle grotte den Britchot, graùd la-
binets à bain, avec baignoires en marbre blanc. Au milieu, règne un large corridor à l'extrémité duquel s'élève, en face de la pt>rte d'entrée, une fontaine ornée de colonnes de stalactites, et fournissant l'eâu thermale destinée à la boisson.
A la façade septentrionale est adossé , extérieurement, un réduii voûté surmonté d'une lucarne et servant à abriter le boudlon de la principale source, la seule utilisée.
Outre cette source, connue sous le nom de la Grande Source ou Source d'Apollon, on en a découvert trois autres : l'une . peu considérable, sourd à 3 met. environ de a première, à l'angle extérieur de la grande voûte; l'autre, autrefois utilisée sous le nom de Bain des Lépreux (Voy. plus haut ) sort de terre vis-à-vis de l'établissement,sur le bord oppo.sé de la Lla-
LES EAUX
Eau thermafe sulfureuse.
Connue dès le siècle dernier.
Quatre sources , suivant Carrure, qui indique leur point d'émergence sans donner leurs noms, sauf pour celle dite bains des Lépreux. Une seule, la Grande Source ou S. d'Apollon . est en usage aujourd'hui.
Débit en 24 h. : 3084 hectol.
Température : Grande S. 43%5
Caractères particuliers : Eau Um-
pide, incolore, odeur légèrement sulfureuse, goût plutôt alcalin:
laissant déposer des filaments blancs de glairine.
Emploi : En boisson-s, bains,
douches.
Saison du 1" juin au 1" octobre,
Effets physiologiques : Agissant
comme les eaux peu sulfureuses,
et plutôt comme certaines eaux aU
câlines, elle passait au siècle ilernier pour succédanée îles Eaux Bonnes. On s'accorde à lui reconnaître une action spécifique sur les voies urinaires.
Classification chimique: Eau sulfurée à base de soude.
Analyse {Sng\^&.)
Eau 1 kil.
Grande S.
Carbonate de soude 0,0397
» dépotasse. traces
» de chauxelde magn.. 0,00li
Sulfure de sodium 0,0127
Sulfate de soude 0,0206
» de chaux (par rèaciion?). 0,0007
Chlorure de sodium 0,001"*
Acide silicjque 0,0*121
Barégine ou glairine o,Ol03
Perte 0,0051
ITINÉRAIRE DES PYRÉNÉES
Bibliographie : Filhol, eaux minérales des Pyrénées. Paris, 1853, in-i2.
— Annuaire des eaux de la France.
Paris, 185^; in-'t*.
Des Bains de la Preste à Costaboaa.
Sentiers faciles. 3 ou kh. On peut monter à cheval jusqu'au sommet.
En remontant la vallée du Tech le long de la rive g. , on trouve encore quelques métairies et des champs cultivés, puis des granges et des enclos où l'on enferme les brebis pendant les nuits d'été. A 1 h. 1/2 environ des bains, la vallée se bifurque : l'un de ses bras remonte à ro., vers le flanc méridional du Costabona, tandis que l'autre, contournant cette montagne du côté du N., s'élève sur son versant occidental . C'est dans cette gorge q ue passe l'affluent le ])lus important ilu Tech supérieur. On peut suivre l'un ou l'autre vallon : car les flancs du Costabona sont couverts de pâtu-
rages faciles à gravir. Du sommet .
élevé de 246.') met. au-<lessus de la mer, et formant lo njpud où la chaîne latérale du Canigou vient se réunir à la chaîne centrale, on jouit d'une vue très-étendue sur les vallées qui convergent dans tous les sens autour de ce massif des Pyrénées : à l'E., le Tech; au S., le Riutort et le Ter: à TO., les ST'gres; auN., les affluents de la Têt.