‹ Itinéraire descriptif et historique des Pyrénées de l'océan à la Méditerranée [microform]Chapitre 52 sur 382 · DE BAYONNE A SAINT-JEAN-DE- LUZ · texte numérisé non relu

DE BAYONNE A SAINT-JEAN-DE- LUZ

•20 kil. Diligence tous le> jours pour h fr. hO c. et 3 fr. 75 c. — Bureaux , rue du Gttuverncmeni.

A 3 kil. «le BayoniiP, <>n laisse à <lr. (V. R. 9) la route de Biarritz, vl oïl continue à suivre la route a'Espagne qui, l)(»nlùe de peupliers, monte et descend selon les ondulations du terrain. A g. se montre le chilteau Cheijnra\i, au pied d'un coteau boisé. La Rhune cl la Haya dominent à l'horizon la chaîne un peu basse des Pyrénées. Sur ladr. , au <lelà du lac .^Inuriscot que la roule domine, on décou\re la mer de distance en distance. Le long des sentiers qui bordent la route, on voit souvent courir, pieds nus, jupes retroussées jus(iuau genou, les mareijeuses de Ridart, de Guettary, de Saint-Jean-de-Luz(pii vont à Rayonne vendre les poissons péchés le matin. On se rapproche de la mer en descendant à

11 kil. Bidart, relais de poste, v.deKiU? hab., aux maisons propres et riantes, situé ;\ 77 met. au-dessus de la mer. Continuant à descendre, on vient côtoyer une petite baie dont on ne domine le niveau que de 2 met. ; puis, s'éloignant de nouveau de la mer, on remonte ù (;j kd.) (iw'ttanj, v. de (iKi hab., le vrai type du village l)as(jue.

a Ine église, autour de laquelle se groupent dix à douze maisons d'un blanc de lait, aux volets rouges ouverts, puis une cinijuantaine d'habitations semblables, dispersées dans un espace d'environ une demilieue carrée, enfermant des collines basses et de petites vallées, semé

lie bouquets darbres, de champs de blé et de mais, sillonné par d'étroits sentiers (pi'orabragent l'aubépine et la prunelle ; voil^ ce qu'est (luettary, dit M. de Onatrefages dans ses Snùrenirs (Vun iinturnliste. La falaise, romi)ue «\ la hauteur d'un des principaux groupes de maisons, s'abaisse en i)ente roide jusipi'à un petit havre sablonneux que protègent, comme des jetées naturelles, deux longues traînées de rochers.

I (irAce ;i cette circonstance, Guettary est aussi un rendez-vous de baigneurs. Le bon marché de la vie, le calme et l'isolement <lu village.

1 V attirent tous ceux (prelTraye le , luxe de Biarritz et (pii viennent 1 deman.ler ;\ la mer le soulagement 1 de soufTrances réelles. Aussi retrouvet-on ici le sans -façon «les anciens jours. ( Ml se baigne , pour ainsi «lire , en famille....

« A (iuettary tous les hommes sont marins. La plupart s'engagent I clia(pie .année îi bord «les navires 1 frétés pour Terre-Neuve , et revien- 1 nent après la campagne, rapportant une somme qui varie «le HfK) h lôilO francs. Les autres se livrent à la pèche, surt«)ut ;\ celle du thon- Celte pèche se fait tout autrement ici que dans la Mé«literranée. La baie «le Biscaye, avec ses abimes, ses roches et' ses tempêtes, ne se prêterait pas î\ l'établissement des ma«lragues : l'espèce même du poisson est ditl'éreute. Ptmratteindre I le thon, les pêcheurs .se servent de I la ligne. C'est h 20 ou MO lieues au I large qu'ils vont jeter leurs hameçons garnis «l'un appât «le toile I peinte imitant grossièrement une sanline. 11 faut toute l'intrépidité proverbiale des marins basque§ pour se hasanler h de telles distances avec de simijlcs chaloupes non pon-

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